Seigneur Kyôkho Moorabi

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Seigneur Kyôkho Moorabi

Message par Jiwoo le Mar 8 Aoû - 18:19

[Les posts ne sont pas dans l'ordre chronologique]

Jiwoo n’apprend donc jamais… Comment a-t-elle pu être assez stupide pour s’engager dans la légion Zerek ? Je ne comprends pas, depuis plusieurs années, elle ne faisait pas de vague, je la sentais enfin rassurée et apaisée à faire ses patrouilles dans Kaas-City !

Mais… Et si c’était moi qui n’avais jamais rien compris à Jiwoo ? Est-ce que je vis par procuration à travers elle ? Quelle situation absurde ! Elle veut vivre pour que je sois fière d’elle, et de mon côté je l’aime tant que je la couve jusqu’à l’étouffer ! Elle ne comprend pas ce qu’elle représente pour moi car je l’élude toujours.

Il est temps que je laisse Jiwoo faire ses choix. Bien sûr, il est totalement hors de question de la laisser seule. Cependant, cette fois, j’interviendrai le moins possible. Cela va considérablement compliquer ma vie quotidienne. Mais au fond… Depuis le début, tout est pour Jiwoo. Finalement, ce n’est pas si compliqué. Il suffira –simplement-- de secouer mon petit empire. Si tu savais Jiwoo. Si tu savais…"

*-*-*-*-*

« J’ai toujours détesté ces bureaux : mal conçus, une décoration sans goût… Hutt, en un mot. Les Hutt ne sont pas seulement des êtres cupides et arrogants, ils sont –à mes yeux-- un danger pour l’Histoie de la galaxie. Combien de civilisations, de cultures dissoutes entre leurs sales petite pattes vicieuses ? »

- Seigneur Moorabi ?
- Désolée maître Baldarhion… Je repensais au nombre de cultures disparues entre les sales pattes des hutts…
- Vous savez l’Empire c’est pas mal non plus.
- Malgré votre ton ironique, je suis bien forcé de vous donner raison. Mais, les services de récupération documentent toutefois toute la culture, tous les écrits, les œuvres d’arts…
- Oui, effectivement, ça change beaucoup de chose hein… Plus personne n’y aura accès et les quelques survivants de ces purges culturelles oublieront… Finalement, remplacez les crédits par le mysticisme sith et les Hutts ressemblent beaucoup aux impériaux.
- Maître Baldarhion, vous avez décidé de me faire le coup de la philosophie de comptoir ?

Le jedi éclata de rire et fit une profonde révérence.

- Touché madame ! Mais bon. Vu que vous êtes la seule sith avec laquelle je puisse plaisanter… Bref… En attendant, nos affaires vont plutôt bien.

Ils étaient assis côte-à-côte face à une console. Le jedi lui montrait les derniers résultats financiers de Kagawa Corp et des multiples sociétés qui gravitaient autour. Et tout allait vraiment très très bien. Au delà des calculs les plus optimistes de Kyôkho.

- J’ai eu raison de vous embaucher Baldarhion…
- Ha ha ! Et modeste avec ça… Non, seigneur Moorabi, sans vous, rien de tout cela n’existerait.
- Je ne suis toujours pas sensible à la flatterie, jedi ! Elle se fendit de son demi-sourire.
- Vous êtes plus jedi que moi !
- Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que nos actions sauvent des vies.
- Et qui pourrait se méfier d’une société d’export de fruits et légumes ? Ah que j’aime la complexité du libre-échange galactique… Et pour que tout cela soit possible, il n'aura fallu que la chute d'un seul Hutt... Oh, vous savez à quelle vitesse peut aller un Hutt ?
- Ça dépend de la gravité de la planète quand on le projette par dessus sa péniche ?
- Vous n'êtes pas drôle, vous connaissez toujours la chute de mes histoires.
- Il n'y a que la connaissance jedi...
- Mouais, en attendant, Vous êtes pluri-billiardaire seigneur Moorabi.
- Ne dites-vous pas toujours que ce ne sont que des sommes virtuelles ?
- Si, bien sûr. Mais je veux voir si peux tourner une « jedi » du côté obscur. Il éclata de rire et cette fois Kyôkho sourit complètement. Trêve de plaisanterie, toutes les prises de participation seront investies dans le projet Ryloth de la République ce trimestre. Ça devient la grosse priorité. Les Twileks ont payé plus que les autres lors de la crise Zakelienne. Déjà qu’avant…
- Encore une chose que j’ai du mal à comprendre. Un peuple pacifique, possédant une culture phénoménale, une histoire longue. Et tout ça, presque rayé de l’existence. Pourquoi au fond ?
- Vous savez très bien qu’il n’y a pas de raison. Seulement… les êtres incultes ont tendance à vouloir écraser les autres. Qu’ils soient siths ou jedis d’ailleurs… La mine du jedi s’assombrit de suite.
- Baldarhion… Sur Dimantir-IV, nous avons gagné tous les deux. Et nous gagnerons encore. Nous savons que ce sera long. Que jamais nous ne verrons nos rêves s’accomplir de notre vivant.
- Tsch… Y’a que vous pour m’y faire croire encore. Pour tous nous y faire croire.
- Vous êtes épuisant jedi ! NOUS y arriverons. Et… à ce propos, comment s’en sort Aïnah ?
- Votre apprentie va très bien ! Je finirai bientôt de la former aux aspects de guérison de la Force. Vous savez quoi… Elle ne jure que par vous. C’est presque vexant pour moi.
- éh ! Que voulez-vous... vous avez perdu de votre charme en quittant l’ordre Jedi ! Elle sourit de nouveau.
- Tandis que vous, en vous éloignant des siths… Non, c’est vraiment injuste quand on y pense. Et si un jour vous voulez m’épouser hein…

Elle se leva de la table en éclatant de rire.

- Si mon coeur n’était déjà pris, je n’aurais pas hésité une seconde jedi impur !
- Ha ! Toujours ce mystère que je ne parviendrai jamais à perçer ! Qui est le mystérieux élu du coeur de la seigneur Moorabi.
- Qui vous dit qu’il n’y en a qu’un ?
- Oh ! Allez ! Maintenant je suis encore plus intrigué !
- Ha les hommes… Si tendres, si faciles à l’imagination… Bon, je retourne auprès de la légion Zekel. Elle vit le jedi faire la moue. Oui, je sais Baldarhion. Vous n’approuvez pas, mais… je dois surveiller ma sœur. Et... hum... Il pourrait y avoir des alliés.
- Je ne vous redirai pas ce que j’en pense. C’est un groupe très très très puissant. Moins riche que vous c’est certain, mais là où vous possédez des moissonneuses et des silos ils possèdent des mortiers, des blasters et tout plein de soldats.
- Je sais être prudente, vous le savez…
- Vous ? Prudente ? J’aime votre humour Seigneur Moorabi…

Elle ne se départit pas de son sourire et quitta la pièce pour rejoindre son speeder. Une jeune Twilek faisait les cents pas. Un peu mal à l’aise. Dès qu’elle aperçut Kyôkho, elle se précipita à sa rencontre.

- Maître ! Maître !
- Aïnah… Ne devais-tu pas être sur Tatooine ?

Rien à faire. Il était impossible de faire un reproche à Aïnah tant le visage de cette dernière était ouvert et appelait à la paix.

- Si bien sûr… Mais euh… Je voulais voir de mes yeux que vous existiez toujours.
- Tu sais, que tu as un holocommunicateur non ?
- C’est pas pareil. Enfin bon… C’est quand que je serai de nouveau à vos côtés ?
- Quand je saurai que tu sais te défendre et que je n’aurai pas à m’inquiéter. Et pour ça, j’ai besoin que tu suives l’enseignement de maître Baldarhion scrupuleusement.
- Compris chef ! Après, je ne vous lâcherai plus, je vous préviens !
- À la bonne heure. Prends soin de toi Aïnah.
- Merci maître !!

Elle regarda Aïnah rentrer dans les bureaux de Kagawa-Corp avant d’allumer les réacteurs du speeder. Aïnah… La petite Twilekk avait été entraînée dans la vie tumultueuse de Kyôkho. Était-ce juste humainement ? Elle n’avait jamais rien caché à Aïnah. C’est donc qu’elle la suivait de son plein gré. Où était la limite entre admiration, dévotion et volition propre ?

- (à elle même) connerie de galaxie, connerie de vie-de-merde...

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Re: Seigneur Kyôkho Moorabi

Message par Jiwoo le Mar 8 Aoû - 18:19

*La fondation de Kagawa Corp*

« … [Il] songea alors qu’en dépit des puissances semblables aux dieux et des Principautés tapies derrière les étoiles, pour les êtres humains ordinaires seules deux choses importaient : l’amour et la mort. » Arthur C. Clarke.

La Navette faisait route vers le palace flottant de Koldrago le Hutt. Le choix ne s’était fait qu’après de longues recherches et réflexions. Baldarhion et elle avaient arrêté leur choix en sachant que la société de ce Hutt était tellement tentaculaire qu’à quasiment tous les niveaux, personne ne connaissait vraiment qui était leurs correspondants. Le Hutt avait été inspiré en créant une myriade de toutes petites sociétés. Et ça allait se retourner contre lui. C’était le jour du bilan comptable et les principaux comptes bancaires du hutt étaient verrouillés pour éviter les doubles écritures.

Elle ouvrit les yeux pour aussitôt croiser le regard du jedi cathar. Il lui souriait. Automatiquement elle rendit le sourire et passa rapidement en revue la trentaine d’anciens soldats républicains et impériaux. Elle était la seule humaine… Ils avaient choisi le cathar comme langue commune. Mentalement elle se répéta pour la énième fois le déroulé de l’attaque.

- Seigneur Moorabi… Vous êtes une fois de plus trop perfectionniste… Notre plan ne peut échouer. Ce crétin de Hutt est tellement radin que nous trouverons qu’une dizaine de mandaloriens. Des vrais cette fois.

Le sourire ironique du jedi amena le sien. Après tout c’était grâce à de faux mandaloriens qu’ils s’étaient rencontrés et qu’ils avaient décidés de changer la donne. Les soldats sourirent également aux mots du cathar. Aïnah était déjà dans la place en tant que « danseuse infiltrée ». C’était elle qui avait insisté sur ce terme.

Si le plan fonctionnait comme prévu alors ses espoirs commenceraient à devenir concrets. Des millions de vies allaient pouvoir vraiment commencer. C’était peu comparé au vu de la population galactique, mais c’était un début concret. Ces vies allaient en inspirer d’autre. Ces pensées devaient certainement être partagées entre eux tous. Après Dimantir-IV ils l’avaient tous suivie. Même le jedi et ses hommes.

- Arrivée dans dix secondes. J’ai bien simulé l’ID de la navette de livraison pour les festivités.
- Hé… Ce Hutt sait vivre… Bilan comptable et hop dès le début du nouvel exercice une navette de marchandises illégales pour commencer sur de bonnes bases.
- J’ai toujours pensé que les jedis étaient des marchandises illégales. Ça se tient…
- Oh ! Ça c’est très méchant sith ! Il éclata de rire, mais sitôt le choc de la navette qui se posait le dégrisa.

Le jedi et Kyôkho s’avancèrent en première ligne au moment où le sas s’ouvrait. Ils allumèrent leurs sabres simultanément. Bien entendu le cathar ne put s’empêcher de s’adresser aux mandaloriens sur son habituel ton badin.

- C’est pour l’animation de ce soir et ça va déchirer !

Avant de s’engager contre les cinq mandaloriens présents sur le quai de chargement, Kyôkho vérifia que l’ingénieur de l’escouade avait activé le brouillage des communications en saturant les réseaux sans fil. Ce dernier lui fit un signe de tête affirmatif. Soulagée, elle engagea deux mandaloriens qui battaient en retraite. De loin le jedi la regardait faire le sourire aux lèvres. Il se demandait souvent qui était le plus jedi des deux. La petite sith avait beau être d’un physique ridicule, elle était devenue l’âme de la centaine de personnes qui composait leur alliance. Elle n’aimait pas le pouvoir, elle n’aimait pas diriger, souvent taciturne… Mais voilà… Elle était leur âme, elle était leurs cris de détresse, celle qui avait guéri leurs vies.

La prise du bastion Hutt se fit en beaucoup moins de temps que prévu, Aïnah ayant sécurisé la salle où se déroulait la petite fête à elle seule. Ses tempêtes d’éclairs avaient étourdis la cinquantaine de notables présents. Les mandaloriens morts, la garde rapprochée neutralisée, Kyôkho et le Jedi se rapprochèrent du Hutt tenu en respect par le sabre d’Aïnah.

- Des siths ! Vous êtes devenus fous ! Vous n’avez aucune autorité sur Nar-…….

Kyôkho venait de le projeter par la baie vitrée du palace flottant avec une pulsation de Force très impressionnante. Elle se retourna ensuite envers les notables.

- Nous allons vous implanter une puce de contrôle à tous. Nous entendrons tout ce que vous allez faire dire. Évitez de passer par les portails magnétiques dorénavant. Ça risque d’activer les micro-bombes à anti-matière attachées à ces puces. Nous vous demandons simplement de faire ce que vous faisiez –sauf le commerce d’esclave--. Vous pouvez dégager à présent.

Elle attendit qu’une de ses équipes escortent les notables hors de la salle.

- équipe d’ingéniérie, prenez le contrôle des ordinateurs de la comptabilité. Changez toutes les clefs de cryptage et terminez le bilan comptable et fermez les ordinateurs proprement. Si les employés désirent rester travailler pour nous, dites leur que nous augmentons leurs salaires de 20 %. équipe de nettoyage, allez chercher ce qui reste du Hutt -désolée-… Les autres, nous commençons à préparer le déménagement de l’informatique dans notre nouveau local. Je suis fière de vous. Kagawa-corp vient de naître. Nos buts seront de financer une colonie autonome sur Tatooine pour commencer. Puis d’autres planètes suivront. Nous montrerons par l’exemple qu’une autre société est possible, sans jedi, sans sith, ni aucune autre idéologie.

Rapidement tous les hommes s’activèrent. Le jedi la regardait toujours, un peu goguenard maintenant qu’ils étaient seuls.

- Une sith autocratique. C’est encore plus rare qu’un vrai jedi !
- Désolée de vous avoir imposé le meurtre du Hutt.

Nonchalamment, Baldarhion s’accouda à la rambarde du balcon et regarda vers le sol lointain.

- Huh ? J’ai simplement vu un Hutt faire du base-jump. Un peu ballot qu’il ait oublié son parachute. Donc non, vous n’avez pas à être désolée. Et puis… arrêtez de culpabiliser pour un oui ou pour un non. Vous êtes jeune certes, mais n’est-ce pas un humain qui a écrit « à l’âme bien née, la valeur n’attend pas le nombre des années » ? Et vous savez le pire… J’ai discuté avec le comité exécutif. On a tous voté pour vous.
- Mais ! J’ai dit que je ne voulais pas diriger !
- C’est justement pour ça qu’on a tous voté pour vous. On vous pas attendu parce que votre vote n’aurait rien changé à l’issue du scrutin…
- C’est vous qui avez l’intelligence nécessaire pour faire tourner ce projet ! Pas moi !
- Que voulez-vous… Je suis un jedi, donc un peu feignant par nature. J’aurai besoin de vos coups de pieds au cul pour avancer. Huh… ça, ça doit bien parler au côté sith qui est resté en vous non ?
- Va vraiment falloir que votre humour évolue aussi maître Baldarhion.
- Je n’ai pas d’humour, l’humour c’est obscur non ?

Elle sourit en se rappelant qu’il ne fallait jamais amener le cathar sur le terrain de la rhétorique. Le jedi après un dernier sourire s’en alla à son tour superviser le bilan comptable. Elle était seule dans une immense salle déserte, le silence était paradoxalement assourdissant. Lentement elle prit place sur un luxueux fauteuil. La fatigue prenait son dû. La tension, l’adrénaline commençaient à retomber. Elle sortit son holocom. Son coeur battait à tout rompre tandis qu’elle composait la fréquence de Jiwoo. C’était un besoin viscéral. Entendre simplement le son de sa voix…

- Kyôkho ? Enfin tu donnes de tes nouvelles ! Depuis ta sortie de Korriban, on dirait que tu as oublié que tu avais une sœur ! C’est pas bien du tout ! J’étais folle d’inquiétude ! En plus tu répondais pas aux mails ! Alors comment je fais pour partager tout ce qui est important dans ma vie hein hein ? Rhooo ! t’as l’air fatiguée ! Qu’est-ce que tu as encore fait ?! Tu manges bien au moins ? Ha ! Faut que je te raconte ! J’ai failli faire exploser le labo de médecine légale l’autre jour ! J’ai confondu la bonbonne de nitrogène avec celle d’hydrogène… Tu crois qu’ils m’auraient viré s’il l’avait découvert…. Hé ! C’est quoi cette tête ! Tu souris ?! Dingue ! Tu es où au fait ? Hum…. Je suppose que tu ne peux pas le dire… C’est pas grave ! C’est pas grave… Tant que tu m’appelles hein !

Jiwoo s’arrêta brusquement de parler en voyant Kyôkho agrandir son sourire.

- Euh… y’a un problème Kyô ?
- Non. Je t’aime Jiwoo…
- Et alors ! Moi aussi je t’aime ! Et c’est justement pour ça que c’est vraiment nul de ta part de me laisser si longtemps sans nouvelle ! À qui je vais faire relire mes traductions si t’es pas dispo ?

Elle contemplait Jiwoo s’agiter, parler sans fin. Elle regardait Jiwoo vivre, tentant de mémoriser chaque mimique, chaque son unique. C’est dans ces instants qu’elle se sentait vivante. Jiwoo savait communiquer cette envie de vivre un jour de plus.

- Jiwoo…
- Huh ? Me coupe pas sinon je perds le fil de ce que je disais…
- J’imagine un univers rempli de Jiwoo.
- ouh ! On serait dans la merde… Si Jiwoo devenait architecte par exemple, tu imagines la tronche des bâtiments… Pire, des Jiwoos artificières ! Non… Encore pire des Jiwoo cuisinière, tu voudrais pas voir ça !

Elle continuait à rire, entremêlant les non-sens, ce qui se passait à l’académie militaire, ses poèmes… Combien y-avait-il de vies dans Jiwoo ? Ce sentiment d’appartenance intime… Elle appartenait à Jiwoo, sa sœur était celle vers qui elle reviendrait toujours. Son origine et sa fin.

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Re: Seigneur Kyôkho Moorabi

Message par Jiwoo le Mar 8 Aoû - 19:35

*Souvenirs de l'époque de Korriban I*

Kyôkho était assise sur la petite couchette de sa minuscule chambre sur Korriban. À moitié nue, elle commença par d’abord prendre soin de ses pieds qui avaient beaucoup souffert lors de cette exploration de tombeaux non encore cartographiés. Pilleurs de tombe, limaces Klor lui avaient donné aussi une sérieuse crampe à l’épaule droite. Elle avait tenté d’épargner le plus possible de pilleurs de tombe mais ces imbéciles en voyant une frêle jeune fille pensaient toujours avoir le dessus. À tort… De plus ils avaient causé des ravages en extrayant les frontispices, les sculptures… Elle avait fait de son mieux à l’aide de son holocamaera pour préserver cette partie de l’histoire sith.

Une fois ses pieds bandés, elle se saisit de sa tablette électronique pour rédiger son holo-journal. Structurer ses pensées faisait partie de sa routine.

« Aujourd’hui, mon instructeur est mort. Je l’ai tué. Je n’éprouve aucun remord.

Il y eut soudain une série de bip d’alerte de sécurité sur sa tablette, et les yeux stupéfaits, elle vit l’écran devenir noir un instant et soudain :

Kikoo ma belle !!!!!! T’as vu ! j’ai eu 300/300 en informatique de guerre aujourd’hui ! Tadaaaa ! Alors qu’est-ce qu’on dit à sa petite sœur ?

Kyôkho resta interdite un instant ne sachant comment réagir ni quoi faire.

Tu peux continuer à écrire, je pourrai tout lire et te parler Wink)) En fait, à distance, j’ai pris le contrôle du buffer de ton éditeur de texte (au passage, tu sais qu’on fait mieux qu’EMACS maintenant!!!!)

Toujours abasourdie, Kyôkho tapa mollement une réponse.

Qu’est-ce que tu veux Jiwoo ?
Tu me manques petite dinde:D Je m’ennuie sans toi.
Ce n’est pas vraiment le moment Jiwoo, je suis très occupée.

La phrase s’effaça et devint :

C’est toujours le moment Jiwoo, je pensais à toi justement. (Very Happy)

Kyôkho soupira profondément et se remit à écrire avec plus de convictions cette fois.

Ça va, ça va, j’ai compris… Mais tu sais que violer l’intimité de sa sœur n’est ni réglo ni vraiment apprécié et appréciable.
C’est pédagogique:D tu vois que je progresse et que je peux faire quelque chose de ma vie !
Et comme d’habitude je ne m’étonnerai pas si à la fin ma tablette m’explose à la gueule ?
Rhooo ! T’es pas sympa :’’’’’’’’’( Quand j’écris où que je touche un clavier rien de fâcheux n’arrive !
Tu te souviens de la fois où tu as renversé un encrier sur mon diplôme de fin d’étude ?
Pas vraiment… Ha ! Si ! Mais bon, pas besoin de voir le papier pour voir que ma sœur est une petite génie… Et puis cette tâche avait une jolie forme !
Tu veux toujours avoir le dernier mot hein…
Hum… ça fait un an que je t’ai pas vu. Et t’appelle jamais.
Jiwoo ! Je suis sur Korriban. K-O-R-R-I-B-A-N !
Bah quoi, ils en sont encore aux panneaux solaire là bas :3 ? Dis… Kyô ^o^ ?
Quoi…
Tu m’envoies une photo de toi ?
Non.
T’es méchante. Et puis… héhéhé… J’ai ma botte secrète.

Kyôko vit, affolée le voyant de la caméra s’allumer. Elle comprit trop tard que sa sœur avait vraiment tout le contrôle de la tablette. Elle se couvrit la poitrine toute rouge.

Waoh ! T’es devenue enfin pubère:D allez ! Montre !!!!

Kyôko tenta de dissimuler le petit objectif du doigt et tapa de l’autre.

Jiwoo ! Je vais éteindre la tablette !
Tu peux paaaaaas:D les boutons ne sont liés à aucune partie du hardware:3 et si tu tentes de l’éteindre ça va déclencher la lecture de tous les morceaux musicaux de ta tablette à donf !

Kyôko fit une grimace épouvantable.

Et tu dis ça comme si c’était naturel ?!
Calmos l’ado tout juste pubère ! J’ai seulement envie de parler avec toi.
Désactive au moins la caméra !

Kyôko vit le voyant s’éteindre. Elle s’assit en tailleurs prenant la tablette sur les genoux.

Kyô… Je fais l'idiote dans mes mots, mais c’est vrai que tu me manques. Enfin… C’est surtout que je m’inquiète pour toi. J’ai lu tellement de récit sur Korriban… T’as tout juste 17 ans et je trouve monstrueux (tkt, j’ai établi un lien crypté!) ce qu’on vous demande…
Jiwoo, il y a des règles qui empêche le massacre gratuit. Mais sur le fond, tu as raison. Je n’aime pas cet endroit. La doctrine sith est dévoyée. La plupart de nos instructeurs sont incapable de comprendre la globalité de l’histoire sith. Toute logique tombe devant des dogmes surannés et stupides.
Et comment sont tes amis ?
Tu n’as pas d’amis sur Korriban. Tu dois être la meilleure.
Tu es la meilleure, je le sais. Mais… Je pense toutes les minutes à toi. J’ai du mal à me concentrer. Et c’est comme ça depuis deux ans. Je sais que vous avez pas le droit d’appeler, alors j’ai pris l’initiative de pirater ta tablette (très mal sécurisée d’ailleurs. Tu crains en informatique.). Chaque famille qui a eu des membres partis sur Korriban a eu des drames après. Soit l’enfant meurt, soit il devient fou.
T’inquiète pas Jiwoo. Je n’ai l’intention de mourir ni de devenir folle. Si tu arrives à te discipliner, alors Korriban n’est pas si dangereux. Faut juste faire gaffe à son égo. Et si jamais je sens que les choses deviennent hors de contrôle je pense à toi. Tu te souviens quand j’avais cinq ans et que tu m’apprenais les idéogrammes cathar alors que je savais à peine écrire l’imperius ?
Ha ha ha:D oui, et les problèmes de turbo-trains qui se croisent:D j’ai gardé tellement de vidéo de cette époque ! Bon sang t’étais tellement adorable avec ton visage tout rond et ta petite voix ! Trop mimi ! Je me souviens de ton accent cathar enfantin… Dingue ! Tu as su maîtriser le cathar avant l’imperius !!!
Ce qui est plus dingue encore, c’est qu’une gamine aie pu m’enseigner le cathar, l’imperius et les maths alors qu’elle avait neuf ans. Oui, ce sont de beaux souvenirs qui me portent encore. Mon petit coin de paradis.
J’aimerais que tu puisses voir mon sourire, là.
J’aimerais aussi.
Eh bien… hum…

L’écran clignota de nouveau, et une photo s’ajouta à la page de texte. Jiwoo qui faisait mine d’embrasser l’objectif avec les lèvres exagérément agrandies.

T’es toujours aussi belle. Même quand tu fais la conne.
Et toi tu n’as toujours pas appris à châtier ton langage >< !!! Mais bon, t’as dit que j’étais belle alors je te pardonne.
Jiwoo. J’ai un autre souvenir… Quand j’étais encore plus petite, tu me racontais des histoires invraisemblables pour m’endormir…
Hé ! Développer l’imaginaire de sa petite-grande sœur c’est essentiel !
Je ne comprends toujours pas pourquoi du jour au lendemain tu m’as appelé grande-sœur. J’aimais bien être ta petite sœur.
Je suppose qu’à partir du moment où tu t’es mis à cogner les autres pour me protéger, les rôles ont été inversés. c’est pas plus compliqué tu sais.
Jiwoo. J’ai envie d’être la petite sœur ce soir. J’ai eu une journée pénible.
Allonge-toi et garde ta tablette devant les yeux. Ta merveilleuse GRANDE (et jolie!) sœur va te raconter une histoire. Mais… j’ai un aveu à te faire. J’ai pas désactivé la caméra…
Pas grave. Tant que tu ne critiques pas ma poitrine, je crois que je peux supporter. Et puis bon, au moins j’ai pas un gros cul comme certaines.
Hééééé ! Si tu continues, t’auras une photo de mes fesses au lieu d’une histoire >< !!!!
Pourquoi pas les deux ?
CHICHE !!!!!! TU SAIS PAS A QUI TU PARLES:D
Mais d’abord une histoire…
Très bien. Alors, imagine-toi un pays pleins de couleurs. Les couleurs qui existent sont forcément brillante, pleines, saturés, tu te croirais dans un monde fait de gelées sucrées multicolores en fait… Maiiiiis dans ce pays, une terrrrrible menace pèse… Les chromocrodiles !!!
Les chromochrodiles ?
Bah oui des crocodiles qui mangent les couleurs ! C’est terrible pour les habitants de ce beau pays !

Kyôkho regardait l’écran se remplir, s’endormant peu à peu. Devinant les mimiques qu’aurait pu faire Jiwoo si elle avait été là. La paix revenait. La mort de son instructeur s’estompait. Sa première exécution d’un sith ne pesait pas bien lourd face à ce qu’offrait Jiwoo. Avant de s’endormir, elle saisit un court message.

Jiwoo. Je t’aime. Grâce à toi, j’ai eu une sœur, une amie, une mère et tant.

Une photo du postérieur apparut.

Et un gros cul aussi ;-)


Kyôko sourit à moitié endormie.

J’aurais préféré embrasser une photo de ton visage. Mais bon on fait avec ce qu’on a.
LAISSE MES FESSES TRANQUILLES:D
Ma sœur a le plus beau cul de l’Univers.
Hum… les seins sont pas mal aussi tu sais;)

Kyôkho poussa un petit soupir et s’endormit. Au réveil elle trouverait le message suivant :

Merci Kyô. Tu m’appelles quand tu veux au fait. (= t’as intérêt sinon, c’est le swtich que j’attaque la prochaine fois. Et personne n’aurait envie de voir une photo de tes seins sur touuuus les holoaffichages de Korriban:3 (ceci dit, ils sont mignons tout plein. Ça pourrait adoucir les choses sur Korriban. Qui sait… Tes seins pourraient changer la face de l’Empire ? Hum… je vais réfléchir à ce plan révolutionnaire. PS : pense à épiler tes aisselles. C’est pas classe sinon.)

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Re: Seigneur Kyôkho Moorabi

Message par Jiwoo le Mer 9 Aoû - 14:43

« Finalement je n’ai pas été sur Tatooine. Je suis trop perturbée. Ce que j'ai fait à Jiwoo... était nécessaire, mais je me sens minable. Une autre idée venait de germer en mon esprit. Plus productive. Alors j’allais prendre un moment dans ce qui ressemble le plus à mon foyer, ma famille. Les bureaux de Kagawa-Corp. J’arrivais assez tard sur Nar-Shadaah, quelques courses, mon bureau… Je m’installais sur le Sofa. À quoi bon dormir dans un lit seule ? On se sent plus vivant en dormant sur un sofa. »

Le jedi entra dans le bureau de Kyôkho. La pénombre l’accueillit.

- J’ai bien senti votre signature dans la force seigneur Moorabi.
- Je devine votre sourire bienveillant Baldarhion. Vous avez un moment ?
- Mon employeur m’impose un rythme infernal je le crains…
- *Elle rit* Baldarhion… il n’y a que vous pour avoir cette répartie qui me fait toujours sourire…

Le Jedi se dirigea vers le Sofa et Kyôkho se redressa afin de lui faire un peu de place.

- Qu’est-ce qui trouble le seigneur Moorabi… La Force est perturbée dix parsecs à la ronde.
- Baldarhion. Et si nous passions enfin à un registre plus familier entre nous ?
- C’est pour me demander en mariage ?
- Tu n’abandonnes jamais hein ?
- Non… mais je vois sur votre… ton bureau un magnifique écrin ouvert avec dedans un anneau en orodium massif. Et tout un tas de paquets cadeaux autour. Alors je me dis…
- Oui, il y a un cadeau pour toi. Pas l’anneau…
- (il éclata de rire) De toute façon je t’aurais rendu folle ! En attendant, l’élu de ton coeur, il aura bien de la chance.
- Tu sais, j’ai longtemps hésité pour toi. Depuis Dimantir, il est arrivé tant de choses… Tu es ce qui se rapproche le plus de l’homme idéal.
- Alors pourquoi cet anneau non encore offert ?
- Parce que je n’ose pas.
- Il est au courant au moins des sentiments que tu nourris ?
- Je ne pense pas.
- C’est le médecin impérial de la mission « Takarak » ?
- Non…
- Humpf, on a croisé tant de monde que je ne vais pas tous les énumérer. Écoute le conseil d’un vieux jedi, d’un vieux cathar -hé ça pose en matière de sagesse !- Fonce Kyôkho.
- Plein de sagesse hein… Baldarhion… Est-ce que tu as senti un jour que tout s’écroulait ? Je veux dire… quand toutes tes prévisions d’un seul coup s’effondrent. Que tu es plus seule que d’habitude face à de trop nombreux problèmes ?
- Tous les jours depuis que je te connais ! Plus sérieusement, tu m’inquiètes. Je ne t’ai jamais vu dans cet état de fatigue. Tu veux prendre trop de choses sur tes épaules.
- Figure-toi qu’un cathar a manipulé un vote pour me donner plus de responsabilité afin de se la couler douce.
- (il éclata de rire une fois de plus) Dis comme ça… Je vais gérer Kagawa-Corp le temps qu’il faudra. Fais ce que tu as à faire. Cependant…

Elle leva les yeux vers lui, il était grave.

- Kôkho… Je te sens vraiment perturbée. Je dois te parler de mes inquiétudes. Je vois un anneau sur ton bureau, des tas de cadeaux. C’est comme si tu préparais ton départ. Comme si tu essayais de te débarrasser d’une culpabilité trop envahissante. Kyôkho, es-tu en train de me dire que tu vas mourir ?
- Je ne sais pas. Mais je veux être prête au cas où. Tu sais… Au fond, je suis préparée à disparaître depuis Korriban. Je suis soluble dans vos histoires. Je ne veux pas qu’on se rappelle de moi. Je ne veux pas laisser de traces dans la vie des autres.
- Ce que tu dis est stupide… Moi, par exemple, si tu mourais, je ne t’oublierais jamais.
- Je veux dire… hum… Ok, d’accord, je veux dire je ne veux pas que les souvenirs que les gens auront de moi les retiennent dans le passé pour les empêcher d’avancer. Je reformule donc… je veux qu’on se souvienne tout au plus de Kyôkho, une humaine qui avaient des défauts énormes, un passé sombre et sanglant. Pas seulement les choses positives. Ce qu’on doit retenir c’est que j’ai choisi la liberté et après beaucoup de morts… vivre pour les autres. Faire de sa vie un simple outil pour les autres. Accepter la charge de s’oublier.
- Humpf… Je ferai gaffe donc quand je prononcerai ton éloge funèbre. Si tu pouvais encore attendre quelques décennies ce serait encore mieux.
- Je suis fatiguée Baldarhion. J’ai besoin de gentillesse. On peut se sentir seule même bien entourée.
- Repose-toi sur moi Kyôkho. Et va offrir cet anneau à ton élu. Ça te fera changer de perspective.

Il sourit en voyant qu’elle s’était endormie. Son visage en vieillissant s’était creusé. Elle approchait de la quarantaine, et elle était de plus en plus belle. Ses rides d’expressions avaient commencé à se fixer sur son visage. Signe de stress, de fatigue. Mais… ces rides étaient magnifiques. Celui qu’elle aimait aurait beaucoup de chance. Et il allait faire son maximum afin de la soulager complètement de son travail sur Kagawa-Corp. Qu’avait-elle encore en tête ?

- (bas) Rien à faire Kyôkho. Je me souviendrai de toi comme l’esprit le plus brillant que j’ai rencontré. Un peu dérangée c’est clair, mais… je me souviendrai de ce que tu as réussi à construire. Et je le transmettrai… Mais… qui est celui qu’elle a choisi. Si c’est pas le médecin impérial, alors peut-être l’analyste du site de Manaan ? Hum….

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Devant sa cellule.

Message par Jiwoo le Ven 11 Aoû - 19:09

Jiwoo est en cellule… Je suis devant elle. Je suis désespérée. Elle… n’évolue pas… Il faut qu’elle comprenne, que jamais le monde n’attendra après elle. Elle est en complet décalage depuis que j’ai quitté le domicile familial pour Korriban. En tant que sith j’ai pu avoir accès à toutes les évaluations de ma sœur. Même celles qu’elle ne connaissait pas.

« Personnalité socialement non adaptée. Incapacité à remplir les tâches d’un opérateur. Le titre lui sera décerné à cause de ses résultats d’étude, mais tout au mieux, elle pourra servir dans les bataillons de reconnaissance »

Bataillon de reconnaissance. C’est le moyen qu’a trouvé l’armée pour se débarrasser des « inadaptés ». Inadapté hein… Quel pitoyable monde. C’est nous qui sommes inadaptés. Jiwoo est capable de déceler le beau quand nous ne voyons tous que le vide. Jiwoo pourrait s’extasier des heures sur un pétale d’hortensia. Elle y verrait des correspondances entre les langues qu’elle connaît, elle m’expliquerait comment une couleur, une forme, un végétal pouvait changer le cours de l’histoire, comment cela se transmettait, qu’une fleur, dans toute les civilisations avait un sens, que son existence marquait les saisons, la vie la mort. Elle improviserait un poème en riant comme une folle et en me regardant tendrement. Elle finirait par m’offrir la fleur avec un petit « à ton tour maintenant ! ».

Tout est vie pour Jiwoo : un son, une odeur, une couleur… Tout est mort pour moi. Je ne vois que les ennuis, réfléchit à comment imposer ma vision. La vision de Jiwoo se noie dans l’indifférence des autres. Jamais elle ne trouvera un esprit à sa hauteur et ça m’affole. Je vivrai moins longtemps qu’elle à force de prendre part à tant de combats.

Jiwoo, ta force, c’est que tu n’as pas de force. Tu n’imposes jamais rien, tu dis « oui » à tout sans réfléchir, tu découvres à chaque instant. Mais… je ne peux pas te laisser continuer. En ce moment, la haine, la colère bouillonne en moi. Ta bonté, ta beauté, ta douceur m’exaspère à ce moment précis. Tu es Belle. Je suis ton antithèse. Je te vois devant moi, pitoyable, confuse ne sachant que dire. J'ai envie de d'étreindre contre moi, te consoler et pourtant j'ai autant envie de te punir, de te faire mal, de te blesser. J'ai décidé de t'enseigner une autre leçon.

-----

Note du surveillant du centre de détention à l’attention de Darth Azylum.

Excellence, je m’excuse de vous déranger avec ce message qui ne sera jamais digne de vos yeux. Mais je dois vous informer que la seigneur Kyôkho Moorabi a rendu visite à sa sœur au centre de détention. Elle m’a fait ouvrir la cellule -sous ma surveillance- et a giflé sa sœur à plusieurs reprises, avec violence en lui reprochant de nuire à ses actions, de nuire à la Légion Zérek (propos prononcés tel que par la seigneur Moorabi. La détenue, Jiwoo Moorabi est resté soumise. J’ai pensé que c’était une histoire de famille et n’ai pas osé m’interposer devant une seigneur sith.

Je tenais toutefois à vous prévenir, Excellence. Je m’excuse une fois de plus d’avoir à occuper vos pensées avec mes mots indignes et insignifiants.


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Une autre possibilité ?

Message par Jiwoo le Sam 12 Aoû - 14:40

Ce que j’ai toujours aimé avec le temps c’est qu’il est une dimension comme une autre avec la spécificité que le temps ne peut s’écouler que dans un sens. Que le futur n’existe pas encore. Que chaque jour apporte son lot d’inconnu, de surprise et que c’est en grande partie non prévisible. Nous donnant la chance d’agir pour que ce soit glorieux et faire grandir notre influence.

Et aujourd’hui, j’ai eu plus que ma part de surprises. Dark Azylum m’a convoqué dans son sanctuaire ce qui serait considéré comme un grand honneur par beaucoup. J’ai conscience de ça. Je ne ressens pas tant l’honneur cependant. Je ne suis pas assez matérialiste pour faire attention aux traditions, rites et autres conneries de ce genre. La seule chose qui compte est de faire bon usage des avantages qu’on gagne. En ce sens, Dark Azylum m’a beaucoup offert aujourd’hui. C’est en ce sens, je me sens honoré. Et c’est en ce sens qu’il « m’honorera ». Un échange de bon procédés.

J’ai découvert des facettes inattendue de son Excellence. J’en suis même surprise car cela ne correspondait absolument pas à l’image que je m’étais faite de lui. Dark Azylum est un être complexe et très intéressant. Je n’en écrirai pas plus n’étant pas sûre de la sécurité de notre réseau informatique. Et je ne veux pas donner à ses opposants de quoi lui causer du tort. Bien que… Je sais qu’il saurait gérer la situation simplement en levant le petit doigt. Cependant, si des opposants ou des faibles lisent ces lignes sachez que je ne suis pas à prendre à la légère. Mon dossier impérial parle pour moi.

Dark Azylum m’aidera à digérer certaines faiblesses qui me hantent encore. Il est puissant et il a accepté de m’aider en échange de fort peu de choses. Cependant, ça ne veut pas dire que je dois me contenter de ces promesses. C’est à moi de montrer que je suis une personne qui sait ce qu’elle veut, qui a la détermination qu’il cherche. Je ne le décevrai pas en prenant toutes les mesures qui s’imposeront. Qui sait si ça ne pourrait pas être agréable même...

Mais je dois d’abord aller présenter des excuses à Jiwoo. Dark Azylum m’a fait comprendre beaucoup de chose de mes errements. Il m’a aidé à replonger dans mon passé afin de le combattre, en saisir des points essentiels que je pensais avoir dompté. Je me trompais. Jiwoo, je viens vers toi le coeur en paix. Espérant que tu me pardonneras. Car j’ai aussi pris la décision de demander à Dark Azylum de prolonger ta détention. C’est triste, mais tu feras moins de conneries pendant ce temps. »

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Rapport Mission Korriban

Message par Jiwoo le Lun 14 Aoû - 18:13

Clarté du crépuscule.

Je vieillis. J’ai beau me dire que je suis toujours puissante, que j’ai mené des centaines d’assauts, que j’ai survécu à Korriban et à tant de situations mortelles, les faits sont là. Je n’ai plus les mêmes réflexes qu’avant. Certes, je suis devenue plus maligne, je vois les choses beaucoup plus sereinement et du côté stratégique j’ai progressé. Mais… mes réflexes ne sont plus les mêmes. La forme Soresu n’est pas sith dit-on. C’est pourtant ce qui m’a permis d’arriver à mes presque 38 ans en vie. Je suis puissante, mais je deviens lente.

Aujourd’hui, je suis pleine de honte. Je suis allongée dans l’infirmerie. La confrontation d’aujourd’hui a été terrible. Pourtant, à nous tous nous avions une force de frappe impressionnante ! Bien sûr, je sais très bien que parfois la force brute ne fait pas tout. Surtout dans une équipe composée de siths. Dont beaucoup d’adeptes peu éclairés du côté obscur. Si l’ambassadrice Neenniaa avait été là, elle aurait réprouvé beaucoup des paroles qui ont été dites.

Nous étions sur Korriban afin de résoudre un problème grave. Il était établi que l’ancien Darth suprême –Darth Mungraw-- avait décidé de prendre possession du corps d’une acolyte sur Korriban. Et il ne semblait rien avoir perdu de sa Force. J’ai vu quelques holo-enregistrements très impressionnants. Hier, nous avons été faire une reconnaissance. Je m’en souviendrai longtemps. L’esprit de Darth Mungraw a tenté d’entrer dans ma tête. Une douleur abominable, une rage inimaginable. Un cri primal que j’entends encore.

Que ce serait-il passé hier si nous avions avancé plus dans le tombeau ? Eh bien, je ne serai pas là pour l’écrire. C’est aussi simple que ça. Les sith ont tendance à être encore plus revêche une fois mort. Quand je mourrai, je choisirai de ne plus exister. Tous n’ont pas cette décence. L’ambassadrice Neenniaa a décidé d’attendre l’arrivée du Fureur Impériale en orbite afin que nous ayons toute la logistique et le support nécessaire pour régler ce problème. Je doute que l’académie aurait aimé que notre ancien chef fasse un carnage sans que nous ne réglions nous-même ce problème. Nous avons déjà bien assez de choses à faire pour laisser un souci de cette taille derrière nous.

La Générale avait fait montre une fois de plus de ses capacité d’organisatrice hors-pair. À l’heure dite, tout était prêt : des autorisations pour les navettes à la présence exceptionnelle de nos équipes médicales.

Je veux rendre grâce au seigneur Leviathan qui hier a fait un travail exceptionnel et nous a permis de savoir où chercher l’acolyte. La mission pouvait donc commencer sous les meilleurs auspices. Les forces de l’académie qui barricadaient le tombeau nous ont laissé passer sans ennuis. Je dirais même qu’ils étaient « soulagés ».

Nous avons pu avancer un peu plus en avant par rapport hier. Les corps jonchaient les couloirs sinistres. L’odeur de Korriban… Elle était toujours la même. Même 20 ans après. La tension était palpable à chaque pas. Toutes ces auras de Force. La mienne, lumineuse, un peu discordante a certainement pu embarrasser quelques-uns. Ils ne se sont pas plaints toutefois. Nous connaissions nos devoirs. Une tempête d’éclair… Nous nous sommes arrêtés d’un bloc. J’avais oublié l’odeur d’ozone caractéristique de ces phénomènes de Force. Les cheveux qui restent électriques et qui collent au visage… Elle était là, devant nous. Nous dominant du haut d’une volée de marche. Ce n’était pas sa voix réelle. Toujours les mêmes menaces, digne d’un sith. Je n’en ferai pas état car c’est sémantiquement inutile. Une chose était sûre : la puissance obscure qui émanait d’elle était colossale. Toutes nos attaques étaient repoussées. Et Elle semblait se renforcer à chaque fois. J’ai bien tenté de crier d’arrêter les attaque frontales. En vain. Les ordres de l’ambassadrice Neenniaa ne seraient pas forcément respecté. Je ressentais trop de haine pour une capture de certains de mes compagnons. Tous ces égos allaient-ils creuser notre tombe. La jeune seigneure Leviathan a eu une fois de plus le nez creux. Avant que je ne puisse agir –je pensais invoquer une prison de Force lumineuse pour voir ce qui se passerait-- elle a bondit sur l’acolyte et au lieu de lui asséner un coup elle a arraché un collier étrange à l’acolyte. Aussitôt cette dernière s’est effondrée sans vie (était-ce un coup de sabre malencontreux ? Je n’ai pas pu voir, trop concentrée sur l’action du seigneur Leviathan.

Nous avons tous été très surpris en sentant la présence obscure disparaître. C’était trop simple. J’ai été examiné le corps de la pauvre petite chose qui gisait maintenant au pied de l’escalier de pierre. Elle était jeune. Encore une fois, je pensais à tout ce sang gâché sur Korriban. Tout ce sang perdu à jamais pour l’Empire, pour la reconstruction.

Nous avons rebroussé chemin. Toujours étrangement étonnés. Chacun de nous savait que quelque chose clochait. Une apparition fantomatique soudaine nous a confirmé ce fait. La puissance obscure était revenue. Les provocations pathétiques de l’inquisiteur Legaut et Ovidius ont du bien faire sourire cette manifestation de Force. C’est la dernière chose dont je me souviens. Un éboulement de rochers que je n’ai pu éviter. Je dois retourner à l’entraînement.

Je me tiens bien sûr prête pour le debriefing.

Kyôkho Moorabi.

*copie à Dark Azylum, Générale Silmargamma*

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Un moment d'égarement

Message par Jiwoo le Jeu 17 Aoû - 16:57

« Après la visite de "courtoisie" de Dreckin, je me précipite au chevet de Jiwoo, courant dans les coursives abominables du croiseur. J’ai la tête qui tourne, c’est l’enfer, mais j’ai besoin de voir Jiwoo plus que de me reposer !

J’ouvre le sas du bureau de la Commodore. Le silence est à peine troublé par un petit ronflement qui me propulse dans des souvenirs heureux. Mon ange dort à poings fermés. Je suis troublée. Tout s’écroule autour de moi et pourtant… Cette femme ne fait rien comme les autres… La paix revient brusquement quand je te vois Jiwoo. Sais-tu que tu dors exactement dans la même position que celle que tu adoptais enfant ? En chien-de-fusil, ta main gauche en oreiller de fortune, tes cheveux fous tout rouge… Oh, il y a bien quelques cheveux blancs qui ont commencé à faire leur apparition… Peu importe, tu es toujours aussi belle mon ange. Tes traits se sont creusés, tes yeux se sont attendris ; même ces petites rides à leurs coins te rendent plus belle.

Une fois encore, je pense que tu viens de dynamiter tous les projets que j’avais faits. Une fois encore, je n’arrive pas à tant t’en vouloir. Je sais que tu penses m’aider. Je sais que tu vas croire que ce que tu t’apprêtes à faire est pour mon bien. Alors je le croirai avec toi. Tu seras fière et je serai heureuse de te voir rayonner. Finalement tout ne va pas si mal, non ?

Je m’installe sur ce sofa, juste à côté de ta tête. Je te regarde vivre, heureuse. J’ai été horrible avec toi ces derniers jours. Je pensais que grâce à ce comportement outrageant j’allais te sauver. Imbécile que j’étais. Jiwoo, il est grand temps que j’arrête de te prendre pour une idiote. Tu n’es pas idiote. Au contraire, tu es trop intelligente. Bien sûr, tu ne t’en rendras jamais compte. C’est la marque de l’intelligence après tout que de se croire indigne de tout. Si j’avais été plus maligne, alors j’aurais tout fait pour que tu diriges vers l’enseignement, la recherche. Au lieu d’essayer de t’endurcir. Tu es tendre comme l’amour Jiwoo. Tu es tendre mon ange.

Je dirige une main timide pour écarter la mèche qui recouvre tes yeux fermés. J’ai le coeur qui bat à tout rompre. Jiwoo, ma petite fille, mon amie, mon tout… Je serai toujours ton inférieure selon mes critères. Ce qu’il y a dans cette petite tête d’ange pourrait changer bien des mentalités si… si je n’avais pas essayé de choisir la vie que je pensais être bonne pour toi. Le pire étant que je sais, que je sens que tu ne m’en veux pas. J’ai été horrible et pourtant, je sais que je suis pardonnée. Jiwoo est un ange, un seigneur… Petite caresse sur ta joue du bout des doigts.

Le miracle de ton réveil. Petite, nous avions ce même rituel. Je te caressais les joues, tu te réveillais, tu me souriais et alors, même malgré notre connard de père, nous savions que la journée pouvait être belle. Alors, j’ai envie de retrouver cette sensation. Dis-moi que… Oh, ton sourire….

- Kyô ?!
- Je suis là, Jiwoo tout va bien…
- Kyô !!!!!!!

Tu te précipites sur moi, pour m’étreindre à m’étouffer. Tu as toujours eu une sacré force tu le sais ? Je ne peux que laisser mon rire franchir mes lèvres. Il était retenu depuis si longtemps. Tu me dévores de baisers d’enfants, sur les yeux, dans le cou, sur le crâne. Je me sens revivre. Oui, la journée va être bonne, j’en ai l’intime conviction maintenant.

Tout aussi rapidement, tu te retrouves le visage sur mes cuisses. Je suis captivée par ton regard, par tes mimiques. Je sais que ton cerveau fonctionne à plein régime, que tu fais des liens entre toutes tes sensations, tes idées : des liens auxquels personne ne penserait. Je dois accepter ton enseignement Jiwoo. Je dois changer, évoluer. Pas toi. Tu es déjà au sommet mon ange. Je vais changer, te suivre, me laisser guider par toi. Je ne peux pas m’empêcher de déposer un baiser sur ton nez, sur ton front. Ça te fait rire, tu es la vie Jiwoo.

- Jiwoo ?
- Uhn ?
- J’ai quelque chose pour toi…

Je sors la boite contenant l’anneau pour la lui tendre. Elle s’en saisit maladroitement, manquant de peu de la laisser choir, avec un petit cri de surprise plein de joie. C’est à mon tour de rougir, je ne sais pas comment tu vas réagir. Tu ouvres la petite boite et ton exclamation de bonheur réchauffe mon âme transie.

- Kyô !!! C’est magnifique !!! ce… C’est… euh…
- Tu te souviens de la promesse que je t’avais faite quand j’avais cinq ans ?

Elle me regarde, émerveillée, je vois les larmes arriver au coin de ses yeux.

- Jiwoo Moorabi, voulez-vous m’épouser ?

J’essaye de me souvenir de l’expression que j’avais lors de mes cinq ans.

- Je… euh… Kyô… bien sûr que je le veux !! Mais euh… on est grandes maintenant ?
- Je ne sais pas… ça compte vraiment ?

Tu m’as regardée, incrédule, heureuse.

- N-non ? Je crois pas ? J’en rêvais petite. Mon prince charmant, celui qui me protégeait et qui m’écrivait des lettres d’amour tous les jours, toutes les minutes.
- Je ne sais pas si j’aurai assez de temps pour ça, mais je ferai de mon mieux. Bon, bien entendu, ce sera un mariage symbolique et…
- Je veux une belle cérémonie !!
- Jiwoo… tu sais que c’est impo…
- C’est toi le mari, c’est toi qui dois m’impressionner !!

Jiwoo, mon ange, tu vis tout tellement intensément. Je crois que tu as raison. Ne viens-je pas de dire que j’allais me laisser guider par toi dorénavant ?

- D’accord, d’accord, je me débrouillerai pour faire une cérémonie en comité restreint. Mais ça reste symbolique et…
- Maiiiiis ! Kyô !! Dis pas de chose aussi terre-à-terre en ce beau moment ! C’est la première fois qu’on me demande en mariage. Et si jamais un jour tu oses divorcer, je te parlerai plus. Je veux que tu sois un bon mari !

Curieusement, je me sens complètement paumé. Tu arrives toujours à m’entraîner dans des directions qui me perdent totalement… Je suis désarmée face à toi. Mais je souris. Je me sens heureuse de te voir ainsi…

- Et d’abord pourquoi ce serait moi le mari hein ? C’est toi la plus grande non ?

Tu as éclaté de rire, sans que je ne puisse réagir tu m’attrapes la poitrine de tes mains.

- Parce que t’as pas une poitrine de femme !
- Hé ! Jiwoo ! Arrête ça de suite ?!
- Nan !!!

Tu viens de m’attirer contre toi pour me coller la tête dans ton giron.

- Tu vois la différence j’espère ! Moi je suis une femme, Kyô !!
- Humpf…
- Tu viens de me rendre heureuse Kyô. Notre vie change aujourd’hui. Je vais t’aider à te rendre plus forte ce soir. Tu verras. Tu seras fière de moi ! Et puis… Même si le mariage est symbolique, je serai heureuse.
- Si tu le veux, Dreckin pourra même un peu officialiser la chose au niveau de l’état-civil.
- Ce… C’est vrai ?! Il est vraiment génial ce monsieur Dreckin ! C’est un ange ! Il sera notre témoin !
- O-oui… Il est… précieux.
- Et pour le voyage de noce, on fera quoi ?
- Jiwoo…
- Tu sais pas comment ça marche ? Faut grandir un peu ! Elle éclate de rire.
- Jiwoo……..

Je n’ai pas le temps d’ajouter autre chose, tu pousses une exclamation et je me retrouve dans ton étreinte. Tu ris toujours et je me laisse porter. Je me laisse porter. Une épaule sur laquelle je peux enfin reposer mon âme. Je changerai Jiwoo. Je te rendrai fière. Je suis fière de toi. J’espère qu’un jour quelqu’un t’aimera autant que moi. Est-ce possible seulement ? Je suis usée. Tu vas me réparer. Même si tout est symbolique.»

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Dans le sanctuaire d'un Darth Suprême (Part I)

Message par Jiwoo Aujourd'hui à 14:16

Je me souviens maintenant… Le mal de crâne a disparu. Je suis sur un lit confortable. J’en suis la première. Lorsque Darth Azylum est venu en personne assurer mon transfert dans son sanctuaire j’avais en tête qu’il voulait juste faire disparaître un témoin. Lexïa a essayé d’empêcher ça en prenant une fois de plus des risques et des méthodes que je réprouve profondément. Elle devrait comprendre que son instinct de survie est défaillant !

Maintenant, que va-t-il se passer ? Je pense qu’Azylum va me séquestrer ici pour longtemps. Je lui ai dit que j’acceptais de devenir une de ses concubines. J’allais en payer le prix plus que je ne l’avais imaginé. Quand j’avais dit « oui » c’était uniquement dans le but d’accepter la position de numéro deux. La possibilité d’avancer mes pions. Je n’aurai eu aucun plaisir à coucher avec lui.

Mais là… Une équipe médicale est vraiment au petit soin pour moi, la chambre est luxueuse et… la décoration correspond parfaitement à mon appétence pour le côté lumineux. Il n’avait pas à faire ça. Des centaines de questions se pressent dans mon esprit. Est-ce que je connais vraiment Azylum ? La deuxième entrevue que j’ai eue avec lui a été monstrueuse. Me faire revivre des actes abominables de mon passé, menacer la vie de Jiwoo. Surtout menacer Jiwoo. Il n’avait pas été très fin pour le coup. Cette menace lui avait fait gagner ma haine totale. Mais qui suis-je pour juger au fond. N’étais-je pas en train de faire la même chose ? Monter dans la hiérarchie pour prendre sa place ? Avancer mes pions coûte que coûte ?

Il est temps de me lever et d’explorer ma… « prison dorée » ? J’avise un soldat qui monte la garde.

- Soldat… Je voudrais voir Darth Azylum. Prévenez-le.

J’avais oublié qu’Azylum avait fait trancher la langue des gardes… Le soldat s’est profondément incliné et m’a tendu un holo. Un mot de Darth Azylum.

« Chère Kyôkho, vous êtes ici mon invité estimable. Peu ont eu droit de mettre les pieds dans mon sanctuaire. Encore moins d’y résider. Vous êtes libres d’aller où bon vous semble. Explorez, apprenez. Je fais de vous ma numéro deux. J’exige donc que vous soyez au maximum de vos possibilités.

Des circonstances exigent ma présence sur le Vengeur Impérial. Quelques affaires pitoyables à gérer dont la commodore. Je vais la remettre à sa place. Des sources fiables m’ont indiqué que cette petite salope a comploté contre moi. Vous n’étiez pas au courant n’est-ce pas ? Que l’ironie est délicieuse ! Sachez que je vous pardonne. Le commandant Dreckin m’a expliqué que la commodore vous avait manipulé aussi. Je suis assez intelligent pour savoir que c’est vous qui la manipuliez. Mais j’aime ça. Vous ne faites pas de vagues, vous avancer vos force en silence… Vous changez un peu des siths décérébrés que je fréquente. C’est rafraîchissant. Dreckin m’a fait lire le rapport que vous lui aviez envoyé. Votre jugement n’est pas loin d’être presque parfait sur les inquisiteurs et les autres siths. Vos remarques sur le problème « Mungraw » étaient judicieuses même. J’ai beaucoup souri à vos remarques sur Ovidius, Legault et les autres. Votre proposition de mettre l’ambassadrice Neenniaa en Darth Suprême est judicieuse. Sauf que je compte bien ne pas mourir, chère numéro deux… Ha, j’oubliais. J’aime beaucoup la vision que vous avez de ma chère Leviathan. Très positive et ça me fait vous apprécier davantage.

Vous pouvez constater que je ne suis pas le monstre que vous imaginiez... Vous aussi vous êtes arrogante. Je me suis renseigné sur votre passé. Votre coup d’éclat sur Dimantir-IV m’impressionne. Vous n’auriez pas quitté l’espace impérial à ce moment, vous seriez certainement Darth. Mais bon. Je sais que ce n’est pas ce qui vous guide. Je ferai de vous une darth. Non seulement vous me serez utile comme je vous l’ai déjà dit, mais vous me plaisez. Malgré votre âge, vous êtes très séduisante. Et votre intelligence et votre pragmatisme me séduisent. Vous ne cherchez pas le chaos ou le pouvoir. Vous voulez contrôler. Tout comme moi. Je suis pragmatique et le pouvoir est une illusion. Tout est dans le contrôle des autres. Alors vous m’aiderez à plus contrôler.

En attendant mon retour, étudiez les artefacts que j’ai laissé à votre disposition.

Votre nouveau maître, votre nouveau futur,

Darth Azylum. »

Je reste figée. Je ne m’attendais pas à ça. Dreckin est un génie et Azylum m’avait bien baisé.

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