Seigneur Kyôkho Moorabi

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Seigneur Kyôkho Moorabi

Message par Jiwoo le Mar 8 Aoû - 18:19

[Les posts ne sont pas dans l'ordre chronologique]

Jiwoo n’apprend donc jamais… Comment a-t-elle pu être assez stupide pour s’engager dans la légion Zerek ? Je ne comprends pas, depuis plusieurs années, elle ne faisait pas de vague, je la sentais enfin rassurée et apaisée à faire ses patrouilles dans Kaas-City !

Mais… Et si c’était moi qui n’avais jamais rien compris à Jiwoo ? Est-ce que je vis par procuration à travers elle ? Quelle situation absurde ! Elle veut vivre pour que je sois fière d’elle, et de mon côté je l’aime tant que je la couve jusqu’à l’étouffer ! Elle ne comprend pas ce qu’elle représente pour moi car je l’élude toujours.

Il est temps que je laisse Jiwoo faire ses choix. Bien sûr, il est totalement hors de question de la laisser seule. Cependant, cette fois, j’interviendrai le moins possible. Cela va considérablement compliquer ma vie quotidienne. Mais au fond… Depuis le début, tout est pour Jiwoo. Finalement, ce n’est pas si compliqué. Il suffira –simplement-- de secouer mon petit empire. Si tu savais Jiwoo. Si tu savais…"

*-*-*-*-*

« J’ai toujours détesté ces bureaux : mal conçus, une décoration sans goût… Hutt, en un mot. Les Hutt ne sont pas seulement des êtres cupides et arrogants, ils sont –à mes yeux-- un danger pour l’Histoie de la galaxie. Combien de civilisations, de cultures dissoutes entre leurs sales petite pattes vicieuses ? »

- Seigneur Moorabi ?
- Désolée maître Baldarhion… Je repensais au nombre de cultures disparues entre les sales pattes des hutts…
- Vous savez l’Empire c’est pas mal non plus.
- Malgré votre ton ironique, je suis bien forcé de vous donner raison. Mais, les services de récupération documentent toutefois toute la culture, tous les écrits, les œuvres d’arts…
- Oui, effectivement, ça change beaucoup de chose hein… Plus personne n’y aura accès et les quelques survivants de ces purges culturelles oublieront… Finalement, remplacez les crédits par le mysticisme sith et les Hutts ressemblent beaucoup aux impériaux.
- Maître Baldarhion, vous avez décidé de me faire le coup de la philosophie de comptoir ?

Le jedi éclata de rire et fit une profonde révérence.

- Touché madame ! Mais bon. Vu que vous êtes la seule sith avec laquelle je puisse plaisanter… Bref… En attendant, nos affaires vont plutôt bien.

Ils étaient assis côte-à-côte face à une console. Le jedi lui montrait les derniers résultats financiers de Kagawa Corp et des multiples sociétés qui gravitaient autour. Et tout allait vraiment très très bien. Au delà des calculs les plus optimistes de Kyôkho.

- J’ai eu raison de vous embaucher Baldarhion…
- Ha ha ! Et modeste avec ça… Non, seigneur Moorabi, sans vous, rien de tout cela n’existerait.
- Je ne suis toujours pas sensible à la flatterie, jedi ! Elle se fendit de son demi-sourire.
- Vous êtes plus jedi que moi !
- Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que nos actions sauvent des vies.
- Et qui pourrait se méfier d’une société d’export de fruits et légumes ? Ah que j’aime la complexité du libre-échange galactique… Et pour que tout cela soit possible, il n'aura fallu que la chute d'un seul Hutt... Oh, vous savez à quelle vitesse peut aller un Hutt ?
- Ça dépend de la gravité de la planète quand on le projette par dessus sa péniche ?
- Vous n'êtes pas drôle, vous connaissez toujours la chute de mes histoires.
- Il n'y a que la connaissance jedi...
- Mouais, en attendant, Vous êtes pluri-billiardaire seigneur Moorabi.
- Ne dites-vous pas toujours que ce ne sont que des sommes virtuelles ?
- Si, bien sûr. Mais je veux voir si peux tourner une « jedi » du côté obscur. Il éclata de rire et cette fois Kyôkho sourit complètement. Trêve de plaisanterie, toutes les prises de participation seront investies dans le projet Ryloth de la République ce trimestre. Ça devient la grosse priorité. Les Twileks ont payé plus que les autres lors de la crise Zakelienne. Déjà qu’avant…
- Encore une chose que j’ai du mal à comprendre. Un peuple pacifique, possédant une culture phénoménale, une histoire longue. Et tout ça, presque rayé de l’existence. Pourquoi au fond ?
- Vous savez très bien qu’il n’y a pas de raison. Seulement… les êtres incultes ont tendance à vouloir écraser les autres. Qu’ils soient siths ou jedis d’ailleurs… La mine du jedi s’assombrit de suite.
- Baldarhion… Sur Dimantir-IV, nous avons gagné tous les deux. Et nous gagnerons encore. Nous savons que ce sera long. Que jamais nous ne verrons nos rêves s’accomplir de notre vivant.
- Tsch… Y’a que vous pour m’y faire croire encore. Pour tous nous y faire croire.
- Vous êtes épuisant jedi ! NOUS y arriverons. Et… à ce propos, comment s’en sort Aïnah ?
- Votre apprentie va très bien ! Je finirai bientôt de la former aux aspects de guérison de la Force. Vous savez quoi… Elle ne jure que par vous. C’est presque vexant pour moi.
- éh ! Que voulez-vous... vous avez perdu de votre charme en quittant l’ordre Jedi ! Elle sourit de nouveau.
- Tandis que vous, en vous éloignant des siths… Non, c’est vraiment injuste quand on y pense. Et si un jour vous voulez m’épouser hein…

Elle se leva de la table en éclatant de rire.

- Si mon coeur n’était déjà pris, je n’aurais pas hésité une seconde jedi impur !
- Ha ! Toujours ce mystère que je ne parviendrai jamais à perçer ! Qui est le mystérieux élu du coeur de la seigneur Moorabi.
- Qui vous dit qu’il n’y en a qu’un ?
- Oh ! Allez ! Maintenant je suis encore plus intrigué !
- Ha les hommes… Si tendres, si faciles à l’imagination… Bon, je retourne auprès de la légion Zekel. Elle vit le jedi faire la moue. Oui, je sais Baldarhion. Vous n’approuvez pas, mais… je dois surveiller ma sœur. Et... hum... Il pourrait y avoir des alliés.
- Je ne vous redirai pas ce que j’en pense. C’est un groupe très très très puissant. Moins riche que vous c’est certain, mais là où vous possédez des moissonneuses et des silos ils possèdent des mortiers, des blasters et tout plein de soldats.
- Je sais être prudente, vous le savez…
- Vous ? Prudente ? J’aime votre humour Seigneur Moorabi…

Elle ne se départit pas de son sourire et quitta la pièce pour rejoindre son speeder. Une jeune Twilek faisait les cents pas. Un peu mal à l’aise. Dès qu’elle aperçut Kyôkho, elle se précipita à sa rencontre.

- Maître ! Maître !
- Aïnah… Ne devais-tu pas être sur Tatooine ?

Rien à faire. Il était impossible de faire un reproche à Aïnah tant le visage de cette dernière était ouvert et appelait à la paix.

- Si bien sûr… Mais euh… Je voulais voir de mes yeux que vous existiez toujours.
- Tu sais, que tu as un holocommunicateur non ?
- C’est pas pareil. Enfin bon… C’est quand que je serai de nouveau à vos côtés ?
- Quand je saurai que tu sais te défendre et que je n’aurai pas à m’inquiéter. Et pour ça, j’ai besoin que tu suives l’enseignement de maître Baldarhion scrupuleusement.
- Compris chef ! Après, je ne vous lâcherai plus, je vous préviens !
- À la bonne heure. Prends soin de toi Aïnah.
- Merci maître !!

Elle regarda Aïnah rentrer dans les bureaux de Kagawa-Corp avant d’allumer les réacteurs du speeder. Aïnah… La petite Twilekk avait été entraînée dans la vie tumultueuse de Kyôkho. Était-ce juste humainement ? Elle n’avait jamais rien caché à Aïnah. C’est donc qu’elle la suivait de son plein gré. Où était la limite entre admiration, dévotion et volition propre ?

- (à elle même) connerie de galaxie, connerie de vie-de-merde...

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Re: Seigneur Kyôkho Moorabi

Message par Jiwoo le Mar 8 Aoû - 18:19

*La fondation de Kagawa Corp*

« … [Il] songea alors qu’en dépit des puissances semblables aux dieux et des Principautés tapies derrière les étoiles, pour les êtres humains ordinaires seules deux choses importaient : l’amour et la mort. » Arthur C. Clarke.

La Navette faisait route vers le palace flottant de Koldrago le Hutt. Le choix ne s’était fait qu’après de longues recherches et réflexions. Baldarhion et elle avaient arrêté leur choix en sachant que la société de ce Hutt était tellement tentaculaire qu’à quasiment tous les niveaux, personne ne connaissait vraiment qui était leurs correspondants. Le Hutt avait été inspiré en créant une myriade de toutes petites sociétés. Et ça allait se retourner contre lui. C’était le jour du bilan comptable et les principaux comptes bancaires du hutt étaient verrouillés pour éviter les doubles écritures.

Elle ouvrit les yeux pour aussitôt croiser le regard du jedi cathar. Il lui souriait. Automatiquement elle rendit le sourire et passa rapidement en revue la trentaine d’anciens soldats républicains et impériaux. Elle était la seule humaine… Ils avaient choisi le cathar comme langue commune. Mentalement elle se répéta pour la énième fois le déroulé de l’attaque.

- Seigneur Moorabi… Vous êtes une fois de plus trop perfectionniste… Notre plan ne peut échouer. Ce crétin de Hutt est tellement radin que nous trouverons qu’une dizaine de mandaloriens. Des vrais cette fois.

Le sourire ironique du jedi amena le sien. Après tout c’était grâce à de faux mandaloriens qu’ils s’étaient rencontrés et qu’ils avaient décidés de changer la donne. Les soldats sourirent également aux mots du cathar. Aïnah était déjà dans la place en tant que « danseuse infiltrée ». C’était elle qui avait insisté sur ce terme.

Si le plan fonctionnait comme prévu alors ses espoirs commenceraient à devenir concrets. Des millions de vies allaient pouvoir vraiment commencer. C’était peu comparé au vu de la population galactique, mais c’était un début concret. Ces vies allaient en inspirer d’autre. Ces pensées devaient certainement être partagées entre eux tous. Après Dimantir-IV ils l’avaient tous suivie. Même le jedi et ses hommes.

- Arrivée dans dix secondes. J’ai bien simulé l’ID de la navette de livraison pour les festivités.
- Hé… Ce Hutt sait vivre… Bilan comptable et hop dès le début du nouvel exercice une navette de marchandises illégales pour commencer sur de bonnes bases.
- J’ai toujours pensé que les jedis étaient des marchandises illégales. Ça se tient…
- Oh ! Ça c’est très méchant sith ! Il éclata de rire, mais sitôt le choc de la navette qui se posait le dégrisa.

Le jedi et Kyôkho s’avancèrent en première ligne au moment où le sas s’ouvrait. Ils allumèrent leurs sabres simultanément. Bien entendu le cathar ne put s’empêcher de s’adresser aux mandaloriens sur son habituel ton badin.

- C’est pour l’animation de ce soir et ça va déchirer !

Avant de s’engager contre les cinq mandaloriens présents sur le quai de chargement, Kyôkho vérifia que l’ingénieur de l’escouade avait activé le brouillage des communications en saturant les réseaux sans fil. Ce dernier lui fit un signe de tête affirmatif. Soulagée, elle engagea deux mandaloriens qui battaient en retraite. De loin le jedi la regardait faire le sourire aux lèvres. Il se demandait souvent qui était le plus jedi des deux. La petite sith avait beau être d’un physique ridicule, elle était devenue l’âme de la centaine de personnes qui composait leur alliance. Elle n’aimait pas le pouvoir, elle n’aimait pas diriger, souvent taciturne… Mais voilà… Elle était leur âme, elle était leurs cris de détresse, celle qui avait guéri leurs vies.

La prise du bastion Hutt se fit en beaucoup moins de temps que prévu, Aïnah ayant sécurisé la salle où se déroulait la petite fête à elle seule. Ses tempêtes d’éclairs avaient étourdis la cinquantaine de notables présents. Les mandaloriens morts, la garde rapprochée neutralisée, Kyôkho et le Jedi se rapprochèrent du Hutt tenu en respect par le sabre d’Aïnah.

- Des siths ! Vous êtes devenus fous ! Vous n’avez aucune autorité sur Nar-…….

Kyôkho venait de le projeter par la baie vitrée du palace flottant avec une pulsation de Force très impressionnante. Elle se retourna ensuite envers les notables.

- Nous allons vous implanter une puce de contrôle à tous. Nous entendrons tout ce que vous allez faire dire. Évitez de passer par les portails magnétiques dorénavant. Ça risque d’activer les micro-bombes à anti-matière attachées à ces puces. Nous vous demandons simplement de faire ce que vous faisiez –sauf le commerce d’esclave--. Vous pouvez dégager à présent.

Elle attendit qu’une de ses équipes escortent les notables hors de la salle.

- équipe d’ingéniérie, prenez le contrôle des ordinateurs de la comptabilité. Changez toutes les clefs de cryptage et terminez le bilan comptable et fermez les ordinateurs proprement. Si les employés désirent rester travailler pour nous, dites leur que nous augmentons leurs salaires de 20 %. équipe de nettoyage, allez chercher ce qui reste du Hutt -désolée-… Les autres, nous commençons à préparer le déménagement de l’informatique dans notre nouveau local. Je suis fière de vous. Kagawa-corp vient de naître. Nos buts seront de financer une colonie autonome sur Tatooine pour commencer. Puis d’autres planètes suivront. Nous montrerons par l’exemple qu’une autre société est possible, sans jedi, sans sith, ni aucune autre idéologie.

Rapidement tous les hommes s’activèrent. Le jedi la regardait toujours, un peu goguenard maintenant qu’ils étaient seuls.

- Une sith autocratique. C’est encore plus rare qu’un vrai jedi !
- Désolée de vous avoir imposé le meurtre du Hutt.

Nonchalamment, Baldarhion s’accouda à la rambarde du balcon et regarda vers le sol lointain.

- Huh ? J’ai simplement vu un Hutt faire du base-jump. Un peu ballot qu’il ait oublié son parachute. Donc non, vous n’avez pas à être désolée. Et puis… arrêtez de culpabiliser pour un oui ou pour un non. Vous êtes jeune certes, mais n’est-ce pas un humain qui a écrit « à l’âme bien née, la valeur n’attend pas le nombre des années » ? Et vous savez le pire… J’ai discuté avec le comité exécutif. On a tous voté pour vous.
- Mais ! J’ai dit que je ne voulais pas diriger !
- C’est justement pour ça qu’on a tous voté pour vous. On vous pas attendu parce que votre vote n’aurait rien changé à l’issue du scrutin…
- C’est vous qui avez l’intelligence nécessaire pour faire tourner ce projet ! Pas moi !
- Que voulez-vous… Je suis un jedi, donc un peu feignant par nature. J’aurai besoin de vos coups de pieds au cul pour avancer. Huh… ça, ça doit bien parler au côté sith qui est resté en vous non ?
- Va vraiment falloir que votre humour évolue aussi maître Baldarhion.
- Je n’ai pas d’humour, l’humour c’est obscur non ?

Elle sourit en se rappelant qu’il ne fallait jamais amener le cathar sur le terrain de la rhétorique. Le jedi après un dernier sourire s’en alla à son tour superviser le bilan comptable. Elle était seule dans une immense salle déserte, le silence était paradoxalement assourdissant. Lentement elle prit place sur un luxueux fauteuil. La fatigue prenait son dû. La tension, l’adrénaline commençaient à retomber. Elle sortit son holocom. Son coeur battait à tout rompre tandis qu’elle composait la fréquence de Jiwoo. C’était un besoin viscéral. Entendre simplement le son de sa voix…

- Kyôkho ? Enfin tu donnes de tes nouvelles ! Depuis ta sortie de Korriban, on dirait que tu as oublié que tu avais une sœur ! C’est pas bien du tout ! J’étais folle d’inquiétude ! En plus tu répondais pas aux mails ! Alors comment je fais pour partager tout ce qui est important dans ma vie hein hein ? Rhooo ! t’as l’air fatiguée ! Qu’est-ce que tu as encore fait ?! Tu manges bien au moins ? Ha ! Faut que je te raconte ! J’ai failli faire exploser le labo de médecine légale l’autre jour ! J’ai confondu la bonbonne de nitrogène avec celle d’hydrogène… Tu crois qu’ils m’auraient viré s’il l’avait découvert…. Hé ! C’est quoi cette tête ! Tu souris ?! Dingue ! Tu es où au fait ? Hum…. Je suppose que tu ne peux pas le dire… C’est pas grave ! C’est pas grave… Tant que tu m’appelles hein !

Jiwoo s’arrêta brusquement de parler en voyant Kyôkho agrandir son sourire.

- Euh… y’a un problème Kyô ?
- Non. Je t’aime Jiwoo…
- Et alors ! Moi aussi je t’aime ! Et c’est justement pour ça que c’est vraiment nul de ta part de me laisser si longtemps sans nouvelle ! À qui je vais faire relire mes traductions si t’es pas dispo ?

Elle contemplait Jiwoo s’agiter, parler sans fin. Elle regardait Jiwoo vivre, tentant de mémoriser chaque mimique, chaque son unique. C’est dans ces instants qu’elle se sentait vivante. Jiwoo savait communiquer cette envie de vivre un jour de plus.

- Jiwoo…
- Huh ? Me coupe pas sinon je perds le fil de ce que je disais…
- J’imagine un univers rempli de Jiwoo.
- ouh ! On serait dans la merde… Si Jiwoo devenait architecte par exemple, tu imagines la tronche des bâtiments… Pire, des Jiwoos artificières ! Non… Encore pire des Jiwoo cuisinière, tu voudrais pas voir ça !

Elle continuait à rire, entremêlant les non-sens, ce qui se passait à l’académie militaire, ses poèmes… Combien y-avait-il de vies dans Jiwoo ? Ce sentiment d’appartenance intime… Elle appartenait à Jiwoo, sa sœur était celle vers qui elle reviendrait toujours. Son origine et sa fin.

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Re: Seigneur Kyôkho Moorabi

Message par Jiwoo le Mar 8 Aoû - 19:35

*Souvenirs de l'époque de Korriban I*

Kyôkho était assise sur la petite couchette de sa minuscule chambre sur Korriban. À moitié nue, elle commença par d’abord prendre soin de ses pieds qui avaient beaucoup souffert lors de cette exploration de tombeaux non encore cartographiés. Pilleurs de tombe, limaces Klor lui avaient donné aussi une sérieuse crampe à l’épaule droite. Elle avait tenté d’épargner le plus possible de pilleurs de tombe mais ces imbéciles en voyant une frêle jeune fille pensaient toujours avoir le dessus. À tort… De plus ils avaient causé des ravages en extrayant les frontispices, les sculptures… Elle avait fait de son mieux à l’aide de son holocamaera pour préserver cette partie de l’histoire sith.

Une fois ses pieds bandés, elle se saisit de sa tablette électronique pour rédiger son holo-journal. Structurer ses pensées faisait partie de sa routine.

« Aujourd’hui, mon instructeur est mort. Je l’ai tué. Je n’éprouve aucun remord.

Il y eut soudain une série de bip d’alerte de sécurité sur sa tablette, et les yeux stupéfaits, elle vit l’écran devenir noir un instant et soudain :

Kikoo ma belle !!!!!! T’as vu ! j’ai eu 300/300 en informatique de guerre aujourd’hui ! Tadaaaa ! Alors qu’est-ce qu’on dit à sa petite sœur ?

Kyôkho resta interdite un instant ne sachant comment réagir ni quoi faire.

Tu peux continuer à écrire, je pourrai tout lire et te parler Wink)) En fait, à distance, j’ai pris le contrôle du buffer de ton éditeur de texte (au passage, tu sais qu’on fait mieux qu’EMACS maintenant!!!!)

Toujours abasourdie, Kyôkho tapa mollement une réponse.

Qu’est-ce que tu veux Jiwoo ?
Tu me manques petite dinde:D Je m’ennuie sans toi.
Ce n’est pas vraiment le moment Jiwoo, je suis très occupée.

La phrase s’effaça et devint :

C’est toujours le moment Jiwoo, je pensais à toi justement. (Very Happy)

Kyôkho soupira profondément et se remit à écrire avec plus de convictions cette fois.

Ça va, ça va, j’ai compris… Mais tu sais que violer l’intimité de sa sœur n’est ni réglo ni vraiment apprécié et appréciable.
C’est pédagogique:D tu vois que je progresse et que je peux faire quelque chose de ma vie !
Et comme d’habitude je ne m’étonnerai pas si à la fin ma tablette m’explose à la gueule ?
Rhooo ! T’es pas sympa :’’’’’’’’’( Quand j’écris où que je touche un clavier rien de fâcheux n’arrive !
Tu te souviens de la fois où tu as renversé un encrier sur mon diplôme de fin d’étude ?
Pas vraiment… Ha ! Si ! Mais bon, pas besoin de voir le papier pour voir que ma sœur est une petite génie… Et puis cette tâche avait une jolie forme !
Tu veux toujours avoir le dernier mot hein…
Hum… ça fait un an que je t’ai pas vu. Et t’appelle jamais.
Jiwoo ! Je suis sur Korriban. K-O-R-R-I-B-A-N !
Bah quoi, ils en sont encore aux panneaux solaire là bas :3 ? Dis… Kyô ^o^ ?
Quoi…
Tu m’envoies une photo de toi ?
Non.
T’es méchante. Et puis… héhéhé… J’ai ma botte secrète.

Kyôko vit, affolée le voyant de la caméra s’allumer. Elle comprit trop tard que sa sœur avait vraiment tout le contrôle de la tablette. Elle se couvrit la poitrine toute rouge.

Waoh ! T’es devenue enfin pubère:D allez ! Montre !!!!

Kyôko tenta de dissimuler le petit objectif du doigt et tapa de l’autre.

Jiwoo ! Je vais éteindre la tablette !
Tu peux paaaaaas:D les boutons ne sont liés à aucune partie du hardware:3 et si tu tentes de l’éteindre ça va déclencher la lecture de tous les morceaux musicaux de ta tablette à donf !

Kyôko fit une grimace épouvantable.

Et tu dis ça comme si c’était naturel ?!
Calmos l’ado tout juste pubère ! J’ai seulement envie de parler avec toi.
Désactive au moins la caméra !

Kyôko vit le voyant s’éteindre. Elle s’assit en tailleurs prenant la tablette sur les genoux.

Kyô… Je fais l'idiote dans mes mots, mais c’est vrai que tu me manques. Enfin… C’est surtout que je m’inquiète pour toi. J’ai lu tellement de récit sur Korriban… T’as tout juste 17 ans et je trouve monstrueux (tkt, j’ai établi un lien crypté!) ce qu’on vous demande…
Jiwoo, il y a des règles qui empêche le massacre gratuit. Mais sur le fond, tu as raison. Je n’aime pas cet endroit. La doctrine sith est dévoyée. La plupart de nos instructeurs sont incapable de comprendre la globalité de l’histoire sith. Toute logique tombe devant des dogmes surannés et stupides.
Et comment sont tes amis ?
Tu n’as pas d’amis sur Korriban. Tu dois être la meilleure.
Tu es la meilleure, je le sais. Mais… Je pense toutes les minutes à toi. J’ai du mal à me concentrer. Et c’est comme ça depuis deux ans. Je sais que vous avez pas le droit d’appeler, alors j’ai pris l’initiative de pirater ta tablette (très mal sécurisée d’ailleurs. Tu crains en informatique.). Chaque famille qui a eu des membres partis sur Korriban a eu des drames après. Soit l’enfant meurt, soit il devient fou.
T’inquiète pas Jiwoo. Je n’ai l’intention de mourir ni de devenir folle. Si tu arrives à te discipliner, alors Korriban n’est pas si dangereux. Faut juste faire gaffe à son égo. Et si jamais je sens que les choses deviennent hors de contrôle je pense à toi. Tu te souviens quand j’avais cinq ans et que tu m’apprenais les idéogrammes cathar alors que je savais à peine écrire l’imperius ?
Ha ha ha:D oui, et les problèmes de turbo-trains qui se croisent:D j’ai gardé tellement de vidéo de cette époque ! Bon sang t’étais tellement adorable avec ton visage tout rond et ta petite voix ! Trop mimi ! Je me souviens de ton accent cathar enfantin… Dingue ! Tu as su maîtriser le cathar avant l’imperius !!!
Ce qui est plus dingue encore, c’est qu’une gamine aie pu m’enseigner le cathar, l’imperius et les maths alors qu’elle avait neuf ans. Oui, ce sont de beaux souvenirs qui me portent encore. Mon petit coin de paradis.
J’aimerais que tu puisses voir mon sourire, là.
J’aimerais aussi.
Eh bien… hum…

L’écran clignota de nouveau, et une photo s’ajouta à la page de texte. Jiwoo qui faisait mine d’embrasser l’objectif avec les lèvres exagérément agrandies.

T’es toujours aussi belle. Même quand tu fais la conne.
Et toi tu n’as toujours pas appris à châtier ton langage >< !!! Mais bon, t’as dit que j’étais belle alors je te pardonne.
Jiwoo. J’ai un autre souvenir… Quand j’étais encore plus petite, tu me racontais des histoires invraisemblables pour m’endormir…
Hé ! Développer l’imaginaire de sa petite-grande sœur c’est essentiel !
Je ne comprends toujours pas pourquoi du jour au lendemain tu m’as appelé grande-sœur. J’aimais bien être ta petite sœur.
Je suppose qu’à partir du moment où tu t’es mis à cogner les autres pour me protéger, les rôles ont été inversés. c’est pas plus compliqué tu sais.
Jiwoo. J’ai envie d’être la petite sœur ce soir. J’ai eu une journée pénible.
Allonge-toi et garde ta tablette devant les yeux. Ta merveilleuse GRANDE (et jolie!) sœur va te raconter une histoire. Mais… j’ai un aveu à te faire. J’ai pas désactivé la caméra…
Pas grave. Tant que tu ne critiques pas ma poitrine, je crois que je peux supporter. Et puis bon, au moins j’ai pas un gros cul comme certaines.
Hééééé ! Si tu continues, t’auras une photo de mes fesses au lieu d’une histoire >< !!!!
Pourquoi pas les deux ?
CHICHE !!!!!! TU SAIS PAS A QUI TU PARLES:D
Mais d’abord une histoire…
Très bien. Alors, imagine-toi un pays pleins de couleurs. Les couleurs qui existent sont forcément brillante, pleines, saturés, tu te croirais dans un monde fait de gelées sucrées multicolores en fait… Maiiiiis dans ce pays, une terrrrrible menace pèse… Les chromocrodiles !!!
Les chromochrodiles ?
Bah oui des crocodiles qui mangent les couleurs ! C’est terrible pour les habitants de ce beau pays !

Kyôkho regardait l’écran se remplir, s’endormant peu à peu. Devinant les mimiques qu’aurait pu faire Jiwoo si elle avait été là. La paix revenait. La mort de son instructeur s’estompait. Sa première exécution d’un sith ne pesait pas bien lourd face à ce qu’offrait Jiwoo. Avant de s’endormir, elle saisit un court message.

Jiwoo. Je t’aime. Grâce à toi, j’ai eu une sœur, une amie, une mère et tant.

Une photo du postérieur apparut.

Et un gros cul aussi ;-)


Kyôko sourit à moitié endormie.

J’aurais préféré embrasser une photo de ton visage. Mais bon on fait avec ce qu’on a.
LAISSE MES FESSES TRANQUILLES:D
Ma sœur a le plus beau cul de l’Univers.
Hum… les seins sont pas mal aussi tu sais;)

Kyôkho poussa un petit soupir et s’endormit. Au réveil elle trouverait le message suivant :

Merci Kyô. Tu m’appelles quand tu veux au fait. (= t’as intérêt sinon, c’est le swtich que j’attaque la prochaine fois. Et personne n’aurait envie de voir une photo de tes seins sur touuuus les holoaffichages de Korriban:3 (ceci dit, ils sont mignons tout plein. Ça pourrait adoucir les choses sur Korriban. Qui sait… Tes seins pourraient changer la face de l’Empire ? Hum… je vais réfléchir à ce plan révolutionnaire. PS : pense à épiler tes aisselles. C’est pas classe sinon.)

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Re: Seigneur Kyôkho Moorabi

Message par Jiwoo le Mer 9 Aoû - 14:43

« Finalement je n’ai pas été sur Tatooine. Je suis trop perturbée. Ce que j'ai fait à Jiwoo... était nécessaire, mais je me sens minable. Une autre idée venait de germer en mon esprit. Plus productive. Alors j’allais prendre un moment dans ce qui ressemble le plus à mon foyer, ma famille. Les bureaux de Kagawa-Corp. J’arrivais assez tard sur Nar-Shadaah, quelques courses, mon bureau… Je m’installais sur le Sofa. À quoi bon dormir dans un lit seule ? On se sent plus vivant en dormant sur un sofa. »

Le jedi entra dans le bureau de Kyôkho. La pénombre l’accueillit.

- J’ai bien senti votre signature dans la force seigneur Moorabi.
- Je devine votre sourire bienveillant Baldarhion. Vous avez un moment ?
- Mon employeur m’impose un rythme infernal je le crains…
- *Elle rit* Baldarhion… il n’y a que vous pour avoir cette répartie qui me fait toujours sourire…

Le Jedi se dirigea vers le Sofa et Kyôkho se redressa afin de lui faire un peu de place.

- Qu’est-ce qui trouble le seigneur Moorabi… La Force est perturbée dix parsecs à la ronde.
- Baldarhion. Et si nous passions enfin à un registre plus familier entre nous ?
- C’est pour me demander en mariage ?
- Tu n’abandonnes jamais hein ?
- Non… mais je vois sur votre… ton bureau un magnifique écrin ouvert avec dedans un anneau en orodium massif. Et tout un tas de paquets cadeaux autour. Alors je me dis…
- Oui, il y a un cadeau pour toi. Pas l’anneau…
- (il éclata de rire) De toute façon je t’aurais rendu folle ! En attendant, l’élu de ton coeur, il aura bien de la chance.
- Tu sais, j’ai longtemps hésité pour toi. Depuis Dimantir, il est arrivé tant de choses… Tu es ce qui se rapproche le plus de l’homme idéal.
- Alors pourquoi cet anneau non encore offert ?
- Parce que je n’ose pas.
- Il est au courant au moins des sentiments que tu nourris ?
- Je ne pense pas.
- C’est le médecin impérial de la mission « Takarak » ?
- Non…
- Humpf, on a croisé tant de monde que je ne vais pas tous les énumérer. Écoute le conseil d’un vieux jedi, d’un vieux cathar -hé ça pose en matière de sagesse !- Fonce Kyôkho.
- Plein de sagesse hein… Baldarhion… Est-ce que tu as senti un jour que tout s’écroulait ? Je veux dire… quand toutes tes prévisions d’un seul coup s’effondrent. Que tu es plus seule que d’habitude face à de trop nombreux problèmes ?
- Tous les jours depuis que je te connais ! Plus sérieusement, tu m’inquiètes. Je ne t’ai jamais vu dans cet état de fatigue. Tu veux prendre trop de choses sur tes épaules.
- Figure-toi qu’un cathar a manipulé un vote pour me donner plus de responsabilité afin de se la couler douce.
- (il éclata de rire une fois de plus) Dis comme ça… Je vais gérer Kagawa-Corp le temps qu’il faudra. Fais ce que tu as à faire. Cependant…

Elle leva les yeux vers lui, il était grave.

- Kôkho… Je te sens vraiment perturbée. Je dois te parler de mes inquiétudes. Je vois un anneau sur ton bureau, des tas de cadeaux. C’est comme si tu préparais ton départ. Comme si tu essayais de te débarrasser d’une culpabilité trop envahissante. Kyôkho, es-tu en train de me dire que tu vas mourir ?
- Je ne sais pas. Mais je veux être prête au cas où. Tu sais… Au fond, je suis préparée à disparaître depuis Korriban. Je suis soluble dans vos histoires. Je ne veux pas qu’on se rappelle de moi. Je ne veux pas laisser de traces dans la vie des autres.
- Ce que tu dis est stupide… Moi, par exemple, si tu mourais, je ne t’oublierais jamais.
- Je veux dire… hum… Ok, d’accord, je veux dire je ne veux pas que les souvenirs que les gens auront de moi les retiennent dans le passé pour les empêcher d’avancer. Je reformule donc… je veux qu’on se souvienne tout au plus de Kyôkho, une humaine qui avaient des défauts énormes, un passé sombre et sanglant. Pas seulement les choses positives. Ce qu’on doit retenir c’est que j’ai choisi la liberté et après beaucoup de morts… vivre pour les autres. Faire de sa vie un simple outil pour les autres. Accepter la charge de s’oublier.
- Humpf… Je ferai gaffe donc quand je prononcerai ton éloge funèbre. Si tu pouvais encore attendre quelques décennies ce serait encore mieux.
- Je suis fatiguée Baldarhion. J’ai besoin de gentillesse. On peut se sentir seule même bien entourée.
- Repose-toi sur moi Kyôkho. Et va offrir cet anneau à ton élu. Ça te fera changer de perspective.

Il sourit en voyant qu’elle s’était endormie. Son visage en vieillissant s’était creusé. Elle approchait de la quarantaine, et elle était de plus en plus belle. Ses rides d’expressions avaient commencé à se fixer sur son visage. Signe de stress, de fatigue. Mais… ces rides étaient magnifiques. Celui qu’elle aimait aurait beaucoup de chance. Et il allait faire son maximum afin de la soulager complètement de son travail sur Kagawa-Corp. Qu’avait-elle encore en tête ?

- (bas) Rien à faire Kyôkho. Je me souviendrai de toi comme l’esprit le plus brillant que j’ai rencontré. Un peu dérangée c’est clair, mais… je me souviendrai de ce que tu as réussi à construire. Et je le transmettrai… Mais… qui est celui qu’elle a choisi. Si c’est pas le médecin impérial, alors peut-être l’analyste du site de Manaan ? Hum….

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Devant sa cellule.

Message par Jiwoo le Ven 11 Aoû - 19:09

Jiwoo est en cellule… Je suis devant elle. Je suis désespérée. Elle… n’évolue pas… Il faut qu’elle comprenne, que jamais le monde n’attendra après elle. Elle est en complet décalage depuis que j’ai quitté le domicile familial pour Korriban. En tant que sith j’ai pu avoir accès à toutes les évaluations de ma sœur. Même celles qu’elle ne connaissait pas.

« Personnalité socialement non adaptée. Incapacité à remplir les tâches d’un opérateur. Le titre lui sera décerné à cause de ses résultats d’étude, mais tout au mieux, elle pourra servir dans les bataillons de reconnaissance »

Bataillon de reconnaissance. C’est le moyen qu’a trouvé l’armée pour se débarrasser des « inadaptés ». Inadapté hein… Quel pitoyable monde. C’est nous qui sommes inadaptés. Jiwoo est capable de déceler le beau quand nous ne voyons tous que le vide. Jiwoo pourrait s’extasier des heures sur un pétale d’hortensia. Elle y verrait des correspondances entre les langues qu’elle connaît, elle m’expliquerait comment une couleur, une forme, un végétal pouvait changer le cours de l’histoire, comment cela se transmettait, qu’une fleur, dans toute les civilisations avait un sens, que son existence marquait les saisons, la vie la mort. Elle improviserait un poème en riant comme une folle et en me regardant tendrement. Elle finirait par m’offrir la fleur avec un petit « à ton tour maintenant ! ».

Tout est vie pour Jiwoo : un son, une odeur, une couleur… Tout est mort pour moi. Je ne vois que les ennuis, réfléchit à comment imposer ma vision. La vision de Jiwoo se noie dans l’indifférence des autres. Jamais elle ne trouvera un esprit à sa hauteur et ça m’affole. Je vivrai moins longtemps qu’elle à force de prendre part à tant de combats.

Jiwoo, ta force, c’est que tu n’as pas de force. Tu n’imposes jamais rien, tu dis « oui » à tout sans réfléchir, tu découvres à chaque instant. Mais… je ne peux pas te laisser continuer. En ce moment, la haine, la colère bouillonne en moi. Ta bonté, ta beauté, ta douceur m’exaspère à ce moment précis. Tu es Belle. Je suis ton antithèse. Je te vois devant moi, pitoyable, confuse ne sachant que dire. J'ai envie de d'étreindre contre moi, te consoler et pourtant j'ai autant envie de te punir, de te faire mal, de te blesser. J'ai décidé de t'enseigner une autre leçon.

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Note du surveillant du centre de détention à l’attention de Darth Azylum.

Excellence, je m’excuse de vous déranger avec ce message qui ne sera jamais digne de vos yeux. Mais je dois vous informer que la seigneur Kyôkho Moorabi a rendu visite à sa sœur au centre de détention. Elle m’a fait ouvrir la cellule -sous ma surveillance- et a giflé sa sœur à plusieurs reprises, avec violence en lui reprochant de nuire à ses actions, de nuire à la Légion Zérek (propos prononcés tel que par la seigneur Moorabi. La détenue, Jiwoo Moorabi est resté soumise. J’ai pensé que c’était une histoire de famille et n’ai pas osé m’interposer devant une seigneur sith.

Je tenais toutefois à vous prévenir, Excellence. Je m’excuse une fois de plus d’avoir à occuper vos pensées avec mes mots indignes et insignifiants.


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Une autre possibilité ?

Message par Jiwoo le Sam 12 Aoû - 14:40

Ce que j’ai toujours aimé avec le temps c’est qu’il est une dimension comme une autre avec la spécificité que le temps ne peut s’écouler que dans un sens. Que le futur n’existe pas encore. Que chaque jour apporte son lot d’inconnu, de surprise et que c’est en grande partie non prévisible. Nous donnant la chance d’agir pour que ce soit glorieux et faire grandir notre influence.

Et aujourd’hui, j’ai eu plus que ma part de surprises. Dark Azylum m’a convoqué dans son sanctuaire ce qui serait considéré comme un grand honneur par beaucoup. J’ai conscience de ça. Je ne ressens pas tant l’honneur cependant. Je ne suis pas assez matérialiste pour faire attention aux traditions, rites et autres conneries de ce genre. La seule chose qui compte est de faire bon usage des avantages qu’on gagne. En ce sens, Dark Azylum m’a beaucoup offert aujourd’hui. C’est en ce sens, je me sens honoré. Et c’est en ce sens qu’il « m’honorera ». Un échange de bon procédés.

J’ai découvert des facettes inattendue de son Excellence. J’en suis même surprise car cela ne correspondait absolument pas à l’image que je m’étais faite de lui. Dark Azylum est un être complexe et très intéressant. Je n’en écrirai pas plus n’étant pas sûre de la sécurité de notre réseau informatique. Et je ne veux pas donner à ses opposants de quoi lui causer du tort. Bien que… Je sais qu’il saurait gérer la situation simplement en levant le petit doigt. Cependant, si des opposants ou des faibles lisent ces lignes sachez que je ne suis pas à prendre à la légère. Mon dossier impérial parle pour moi.

Dark Azylum m’aidera à digérer certaines faiblesses qui me hantent encore. Il est puissant et il a accepté de m’aider en échange de fort peu de choses. Cependant, ça ne veut pas dire que je dois me contenter de ces promesses. C’est à moi de montrer que je suis une personne qui sait ce qu’elle veut, qui a la détermination qu’il cherche. Je ne le décevrai pas en prenant toutes les mesures qui s’imposeront. Qui sait si ça ne pourrait pas être agréable même...

Mais je dois d’abord aller présenter des excuses à Jiwoo. Dark Azylum m’a fait comprendre beaucoup de chose de mes errements. Il m’a aidé à replonger dans mon passé afin de le combattre, en saisir des points essentiels que je pensais avoir dompté. Je me trompais. Jiwoo, je viens vers toi le coeur en paix. Espérant que tu me pardonneras. Car j’ai aussi pris la décision de demander à Dark Azylum de prolonger ta détention. C’est triste, mais tu feras moins de conneries pendant ce temps. »

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Rapport Mission Korriban

Message par Jiwoo le Lun 14 Aoû - 18:13

Clarté du crépuscule.

Je vieillis. J’ai beau me dire que je suis toujours puissante, que j’ai mené des centaines d’assauts, que j’ai survécu à Korriban et à tant de situations mortelles, les faits sont là. Je n’ai plus les mêmes réflexes qu’avant. Certes, je suis devenue plus maligne, je vois les choses beaucoup plus sereinement et du côté stratégique j’ai progressé. Mais… mes réflexes ne sont plus les mêmes. La forme Soresu n’est pas sith dit-on. C’est pourtant ce qui m’a permis d’arriver à mes presque 38 ans en vie. Je suis puissante, mais je deviens lente.

Aujourd’hui, je suis pleine de honte. Je suis allongée dans l’infirmerie. La confrontation d’aujourd’hui a été terrible. Pourtant, à nous tous nous avions une force de frappe impressionnante ! Bien sûr, je sais très bien que parfois la force brute ne fait pas tout. Surtout dans une équipe composée de siths. Dont beaucoup d’adeptes peu éclairés du côté obscur. Si l’ambassadrice Neenniaa avait été là, elle aurait réprouvé beaucoup des paroles qui ont été dites.

Nous étions sur Korriban afin de résoudre un problème grave. Il était établi que l’ancien Darth suprême –Darth Mungraw-- avait décidé de prendre possession du corps d’une acolyte sur Korriban. Et il ne semblait rien avoir perdu de sa Force. J’ai vu quelques holo-enregistrements très impressionnants. Hier, nous avons été faire une reconnaissance. Je m’en souviendrai longtemps. L’esprit de Darth Mungraw a tenté d’entrer dans ma tête. Une douleur abominable, une rage inimaginable. Un cri primal que j’entends encore.

Que ce serait-il passé hier si nous avions avancé plus dans le tombeau ? Eh bien, je ne serai pas là pour l’écrire. C’est aussi simple que ça. Les sith ont tendance à être encore plus revêche une fois mort. Quand je mourrai, je choisirai de ne plus exister. Tous n’ont pas cette décence. L’ambassadrice Neenniaa a décidé d’attendre l’arrivée du Fureur Impériale en orbite afin que nous ayons toute la logistique et le support nécessaire pour régler ce problème. Je doute que l’académie aurait aimé que notre ancien chef fasse un carnage sans que nous ne réglions nous-même ce problème. Nous avons déjà bien assez de choses à faire pour laisser un souci de cette taille derrière nous.

La Générale avait fait montre une fois de plus de ses capacité d’organisatrice hors-pair. À l’heure dite, tout était prêt : des autorisations pour les navettes à la présence exceptionnelle de nos équipes médicales.

Je veux rendre grâce au seigneur Leviathan qui hier a fait un travail exceptionnel et nous a permis de savoir où chercher l’acolyte. La mission pouvait donc commencer sous les meilleurs auspices. Les forces de l’académie qui barricadaient le tombeau nous ont laissé passer sans ennuis. Je dirais même qu’ils étaient « soulagés ».

Nous avons pu avancer un peu plus en avant par rapport hier. Les corps jonchaient les couloirs sinistres. L’odeur de Korriban… Elle était toujours la même. Même 20 ans après. La tension était palpable à chaque pas. Toutes ces auras de Force. La mienne, lumineuse, un peu discordante a certainement pu embarrasser quelques-uns. Ils ne se sont pas plaints toutefois. Nous connaissions nos devoirs. Une tempête d’éclair… Nous nous sommes arrêtés d’un bloc. J’avais oublié l’odeur d’ozone caractéristique de ces phénomènes de Force. Les cheveux qui restent électriques et qui collent au visage… Elle était là, devant nous. Nous dominant du haut d’une volée de marche. Ce n’était pas sa voix réelle. Toujours les mêmes menaces, digne d’un sith. Je n’en ferai pas état car c’est sémantiquement inutile. Une chose était sûre : la puissance obscure qui émanait d’elle était colossale. Toutes nos attaques étaient repoussées. Et Elle semblait se renforcer à chaque fois. J’ai bien tenté de crier d’arrêter les attaque frontales. En vain. Les ordres de l’ambassadrice Neenniaa ne seraient pas forcément respecté. Je ressentais trop de haine pour une capture de certains de mes compagnons. Tous ces égos allaient-ils creuser notre tombe. La jeune seigneure Leviathan a eu une fois de plus le nez creux. Avant que je ne puisse agir –je pensais invoquer une prison de Force lumineuse pour voir ce qui se passerait-- elle a bondit sur l’acolyte et au lieu de lui asséner un coup elle a arraché un collier étrange à l’acolyte. Aussitôt cette dernière s’est effondrée sans vie (était-ce un coup de sabre malencontreux ? Je n’ai pas pu voir, trop concentrée sur l’action du seigneur Leviathan.

Nous avons tous été très surpris en sentant la présence obscure disparaître. C’était trop simple. J’ai été examiné le corps de la pauvre petite chose qui gisait maintenant au pied de l’escalier de pierre. Elle était jeune. Encore une fois, je pensais à tout ce sang gâché sur Korriban. Tout ce sang perdu à jamais pour l’Empire, pour la reconstruction.

Nous avons rebroussé chemin. Toujours étrangement étonnés. Chacun de nous savait que quelque chose clochait. Une apparition fantomatique soudaine nous a confirmé ce fait. La puissance obscure était revenue. Les provocations pathétiques de l’inquisiteur Legaut et Ovidius ont du bien faire sourire cette manifestation de Force. C’est la dernière chose dont je me souviens. Un éboulement de rochers que je n’ai pu éviter. Je dois retourner à l’entraînement.

Je me tiens bien sûr prête pour le debriefing.

Kyôkho Moorabi.

*copie à Dark Azylum, Générale Silmargamma*

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Un moment d'égarement

Message par Jiwoo le Jeu 17 Aoû - 16:57

« Après la visite de "courtoisie" de Dreckin, je me précipite au chevet de Jiwoo, courant dans les coursives abominables du croiseur. J’ai la tête qui tourne, c’est l’enfer, mais j’ai besoin de voir Jiwoo plus que de me reposer !

J’ouvre le sas du bureau de la Commodore. Le silence est à peine troublé par un petit ronflement qui me propulse dans des souvenirs heureux. Mon ange dort à poings fermés. Je suis troublée. Tout s’écroule autour de moi et pourtant… Cette femme ne fait rien comme les autres… La paix revient brusquement quand je te vois Jiwoo. Sais-tu que tu dors exactement dans la même position que celle que tu adoptais enfant ? En chien-de-fusil, ta main gauche en oreiller de fortune, tes cheveux fous tout rouge… Oh, il y a bien quelques cheveux blancs qui ont commencé à faire leur apparition… Peu importe, tu es toujours aussi belle mon ange. Tes traits se sont creusés, tes yeux se sont attendris ; même ces petites rides à leurs coins te rendent plus belle.

Une fois encore, je pense que tu viens de dynamiter tous les projets que j’avais faits. Une fois encore, je n’arrive pas à tant t’en vouloir. Je sais que tu penses m’aider. Je sais que tu vas croire que ce que tu t’apprêtes à faire est pour mon bien. Alors je le croirai avec toi. Tu seras fière et je serai heureuse de te voir rayonner. Finalement tout ne va pas si mal, non ?

Je m’installe sur ce sofa, juste à côté de ta tête. Je te regarde vivre, heureuse. J’ai été horrible avec toi ces derniers jours. Je pensais que grâce à ce comportement outrageant j’allais te sauver. Imbécile que j’étais. Jiwoo, il est grand temps que j’arrête de te prendre pour une idiote. Tu n’es pas idiote. Au contraire, tu es trop intelligente. Bien sûr, tu ne t’en rendras jamais compte. C’est la marque de l’intelligence après tout que de se croire indigne de tout. Si j’avais été plus maligne, alors j’aurais tout fait pour que tu diriges vers l’enseignement, la recherche. Au lieu d’essayer de t’endurcir. Tu es tendre comme l’amour Jiwoo. Tu es tendre mon ange.

Je dirige une main timide pour écarter la mèche qui recouvre tes yeux fermés. J’ai le coeur qui bat à tout rompre. Jiwoo, ma petite fille, mon amie, mon tout… Je serai toujours ton inférieure selon mes critères. Ce qu’il y a dans cette petite tête d’ange pourrait changer bien des mentalités si… si je n’avais pas essayé de choisir la vie que je pensais être bonne pour toi. Le pire étant que je sais, que je sens que tu ne m’en veux pas. J’ai été horrible et pourtant, je sais que je suis pardonnée. Jiwoo est un ange, un seigneur… Petite caresse sur ta joue du bout des doigts.

Le miracle de ton réveil. Petite, nous avions ce même rituel. Je te caressais les joues, tu te réveillais, tu me souriais et alors, même malgré notre connard de père, nous savions que la journée pouvait être belle. Alors, j’ai envie de retrouver cette sensation. Dis-moi que… Oh, ton sourire….

- Kyô ?!
- Je suis là, Jiwoo tout va bien…
- Kyô !!!!!!!

Tu te précipites sur moi, pour m’étreindre à m’étouffer. Tu as toujours eu une sacré force tu le sais ? Je ne peux que laisser mon rire franchir mes lèvres. Il était retenu depuis si longtemps. Tu me dévores de baisers d’enfants, sur les yeux, dans le cou, sur le crâne. Je me sens revivre. Oui, la journée va être bonne, j’en ai l’intime conviction maintenant.

Tout aussi rapidement, tu te retrouves le visage sur mes cuisses. Je suis captivée par ton regard, par tes mimiques. Je sais que ton cerveau fonctionne à plein régime, que tu fais des liens entre toutes tes sensations, tes idées : des liens auxquels personne ne penserait. Je dois accepter ton enseignement Jiwoo. Je dois changer, évoluer. Pas toi. Tu es déjà au sommet mon ange. Je vais changer, te suivre, me laisser guider par toi. Je ne peux pas m’empêcher de déposer un baiser sur ton nez, sur ton front. Ça te fait rire, tu es la vie Jiwoo.

- Jiwoo ?
- Uhn ?
- J’ai quelque chose pour toi…

Je sors la boite contenant l’anneau pour la lui tendre. Elle s’en saisit maladroitement, manquant de peu de la laisser choir, avec un petit cri de surprise plein de joie. C’est à mon tour de rougir, je ne sais pas comment tu vas réagir. Tu ouvres la petite boite et ton exclamation de bonheur réchauffe mon âme transie.

- Kyô !!! C’est magnifique !!! ce… C’est… euh…
- Tu te souviens de la promesse que je t’avais faite quand j’avais cinq ans ?

Elle me regarde, émerveillée, je vois les larmes arriver au coin de ses yeux.

- Jiwoo Moorabi, voulez-vous m’épouser ?

J’essaye de me souvenir de l’expression que j’avais lors de mes cinq ans.

- Je… euh… Kyô… bien sûr que je le veux !! Mais euh… on est grandes maintenant ?
- Je ne sais pas… ça compte vraiment ?

Tu m’as regardée, incrédule, heureuse.

- N-non ? Je crois pas ? J’en rêvais petite. Mon prince charmant, celui qui me protégeait et qui m’écrivait des lettres d’amour tous les jours, toutes les minutes.
- Je ne sais pas si j’aurai assez de temps pour ça, mais je ferai de mon mieux. Bon, bien entendu, ce sera un mariage symbolique et…
- Je veux une belle cérémonie !!
- Jiwoo… tu sais que c’est impo…
- C’est toi le mari, c’est toi qui dois m’impressionner !!

Jiwoo, mon ange, tu vis tout tellement intensément. Je crois que tu as raison. Ne viens-je pas de dire que j’allais me laisser guider par toi dorénavant ?

- D’accord, d’accord, je me débrouillerai pour faire une cérémonie en comité restreint. Mais ça reste symbolique et…
- Maiiiiis ! Kyô !! Dis pas de chose aussi terre-à-terre en ce beau moment ! C’est la première fois qu’on me demande en mariage. Et si jamais un jour tu oses divorcer, je te parlerai plus. Je veux que tu sois un bon mari !

Curieusement, je me sens complètement paumé. Tu arrives toujours à m’entraîner dans des directions qui me perdent totalement… Je suis désarmée face à toi. Mais je souris. Je me sens heureuse de te voir ainsi…

- Et d’abord pourquoi ce serait moi le mari hein ? C’est toi la plus grande non ?

Tu as éclaté de rire, sans que je ne puisse réagir tu m’attrapes la poitrine de tes mains.

- Parce que t’as pas une poitrine de femme !
- Hé ! Jiwoo ! Arrête ça de suite ?!
- Nan !!!

Tu viens de m’attirer contre toi pour me coller la tête dans ton giron.

- Tu vois la différence j’espère ! Moi je suis une femme, Kyô !!
- Humpf…
- Tu viens de me rendre heureuse Kyô. Notre vie change aujourd’hui. Je vais t’aider à te rendre plus forte ce soir. Tu verras. Tu seras fière de moi ! Et puis… Même si le mariage est symbolique, je serai heureuse.
- Si tu le veux, Dreckin pourra même un peu officialiser la chose au niveau de l’état-civil.
- Ce… C’est vrai ?! Il est vraiment génial ce monsieur Dreckin ! C’est un ange ! Il sera notre témoin !
- O-oui… Il est… précieux.
- Et pour le voyage de noce, on fera quoi ?
- Jiwoo…
- Tu sais pas comment ça marche ? Faut grandir un peu ! Elle éclate de rire.
- Jiwoo……..

Je n’ai pas le temps d’ajouter autre chose, tu pousses une exclamation et je me retrouve dans ton étreinte. Tu ris toujours et je me laisse porter. Je me laisse porter. Une épaule sur laquelle je peux enfin reposer mon âme. Je changerai Jiwoo. Je te rendrai fière. Je suis fière de toi. J’espère qu’un jour quelqu’un t’aimera autant que moi. Est-ce possible seulement ? Je suis usée. Tu vas me réparer. Même si tout est symbolique.»

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Dans le sanctuaire d'un Darth Suprême (Part I)

Message par Jiwoo le Sam 19 Aoû - 14:16

Je me souviens maintenant… Le mal de crâne a disparu. Je suis sur un lit confortable. J’en suis la première. Lorsque Darth Azylum est venu en personne assurer mon transfert dans son sanctuaire j’avais en tête qu’il voulait juste faire disparaître un témoin. Lexïa a essayé d’empêcher ça en prenant une fois de plus des risques et des méthodes que je réprouve profondément. Elle devrait comprendre que son instinct de survie est défaillant !

Maintenant, que va-t-il se passer ? Je pense qu’Azylum va me séquestrer ici pour longtemps. Je lui ai dit que j’acceptais de devenir une de ses concubines. J’allais en payer le prix plus que je ne l’avais imaginé. Quand j’avais dit « oui » c’était uniquement dans le but d’accepter la position de numéro deux. La possibilité d’avancer mes pions. Je n’aurai eu aucun plaisir à coucher avec lui.

Mais là… Une équipe médicale est vraiment au petit soin pour moi, la chambre est luxueuse et… la décoration correspond parfaitement à mon appétence pour le côté lumineux. Il n’avait pas à faire ça. Des centaines de questions se pressent dans mon esprit. Est-ce que je connais vraiment Azylum ? La deuxième entrevue que j’ai eue avec lui a été monstrueuse. Me faire revivre des actes abominables de mon passé, menacer la vie de Jiwoo. Surtout menacer Jiwoo. Il n’avait pas été très fin pour le coup. Cette menace lui avait fait gagner ma haine totale. Mais qui suis-je pour juger au fond. N’étais-je pas en train de faire la même chose ? Monter dans la hiérarchie pour prendre sa place ? Avancer mes pions coûte que coûte ?

Il est temps de me lever et d’explorer ma… « prison dorée » ? J’avise un soldat qui monte la garde.

- Soldat… Je voudrais voir Darth Azylum. Prévenez-le.

J’avais oublié qu’Azylum avait fait trancher la langue des gardes… Le soldat s’est profondément incliné et m’a tendu un holo. Un mot de Darth Azylum.

« Chère Kyôkho, vous êtes ici mon invité estimable. Peu ont eu droit de mettre les pieds dans mon sanctuaire. Encore moins d’y résider. Vous êtes libres d’aller où bon vous semble. Explorez, apprenez. Je fais de vous ma numéro deux. J’exige donc que vous soyez au maximum de vos possibilités.

Des circonstances exigent ma présence sur le Vengeur Impérial. Quelques affaires pitoyables à gérer dont la commodore. Je vais la remettre à sa place. Des sources fiables m’ont indiqué que cette petite salope a comploté contre moi. Vous n’étiez pas au courant n’est-ce pas ? Que l’ironie est délicieuse ! Sachez que je vous pardonne. Le commandant Dreckin m’a expliqué que la commodore vous avait manipulé aussi. Je suis assez intelligent pour savoir que c’est vous qui la manipuliez. Mais j’aime ça. Vous ne faites pas de vagues, vous avancer vos force en silence… Vous changez un peu des siths décérébrés que je fréquente. C’est rafraîchissant. Dreckin m’a fait lire le rapport que vous lui aviez envoyé. Votre jugement n’est pas loin d’être presque parfait sur les inquisiteurs et les autres siths. Vos remarques sur le problème « Mungraw » étaient judicieuses même. J’ai beaucoup souri à vos remarques sur Ovidius, Legault et les autres. Votre proposition de mettre l’ambassadrice Neenniaa en Darth Suprême est judicieuse. Sauf que je compte bien ne pas mourir, chère numéro deux… Ha, j’oubliais. J’aime beaucoup la vision que vous avez de ma chère Leviathan. Très positive et ça me fait vous apprécier davantage.

Vous pouvez constater que je ne suis pas le monstre que vous imaginiez... Vous aussi vous êtes arrogante. Je me suis renseigné sur votre passé. Votre coup d’éclat sur Dimantir-IV m’impressionne. Vous n’auriez pas quitté l’espace impérial à ce moment, vous seriez certainement Darth. Mais bon. Je sais que ce n’est pas ce qui vous guide. Je ferai de vous une darth. Non seulement vous me serez utile comme je vous l’ai déjà dit, mais vous me plaisez. Malgré votre âge, vous êtes très séduisante. Et votre intelligence et votre pragmatisme me séduisent. Vous ne cherchez pas le chaos ou le pouvoir. Vous voulez contrôler. Tout comme moi. Je suis pragmatique et le pouvoir est une illusion. Tout est dans le contrôle des autres. Alors vous m’aiderez à plus contrôler.

En attendant mon retour, étudiez les artefacts que j’ai laissé à votre disposition.

Votre nouveau maître, votre nouveau futur,

Darth Azylum. »

Je reste figée. Je ne m’attendais pas à ça. Dreckin est un génie et Azylum m’avait bien baisé.

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Dans le sanctuaire d'un Darth Suprême (Part II)

Message par Jiwoo le Mar 22 Aoû - 18:13

J’entendais la pluie lourde et dense de Dromund-Kaas frapper le toit de la demeure. Je n’avais toujours aucune idée précise d’où j’étais. Chaque fois que j’ai rencontré Darth Azylum dans son sanctuaire, on me bandait les yeux au départ de Kaas-City. La seule estimation que j’avais était que le sanctuaire était à un peu plus d’une heure de vol du spatioport.

Étrangement, je ne sentais rien d’hostile à mon égard. Au contraire, les gardes respectaient ma présence et d’un simple geste du bras me laissaient mon intimité. Azylum savait que je n’éprouvais que de l’hostilité pour lui, savait que je jouais la comédie et que mon mépris de Lexïa n’était qu’une part de cette comédie. Et là, je pouvais fouler le sol de toutes les pièces d’un manoir interdit à toute personne autre que les proches du Darth suprême. Même Anolia n’avait certainement pas eu droit à un long séjour ici. J’étais une privilégié et n’en comprenait toujours pas la raison.

Après un festin digne d’un prince d’Aldérande, j’ai décidé qu’il était temps de faire plus ample connaissance avec mon nouvel environnement. Pour la première fois je quittais la grande chambre luxueuse. Une fois de plus, les gardes me laissèrent libre de tout mouvement. Ma chambre s’ouvrait sur un vaste corridor très large et très haut. De riches tentures sur tous les murs, des lustres en cristal de Ryloth. Darth Azylum ne se refusait rien… Au moins il n’y avait aucune faute de goût. Un détail me frappait cependant. Je viens d’une grande famille impériale : Or, il est de tradition dans les grandes familles de faire des galeries de ses ascendants. Montrer d’où l’on vient. Mais dans le vaste manoir de Darth Azylum, aucun portrait sur les murs de ce qui visiblement était l’aile réservée aux hôtes. D’un autre côté, Azylum m’avait fait comprendre que la présence d’invités était exceptionnelle. Néanmoins c’était étrange. Darth Azylum n’était pas d’extraction noble ?

Je poussais la porte de la première chambre face à la mienne. Aussitôt les lumières s’allumèrent et je peinais à retenir une expression de surprise. La fenêtre était murée, le mobilier était spartiate. Seule une grande bibliothèque et un holo qui projetait le portrait d’une jeune fille ravissante. Je reconnaissais les traits d’Ekaterina qui devait être vers ses dix ans. À part cet holo, rien de décoratif. Un holopad traînait en evidence sur la petite table de travail recouverte de nombreux livres ouverts. Sitôt que je m’en emparais, un message enregistré s’activa : le Visage d’Azylum semblait troublé et sa voix avait une douceur que je ne lui connaissais pas encore…

« C’est… C’était la chambre d’Alanaë. Vous avez votre sœur, j’ai Alanaë. Elle est celle qui occupe ma vie depuis le début. Alors que, enfants, nous crevions dans la misère... <silence> quiconque a un jour vu le regard d’Alanaë, ses grands yeux noirs tristes ne peut qu’être aimant. Elle détestait notre vie, le monde dans lequel nous étions. Mais elle est mon ancre. Même si elle a décidé de se séparer de moi pour… Elle l’a fait par amour. Elle l’a fait car elle culpabilisait de ne pouvoir me donner un enfant. Peut-on imaginer plus grande preuve d’amour ? Elle restait enfermée dans cette pièce toute la journée. Je… C’est ma grande erreur… Je n’ai jamais réussi à la faire sortir de cet état mortifère, dépressif. Je ne savais pas trouver les mots. Ekaterina est venue au monde artificiellement. Nous aurions pu avoir d’autres enfants par ce biais, mais Alanaë ne l’aurait pas supporté. Kyôkho, je ne vous demande pas de m’aimer. Par contre, je vous demanderai de respecter la femme qui aura toujours la plus grande place dans mon Âme. Ce ne sera pas difficile pour vous. Elle est d’une grande intelligence, fidèle dans tous ses ressentis, et comme vous a connu l’infamie dans son enfance et même bien plus tard. Mais… Alanaë garde tout pour elle. Elle ne veut pas gêner les autres avec ce qu’elle appelle « des petits problèmes sans importance ». Voilà qui est Alanaë : une grande âme qui ne veut pas prendre la place à laquelle elle a droit dans la vie. Ce n’est pas par fausse modestie mais parce qu’on a détruit sa vie depuis son enfance. »

J’avais rencontré Alanaë à quelques reprises. Elle semblait toujours crouler sous le travail, fatiguée et souvent son regard était vide. Azylum avait raison. Instinctivement, j’avais toujours eu l’envie de la prendre contre moi comme si elle avait été une enfant. Il y avait un peu de Jiwoo dans Alanaë. Mais le plus surprenant était la douceur d’Azylum dans ce message. Je comprenais ce qu’il ressentait par sympathie. Échouer à faire se sentir bien l’être qu’on aime le plus au monde. Quoi de plus terrible. J’étais certaine qu’il m’avait installé dans la chambre voisine volontairement.

- Que pouvais-tu ressentir ici Alanaë… Comment voyais-tu Darth Azylum ?

Je m’étais installée sur la petite chaise inconfortable du bureau. Je jetais un coup d’oeil aux livres ouverts. Des manuels d’ingénierie impériale sur les propulseurs de navettes. Je pouvais sentir dans mes entrailles les douleurs psychiques d’Alanaë. Chercher un moyen de trouver sa place dans la société, se sentir indigne de tout. Elle ne vivait que pour qu’Azylum ne s’inquiète pas pour elle. J’étais Azylum à cet instant. Malgré sa puissance, se sentir inutile pour soulager celle qu’il aimait était une douleur qui ne s’estomperait jamais. Je repensais alors à la scène pour laquelle je haïssais le Darth. Quand il m’avait fait revivre les viols de mon salaud de père sur Jiwoo et moi. Ce n’était pas par cruauté. Je prends conscience maintenant que je n’avais toujours pas digéré l’horreur. Il avait essayé de me faire combattre ces souvenirs. Ça expliquait l’insistance qu’il y avait mise. Et qu’il n’avait pas eu la mine réjouie que je m’attendais à voir après. Il avait voulu créer un lien fort. Bon sang ! Azylum pourquoi n’avez-vous pas été plus clair à ce moment ! Vous me donniez une partie des clefs pour vous comprendre sans l’expliquer !

Je regardais mon holocom pour avoir une idée de l’heure. J’étais épuisée. Je décidais de dormir sur le lit minuscule de la chambre d’Alanaë. C’était peut-être stupide de ma part, voire indigne, mais… Je voulais ressentir ce qu’Alanaë vivait. Pas pour tenter d’imprégner la pièce de mon essence. Pour « être » Alanaë.

Les rêves avaient été curieux… Comme si une présence sourdait de tous les murs du manoir soudain. Je me suis réveillé en sursaut. Ce n’était pas hostile contre moi… Mais il y avait une grande colère. Comme d’habitude sur Dromund Kaas, le silence était rythmé par le bruit des éclairs et de la pluie. J’avais besoin de sentir cette pluie sur ma peau, comme pour me laver des doutes qui m’assaillaient. Je poursuivrais mon exploration du « sanctuaire » plus tard. Je n’eus aucun mal à trouver le gigantesque hall d’entrée. Quelques statues de style Oricon. Un brin sinistre… La lourde porte plaquée d’orodium massif… Ce manoir était une forteresse. Les cinq hommes qui gardaient la porte me l’ouvrirent d’un simple hochement de ma tête. Une confirmation de plus que je n’étais pas prisonnière… Enfin, je le supposais.

À peine dehors, je me suis retrouvée sur une gigantesque esplanade dont le pourtour était délimité par de gigantesques statues de style Korriban. Chaque statue mesurait au bas mot une vingtaine de mètre de haut. Je marchais, le bruit de mes pas contre les dalles de marbre était presque couvert par la pluie. La sensation était délicieuse. J’imaginais Azylum venir souvent ici se reconnecter au monde réel après avoir plongé dans l’étude des secrets dont il était avide. Je me sentais vivante et décidait de profiter de la sensation en fermant les yeux quand soudain, je sentis un léger tremblement se propager à travers l’esplanade. Je me retournais pour voir le gigantesque porche de la maison. L’immensité des lieux faisait que j’avais peine à estimer la distance. J’avais fait prendre d’imprudence. Le tremblement terrestre se faisait plus insistant une présence obscure et pleine de haine semblait s’approcher. En me retournant, j’ai vu les frondaisons des premiers arbres de la forêt s’écarter. Ce n’était pas un rancor… Non… une créature que je ne connaissais que de nom. Un « monolithe de Force ». Et un grand specimen… La taille des statues me faisait évaluer sa taille à une trentaine de mètres. Je frissonnais… Objectivement, je ne pouvais pas faire grand-chose. On m’avait bien rendu mon sabre mais face à une telle créature… Je me préparais donc à un combat qui serait rapide et signerait la fin de mon existence. Les images de Jiwoo et sans que le comprenne D’Alanaë s’invitèrent à mon esprit. Finalement, où était la différence ? Azylum et moi avions ce même sentiment de culpabilité. Nous étions puissants --et lui bien davantage que moi-- mais nous nous sentions incomplets. Peu importait finalement. J’attendais ma mort avec soulagement depuis un moment.

En quelques enjambées, la créature fut sur moi. Ma posture soresu me paraissait bien ridicule. Le monstre s’arrêta au dernier moment, plongea son regard obscur dans mes yeux. Et… il fit demi-tour. Le coeur battant encore la chamade, je rengainais mon sabre et décidait de rentrer au manoir. Je devinais que toute incursion hostile dans le sanctuaire était vouée à l’échec. Ça soulevait une autre question intéressante : la puissance dans la Force nécessaire pour contraindre un monolithe de cette taille me laissait songeuse. Et être capable de communiquer avec une créature fabriquée par la Force pou lui apprendre qui ne pas attaquer –ça aussi-- stimulait mon intellect. J’ai toujours eu une vision pragmatique de la Force et non mystique. Je détestais tous ces codes, ces traditions faites pour endormir l’intelligence des masses. Darth Azylum partageait ma vision. Lors d’une de nos conversations, nous avions laissé notre cynisme s’exprimer. Nous savions tous les deux que le but derrière le code sith était que seuls les plus malins puissent contrôler ceux qui se laissaient berner par ce mysticisme de pacotille. Je méprisais le verbiage des codes siths et jedi, leur sémantique pathétique digne d’un enfant de six ans. Cynisme ou pas, j’avais là la preuve qu’Azylum ne me racontait pas de mensonge quand il me disait qu’il avait une puissance hors norme. Et qu’il me la ferait partager.

J’étais dans le coeur de son sanctuaire à présent. Sa salle de méditation. Des dizaines d’holocrons, de datacrons étaient disposés sur une lourde table en bois d’une essence rare. Un nouvel holo au milieu de cette somme de connaissances.

« Vous avez trop négligé d’étudier les pouvoirs obscurs. Vous vous êtes trop reposée sur votre maîtrise du sabre qui est certes excellente mais qui vous fait occulter la Force. Lors de nos joutes j’aimais la façon dont vous pouviez mouvoir votre gracieux corps. Au passage, vous êtes bien plus ravissante que vous le croyez. Votre beauté n’est pas seulement physique. J’aime vous voir vivre, bouger. Votre grâce réside dans vos gestes également. Pour parachever le tout, j’aime votre vision du monde, votre pragmatisme.

Mais ce n’est pas suffisant pour faire de vous ma numéro deux. Je veux que vous plongiez dans l’étude de ces reliques. Elles ne représentent qu’une fraction du pouvoir que j’ai acquis tout au long de ses années. Mais elles suffiront pour vous permettre de dominer bien des utilisateurs de la Force. Je ne vous ai pas menti. Je m’occuperai de vous faire progresser. Mais vous devez avoir cette volonté en permanence. Comme vous j’aime transmettre mes connaissances. À certaines personnes seulement. Vous avez compris que peu sont dignes du savoir.

Je regrette qu’une fois de plus vous soyez sortie de l’espace impérial après les incidents de Dimantir-IV. Vous aviez l’étoffe d’une chef de guerre. Vous auriez pu aider l’Empire à reprendre le dessus plus vite sur Zakel, sans avoir à aider cette stupide alliance. Il n’est pas trop tard. Oh… et j’ai hâte de vous retrouver afin d’échanger encore et encore sur nos histoires respectives. Vous savez être délicieusement amusante quand vous voulez. »

L’arrogance du message me fit pousser un soupir consterné. Mais… j’affichais l’exacte même arrogance. Azylum et moi étions frustrés du fait que trop de gens incompétents siègent dans les hautes sphères. Darth Azylum lui n’hésitait jamais à tailler dans le vif. Il m’avait raconté sa reprise de Balmorra. J’avais d’abord été horrifiée par le nombre de victimes. Mais ensuite il m’avait expliqué point par point pourquoi il avait pris ses décisions. Il n’y avait pas de haine (sauf pour le général incompétent qu’il avait exécuté.). La mort dans l’âme j’avais dû me rendre à ses arguments. Finalement les civils de Balmorra n’avaient plus à subir cette guerre permanente. J’enrageais. Et j’avais tort. Au lieu de me remettre en question, je préférais me retrancher dans ma vertu. Mais c’est Azylum qui avait raison quand on faisait le bilan. Nous avions joué à un de ses jeux préféré : des simulations de guerre. Avec ce que je croyais être des préceptes humanistes, j’arrivais toujours avec plus de victimes civiles que lui. Il adorait me narguer dans ces moments : « vous êtes encore plus belle en colère ! »

Alors, je me suis installée sur son trône et j’ai utilisé la Force pour ouvrir, me projeter, datacron par datcron, holocron par holocron, dans quelques uns des secrets de Darth Azylum. Le processus est épuisant : l’esprit est assailli par des milliers de pensées, le cerveau lutte pour intégrer ces pensées. D’autant plus que le contenu de certains de ces datacrons était proprement effrayant. Surtout ceux d’Oricon. Bien sûr je n’utiliserai certains de ces pouvoirs qu’en cas d’extrême nécessité…

Cinq heures s’étaient passées. Épuisée, je me rendis dans le grand salon familial. Cette pièce contrastait avec toutes les autres : De grandes bibliothèques, un mobilier beaucoup plus simple et confortable. Pas de tentures luxueuses, juste un lambris chaleureux et un vrai feu de cheminée. Le repas qu’on me servit était délicieux. Il était temps de prendre un peu de repos au coin du feu. Sur la petite table basse, un holo et un album holographique.

« Je n’ai aucun holo de mon enfance et franchement, ce serait tellement ignoble que je m’en passerai. Les holos que vous trouverez dans cet album sont pris à partir du moment où je suis entrée à Korriban. Mes sœurs, ma tendre Alanaë, ma petite Ekaterina. J’envisage d’y mettre quelques holos de vous quand vous cesserez de faire cette mine pincée… <rire> Je veux que vous compreniez d’où je viens, ce qui me fait vivre. Votre message à Dreckin n’était pas très gentil pour moi. Oui, je sors d’un cloaque boueux. J’ai eu une enfance de merde. Mais au fond… même si trop tôt j’ai dû tuer, voler, c’était pour protéger mes sœurs, ma petite Alanaë. Nous vivions dans la terreur, la faim, la crasse mais au milieu de tout ça, il y a eu de l’Amour. Le clan Van Nyusen, s’est toujours nourri de ce lien puissant qui nous unissait. Et c’est pour ça qu’aujourd’hui je suis le Darth Suprême de la Légion Zérek. Et c’est toujours ce lien familial –renforcé par ma petite Ekaterina-- que j’ai la volonté pour contrôler mon Empire. Et je veux que vous fassiez partie de cette famille. Je sais très bien qu’à part votre sœur, personne ne vous rattache à la vie. Alors Jiwoo et vous devez agrandir votre clan. Je vous accepterai.

Bien sûr, vous avez deviné que quand je menaçais votre sœur de mort, c’était pour scruter votre réaction. Vous ne m’avez pas déçu. Vous avez tenté de masquer votre bouleversement, mais vous étiez trop lisible. J’ai compris que vous iriez très loin pour qu’elle vive. Même jusqu’à simuler une haine farouche contre elle afin qu’elle retourne à sa petite vie tranquille sur Kaas-City à tourner avec son droïde illégalement trafiqué. Ce que vous ne savez pas c’est que j’ai donné ordre aux officiers de la Légion de ne pas toucher un seul cheveux de votre sœur. C’est passible de lourdes sanctions même. Je protégerai ma nouvelle famille, vous protégerez votre nouvelle famille. C’est ainsi que ça marche. »

J’ai regardé longuement chaque holo de l’album. Troublée. Les sourires d’Azylum parmi les siens étaient lumineux. Il avait réussi là où j’avais échoué avec Jiwoo : ses sœurs, sa fille étaient heureuses sur les images. Alanaë était souvent sombre quand elle était prise seule, mais en présence d’Azylum ou des autres membres de sa famille, un léger sourire naissait sur ses lèvres. En refermant l’album, j’ai essayé d’imaginer Jiwoo dans ces holos. La rattacher enfin à une vraie famille. Et… Moi aussi j’avais envie d’enfin sourire et de construire quelque chose de nouveau. Darth Azylum aurait pu m’exécuter pour mes nombreuses décisions contraires à ses intérêts. Mais… il avait choisi autre chose pour moi. Il voulait m’accepter, me faire une place dans une vie à ma mesure. Mon pragmatisme me fait très souvent passer pour une salope sans coeur. Comme lui. Mais au fond, nous n’avons que de l’amour non réclamé.

La fatigue, mon esprit bouleversé, l’absence de Jiwoo, me trouver seule au milieu d’un sanctuaire qui voulait m’accueillir… C’était trop. J’ai passé la nuit à pleurer tentant de recoller les morceaux de mon existence. J’avais une nouvelle chance d’évacuer mes doutes, mes frustrations, d’offrir à Jiwoo ce qu’elle méritait, de m’intégrer à une nouvelle famille et de faire grandir notre influence, notre contrôle. Darth Azylum me voulait dans sa vie. J’allais accepter de mon plein gré. Je ne voulais pas penser aux conséquences. Je voulais simplement ne plus être seule et vivre avec un esprit à ma hauteur. Non, un esprit plus grand qui me guiderait vers plus de hauteur encore. Je vais accepter la demande en mariage de Darth Azylum. Je protégerai notre clan, Je respecterai Alanaë plus que tout. Je serai Kyôkho Van Nyusen. »

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Un nouvel avenir

Message par Jiwoo le Sam 26 Aoû - 19:22

Il s’est passé tant de choses… Alors je dois les écrire pour ne pas perdre le fil. J’ai quitté le sanctuaire comme une âme en peine. Mais il fallait aussi que j’enquête sur la disparition de ma sœur. Un des médecins personnel d’Arnnaë a préparé mon transfert dans le centre médical de Kaas-City avant mon retour sur le croiseur.

Arnnaë est mort. Je n’ai pas voulu le croire. Le peu d’informations que mes suivants dans la Légion m’avaient envoyées était pour le moins confuse. Jiwoo avait été ramenée comme par miracle par une mystérieuse femme. Mais… Elle était à l’infirmerie à présent. Choquée par la mort de Dreckin, mon absence, par la commodore en prison, elle a perdu la raison et a régressé au stade enfantin.

Autre chose de déroutant… Le médecin qui préparait mon certificat de sortie m’a adressé ses félicitations. Devant mon incompréhension, il a rougi et m’a indiqué que… J’étais enceinte. Il pensait que j’étais au courant car visiblement, j’avais reçu un traitement hormonal (confirmé par des analyses sanguines). Arnnaë… Je n’aurais rien eu contre te donner des descendants. Mais me donner un traitement sans m’en parler n’était-il pas un peu stupide ?

Je n’avais pas le temps de trop réfléchir de toute manière. Il y avait une réunion importante des siths de la Légion pour nommer un nouveau Darth Suprême. Même pas le temps d’organiser une veillée pour Arnnaë. Mais je suppose que la défaite infligée par ses sauvages sur Adumar avait changé la donne. Nous devions reconstruire. Si Arnnaë m’avait laissé des consignes je sais qu’il m’aurait demandé de postuler à ce poste. Ce n’est pas mon intention. Je préfère rester au milieu de la hiérarchie, dans les secrets des uns et des autres. Pour contrôler, il faut avoir un pied dans les cercles du pouvoir, suffisamment de temps libre et échappé un peu au regard auquel est soumis un chef.

Il était cependant hors de question que je ne donne pas mon opinion. L’ambassadrice Neenniaa était la meilleure option. Elle ne ferait pas de vagues et sa quête du pouvoir laisseriat de la marge de manœuvre aux autres siths. Un autre membre du clan Van Nyusen aurait pu être une bonne idée. Mais Leviathan était trop jeune et de drôles de rumeurs circulaient au sujet de Gekikara.

Il y avait l’ambassadrice, Legault et son apprentie, Ovidius et le sith Staynn. Une fois encore je voyais mes plans s’effondrer. Ovidius a été choisi. Cet homme était le pire choix. C’est un exalté et il ne laissera aucune liberté aux autres siths. Il ne fallait pas pour autant m’en faire un ennemi. J’ai donc émis mes réserves et donner ma voix pour lui. Par chance, les autres ont accepté de me redonner mon titre de seigneur que j’avais obtenu un peu officieusement après les incidents de de Dimantir-IV.

Même si personne ne le savait encore, j’allais à présent tout mettre en œuvre pour restaurer la puissance de mon nouveau clan. Le clan Van Nyusen devait retrouver sa place de leader. Ce serait mon objectif. Darth Ovidius commettrait un jour une faute. Je ne raterai pas l’occasion quand elle se présentera. Un Van Nyusen sera Darth Suprême de nouveau. Et pour cela, il fallait agir de suite. J’allais convaincre Alanaë de reprendre la direction du clan. Elle n’est pas dans la Force, mais elle avait la considération d’Arnnaë. Elle arriverait à faire aller le clan dans le bon sens grâce à son intelligence et son abnégation. Elle arriverait à contrôler ses belle-sœurs et sa fille. Elle arriverait à me faire accepter Jiwoo et moi par le reste du clan. Elle sera l’avenir de notre famille. Et moi j’agirai pour asseoir une de mes nouvelles sœurs sur le trône du darth suprême quand il en sera temps. La Légion est puissante. Elle sera notre outil pour donner la mesure d’un nouvel Empire en pleine reconstruction. Le nom de Van Nyusen sera respecté pour les siècles à venir. C’est mon devoir à présent.

*-*-*-*

Tandis que je tentais en vain de digérer le revers de la nomination d’Ovidius, je me retrouvai en salle d’entraînement. L’apprentie de Legault était là. Concentrée. Mais… sa façon de faire m’intriguait au plus haut point : elle amorçait des gestes parfaits techniquement mais ne les achavait jamais… Essayait-elle d’éprouver la frustration ? Legault était-il assez sérieux dans son enseignement.

Je me souvenais d’elle lors de la réunion. Elle était loin derrière son maître, l’air digne et concentré. N’y tenant plus, je me suis approché d’elle. Je n’avais pas grand-chose à corriger de sa posture. Juste qu’elle laisse un peu plus ses épaules souples. Lors d’un long combat, trop solliciter les muscles de l’épaule peut avoir des conséquences dramatiques. Très vite elle a intégré naturellement cette nouvelle contrainte de souplesse. Mais… Elle ne finissait toujours pas ses gestes. Tandis que Sumia arrivait pour me parler, je décidai de faire d’une pierre deux coups : ignorer Sumia et surtout, voir ce que valait l’apprentie de Legault en duel. Un peu confuse, la jeune Zabrak a accepté.

Le début du duel était surprenant. Une fois encore elle ne terminait pas ses coups. Je décidais donc de ne pas lui faire de cadeau et de la pousser dans ces derniers retranchements. Je lui apprenais également que s’entraîner tout en tenant une conversation soutenue était un bon moyen de travailler sa concentration. Comme un musicien, il faut garder la notion du temps et réfléchir à la suite sans dévier de ce temps primordial.

J’arrivais à la mettre un peu en colère. Un superbe éclair de force assez puissant a rapidement jailli de ses mains. Bien sûr, rien de dangereux pour moi et je décidais de pousser l’épreuve un peu plus loin en la projetant au loin. J’ai bien sûr amorti sa chute. Elle est revenue rapidement dans le combat et cette fois-ci, elle a mené les assauts complètement. Elle est très douée. Avec un entraînement structuré et régulier, elle serait une bretteuse redoutable. Une grande sith un jour. J’aurais été fière à la place de Legault. Une nouvelle idée germait en moi. Depuis ma dernière apprentie qui m’avait à présent bien dépassé en puissance, j’étais… frustrée. Je voulais de nouveau transmettre mon savoir, mon héritage spirituel. Cette jeune Zabrak était d’un potentiel équivalent à Aïnah. J’allais demander à Legault de me céder son apprentie. Et pour cela, quoi de mieux que me rapprocher un peu de Sumia ?

J’ai donc pris sur moi pour paraître poli devant Sumia. Ce qui n’a pas été ni simple, ni naturel. Cette dernière voulait simplement rester auprès de Jiwoo pour l’aider à se rétablir. J’ai de suite deviné qu’elle éprouvait des sentiments tendres pour ma sœur. Je déteste Sumia. Peut-être ne suis-je pas juste et trop jalouse. Objectivement, je sais que Sumia est une personne douce et gentille. Pas très maligne mais elle serait, sous contrôle, une parfaite infirmière. J’allais ordonner le transfert de Jiwoo dans notre demeure familiale avec Sumia. Je proposerai bien sûr de rembourser la Légion des soldes versées à Sumia. De toute manière elle n’était pas une pièce essentielle. Je savais également que Legault serait soulagé de voir sa fille loin d’ici. L’incident Lucena ne plaidait pas pour sa famille.

Legault a vite accepté, presque heureux de se « débarrasser » de son apprentie. Cyäne, mon apprentie a paru soulagée aussi. Je peux la comprendre. Tout se mettait en place finalement. Quelqu’un veillerait sur Jiwoo, j’avais un clan puissant à ramener sur le devant de la scène et une apprentie qui m’enthousiasmait. J’allais donner naissance à un enfant que je porterai aux portes du sommet de l’Empire.

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@Générale Silmargamma : Rapport d'incident

Message par Jiwoo le Mer 30 Aoû - 13:24

Rapport pour la Générale Silmargamma sur l’incident de l’infirmerie.

« Générale, il s’est passé des faits plus que troublants cette nuit. Mais ils sont aussi porteurs d’un espoir nouveau. Peut-être que quelque chose de feu Darth Azylum a survécu. Si je peux le confirmer je sais qu’il sera de notre côté une fois son esprit apaisé. Je vais surveiller de près son apprentie qui semble avoir un lien privilégié avec lui.

Tout a commencé quand son apprentie s’est rendue auprès de son cercueil afin de se recueillir. La proximité psychologique entre elle et son maître ont fait que la Force a réagi de façon extraordinaire : comme si une part de vie était resté dans le corps de son Excellence. L’apprentie s’est alors sentie comme possédé, des images violentes et une sensation de haine intense sont tout ce dont elle se souvient. Elle s’est alors mise à saccager l’équipement médical à proximité. Par chance nous ne comptons qu’une blessure par la force chez un infirmier. Je ne préconise aucune sanction contre l’apprentie Kalone. La force de son Excellence était bien connue de tous et il me paraît presque impossible que quiconque puisse résister (d’autant plus une jeune apprentie) à sa présence spirituelle. Elle peut aussi être un lien utile.

J’ai ensuite pris sur moi de tenter une expérience. J’ai demandé à tout le personnel non utilisateur de la Force de sortir de l’infirmerie en emmenant les lits des blessés. J’ai demandé à la capitaine Alanaë de rester en revanche. J’explique ce choix par le fait qu’elle est celle que son Excellence a toujours aimé plus que tout. Sa présence était indispensable afin d’apaiser une éventuelle manifestation de Force de feu son Excellence. Mon apprentie était également prête à limiter les dégâts en cas de problème majeure.

Générale, pour que vous compreniez la suite, je dois vous révéler que j’ai accepté d’épouser feu son Excellence. Cela expliquera pourquoi j’ai agi comme je vais vous le révéler. N’y voyez aucune volonté de mettre en avant un caractère « romantique » cependant. Lors de mon séjour au sanctuaire, Darth Azylum avait laissé de nombreux artefacts à étudier à mon attention. Un peu comme si il avait prévu que quelque chose allait se passer. Les visions d’avenir dont nous bénéficioins ne sont pas une science exacte. C’est tout au plus une sorte de rêve basé sur des probabilités et souvent quand la chaîne des événements change, ces visions s’avère finalement fausse. Mais son Excellence était puissant et de ce fait il avait accès à des « visions » plus clairvoyantes que la moyenne.

J’avais donc appris par un datacron comment tenter de parler avec ce qui peut rester de force vitale dans un corps (une technique inventée par les maîtres d’effroi). Je ne suis pas une utilisatrice de la Force très versée dans ce genre de sortilège profondément obscur (Pour ma part, il n’y a qu’une force et des utilisations plus ou moins corrompue de celle-ci) mais j’ai décidé d’utiliser ce que Darth Azylum avait bien voulu m’apprendre. C’était logique dans cette situation et je devais faire confiance à mon instinct, à la clairvoyance de son Excellence.

Je me suis approchée du caisson cryogénique et j’ai commencé à appliquer le protocole de force imaginé par les maîtres d’effroi. Une sensation très désagréable s’est emparée de moi. Je tiens ici à louer le courage des prétoriens qui sont restés, de mon apprentie et de la capitaine Alanaë qui n’ont jamais manifesté le moindre signe de fuite. J’avais également donné pour instruction à mon apprentie de mettre fin à mes jours si quelque chose de trop dangereux se produisait. Avec les maîtres d’effroi, rien n’est jamais vraiment sûr.

Je serai brève : j’ai réussi à établir un lien avec une signature dans la Force. Je savais que c’était son Excellence. J’ai ressenti sa colère, le mot « trahison » s’est imposé dans mon esprit. Mais… j’ai aussi eu la chance de sentir que quelque chose de son Excellence a survécu. C’est un formidable espoir et j’en parlerai avec l’ambassadrice Neenniaa qui saura certainement me guider. La suite, je ne la connais que grâce à mon apprentie qui a pris soin de moi lorsque j’ai perdu conscience

Générale, il faut que vous compreniez que les siths feront leur devoir jusqu’au bout. Non seulement pour la Légion mais surtout pour l’Empire que nous servons et que nous voulons voir revenir dans sa glorieuse présence. Un nouvel Empire.

Seigneur Kyôkho Moorabi. »

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Re: Seigneur Kyôkho Moorabi

Message par silmargamma le Jeu 31 Aoû - 22:41

MESSAGE DU HAUT COMMANDEMENT DE LA LEGION ZEREK

Seigneur Kyokho, nous avons bien pris acte de ces précieuses informations. Si une chance existe de faire revenir parmis nous son Excellence Darth Azylum, il nous faudra la saisir.
Cependant nous vous recommandons la plus grande prudence car nous ne savons pas quel pourrait etre les risques eventuels.
Nous vous laissons gerer cela avec l'ambassadrice Neenniaa et son Excellence Darth Gekikara.
Soyez assurée que l'armée Impériale restera toujours a la disposition des Sith.

Silmargamma, Général en chef de la Légion Zérek.

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Re: Seigneur Kyôkho Moorabi

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