Jiwoo Moorabi - BG

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Jiwoo Moorabi - BG

Message par Jiwoo le Mar 8 Aoû - 14:03

[Je recopie ici le post fait sur le topic présentation afin qu'il soit à la bonne place.

Je précise que les tranches de vie ne sont pas dans l'ordre chronologique étant donné que je préfère souvent rajouter de petites touches pour épaissir un peu la consistance de Jiwoo et de sa soeur Kyôkho. Je fais quelque modification sur l'âge également afin que ce soir plus cohérent.]


*-*-*

Jiwoo rougit soudain. Les autres enfants semblaient vraiment en colère, elle pouvait sentir que ça allait mal tourner. Très mal tourner même… C’était tellement ridicule… Elle avait bien dit à ses parents qu’elle ne voulait pas aller à cette « fête ». Et là, elle contemplait le reste de son assiette qui ornait les vêtements du fils d’un grand Moff. Celui dont on célébrait la promotion aujourd’hui.

- Euh… Je suis… euh désolée…

Elle regarda à droite à gauche en espérant qu’un adulte voit la scène. Peine perdue, elle était dans la zone réservée aux enfants des huiles de l’Empire. Après tout, son père était commandant à bord d’un croiseur. Ça faisait d’elle aussi une privilégiée non ?

- Je euh… vais prévenir mon père… on remboursera tous les frais de euh…
- Tu rigoles ou quoi ?! Tu viens de foutre en l’air mes vêtements tout neufs !! Je pourrai pas être à côté de mon père quand il va recevoir ses insignes ! Je te hais Jiwoo, t’as toujours été une plaie ! Toujours !

Le jeune garçon commença à lever sa main pour flanquer une vigoureuse gifle à la petite Jiwoo. Cette dernière ferma les yeux en maudissant une fois de plus sa maladresse. Elle ne put qu’entendre un cri de douleur et des exclamations de surprise des autres enfants. Elle entrouvrit les yeux, toujours tremblante. Sa sœur était devant elle. Elle ne pouvait voir le visage menaçant qu’elle affichait, mais… vu la mine effrayée des autres enfants, elle la devinait aisément.

- Le premier qui touche à ma sœur, je le massacre.

Sa petite sœur… Petite sœur par l’âge : Kyôkho était de quatre ans sa cadette, mais c’est elle qui se comportait en grande sœur. La joie de ne pas prendre un coup était mêlée à la honte de dépendre de sa petite sœur de six ans. Kyokho était connue comme étant une véritable furie, un vrai ouragan et elle était sensible à la Force. Ce fait était connu des autres enfants ce qui fit que rapidement, il ne resta plus que Jiwoo et sa sœur dans la petite salle richement décorée. Kyôkho se retourna alors et inspecta sa sœur des pieds à la tête.

- Ils ne t’ont pas touché hein ?!
- N-non… euh…
- Je t’avais dit de pas t’éloigner de moi !
- D-désolée…

La mine contrite de Jiwoo fit pousser un petit soupir à Kyôkho, suivi d’un sourire et attrapa la main de sa sœur.

- Jiwoo, petite sœur… C’est pas un reproche. C’est que je m’ennuie sans toi. C’est pas pour te surveiller. Enfin… pas que. J’aime pas quand tu t’aimes pas et là, je vois bien que tu t’aimes pas beaucoup. T’es quelqu’un de bien Jiwoo. Seulement t’arrives toujours pas à le voir et des fois, je te jure, ça m’ennuie !

Kyôkho qui faisait une tête de moins que Jiwoo, posa doucement ses mains sur les joues de sa sœur pour attirer son visage au niveau du sien. Elle la regarda droit dans les yeux.

- Faut que tu progresses Jiwoo. Je serai pas toujours là, et… si tu veux pas que je m’inquiète, alors fais un effort. Concentre toi.

Délicatement, Kyôkho déposa un petit baiser sur l’immense cicatrice qui barrait le bas du visage de sa sœur.

- P-promis grande sœur…
- Alors maintenant, on va aller dans la salle de cérémonie et on fera des parties d’holopazzak. Je veux que tu m’aprennes tous tes trucs !

*-*-*

Bien des années plus tard :

Jiwoo regardait Kyôkho qui était en train de finaliser son paquetage. Elle était bouleversée, les mots ne voulaient pas venir.

- Jiwoo… Ça va aller. Je me sens sereine et prête. Korriban n’est pas un lieu que je crains. Tu connais ma Force. Alors, je te défends de t’inquiéter pour moi. Tu entends ?
- J-je… Tu auras beau me dire de rester zen, tu sais très bien que c’est impossible… Et puis, et puis… euh…
- Jiwoo ! C’est moi qui suis folle d’inquiétude pour toi. Je t’avais dit de ne pas aller dans l’armée !
- Euh… ça n’a rien à voir…

Furieuse Kyôkho se retourna avec son air revêche. Aussitôt Jiwoo poussa un petit couinement de peur et pâlit.

- Bien sûr que si ! Tu ne m’écoute jamais Jiwoo !
- M-mais tu sais très b-bien que papa n’aurait jamais voulu que…
- Papa est un imbécile qui ne connaît rien à la vie. Il faut te défendre, bordel à Hutt ! Jiwoo… Tu aimes la littérature, l’histoire, alors au moins, essaye de demander une affectation dans les services de récupération !
- J-j’essayerai… Mais, je…
- Écoute-moi « petite » sœur… Le visage de Kyôkho s’adoucit soudain. Dans l’Empire, il n’y a qu’une personne que j’aime et que je respecte. C’est toi. Alors le temps que je fasse mes preuves sur Korriban, ne fais rien de stupide, reste à l’écart des siths ! Le meilleur moyen d’éviter d’avoir des ennuis avec les siths, c’est de ne pas les croiser.
- I-ils ne sont pas tous comme « ça »…
- Tu ne peux pas le savoir avant de leur parler. Et crois-moi il y en a des trous du cul à l’égo démesuré. Et quand l’égo se mêle à la puissance, c’est jamais bon.
- Alors euh… On pourrait s’enfuir et euh… choisir une autre vie ?

La candeur de l’assertion fit grandir le sourire de Kyôkho.

- C’est tentant Jiwoo… Mais… Je choisis de faire changer les choses de l’intérieur. Je sais que je me fais des illusions certainement, mais j’ai une volonté. Une volonté inébranlable. Fuir ce monde que nous n’aimons pas ne me convient pas. Je veux faire un monde pour toi.
- Je… Je…

Kyôkho saisit les mains de sa « petite » sœur et les étreignit avec puissance.

- Tu sais Jiwoo, tu as l’impression d’être insignifiante que je suis la plus forte de nous deux, mais… réfléchis un instant. Qui a construit mes certitudes ? Qui m’a appris toutes ces belles choses sur lesquelles personne ne s’arrête ? Qui m’a appris à lire, à comprendre la poésie cathar ? À saisir les subtilités du conditionnel de politesse 4ème forme Twi’lekk ? Jiwoo… C’est toi qui a construit mon monde… Non… c’est toi qui m’a offert le monde depuis toutes ces années. Et arrête de faire cette tête d’idiote écervelée. Jiwoo est grande ! Jiwoo a les connaissances de tout ce qui est beau !

Bien entendu, le bouleversement de Jiwoo amena encore une fois cette dernière à se bloquer complètement.

- (soupir) Jiwoo sera toujours Jiwoo hein… Peu importe, ça ne change pas l’admiration que j’ai pour toi. Alors pour toi, je jure de tout faire pour rendre ce monde plus juste. Et si jamais un jour je doute… Alors je me souviendrai toujours de la passion que tu mettais à m’apprendre le Cathar… Tu sais… à cause de toi, grâce à toi, je pense dans cette langue maintenant. Alors… « Prends soin de toi fellawen ». J’aime ce mot… « Fellawen » il est impossible à traduire en basic ou en imperius… Mais il contient ton essence Jiwoo.

Jiwoo trembla et se mit à sangloter. « Fellawen » c’était le mot honorifique qu’utilisaient les écrits cathar anciens pour désigner les fondateurs des mythes et des croyances.

- C-c’est bien trop Kyôkho…
- Hé ! Ce n’est pas assez je le crains. Mais j’ai encore de longues années pour trouver, pour inventer un mot, un concept pour toi.

Elle prit sa « petite » sœur dans les bras et la serra fort contre elle jusqu’à ce que les sanglots cessent. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire en sentant l’étreinte maladroite de Jiwoo. Elles avaient toujours cette différence de taille d’une tête… Jiwoo avait posé sa joue meurtrie contre le crâne de Kyôkho.

*-*-*

Sa première mission. Son premier déploiement. Tout était effrayant le bruit des mortiers, des tirs de blasters au loin était tétanisant. Elle aurait dû écouter sa sœur. Ce n’était pas une place pour elle.

- Bon sang ! Tu n’es plus une enfant Jiwoo !

Se parler à elle-même l’aidait généralement à retrouver un peu de consistance, un peu de courage. Mais là… Sa mission était d’infiltrer un ancien refuge de résistants balmoréens afin d’essayer de mettre la main sur de vieux fichiers informatiques. Le gros problème étant que l’ancien refuge était toujours occupé… Elle avait activé son générateur d’invisibilité. Elle vérifia que ses munitions non léthales étaient bien engagées dans le canon de son arme. Théoriquement, elle avait choisi une dose de soporifique assez puissante pour endormir un bantha. Le tout était de viser juste et d’endormir un par un les résistants… Elle sursauta quand son oreillette s’activa.

- Caporal Moorabi, vous en êtes où ? Rouge 1 et Rouge 3 sont déjà à leurs objectifs.
- Euh… toute est euh… sous contrôle capitaine ! Je serai bientôt sur objectif. Euh… Terminé.

La liaison se coupa. Elle ne pouvait plus reculer. Ses paumes étaient d’une moiteur qu’elle ne se connaissait pas. Elle ajusta un des gardes qui flattait une uxibête visiblement domestiquée. Elle pressa la détente.

Sous ses yeux médusés, elle vit l’uxibête se figer et tomber sur le flanc, écrasant le garde qu’elle visait, avec un hurlement ce dernier contracta sa main et son fusil blaster tira une rafale qui atteignit un bidon d’ergol liquide qui explosa, créant une gigantesque flaque enflammée. La flaque s’étendit jusqu’à un important dépôt de carburant qui était en train d’être déchargé. Le sol trembla et le souffle s’engouffra dans la petite grotte. Des cris affolés surgirent et une vingtaine d’hommes armés prit ses jambes à son cou s’entassant dans un walker de récupération pour filer.

Hagarde, elle s’approcha de l’entrée de la grotte. Les données informatiques étaient définitivement non récupérables… Elle se retourna vivement en entendant une plainte. Le torse du garde dépassait à peine de l’uxibête endormie… Elle se précipita vers l’homme et désactiva son générateur d’invisibilité. Il était très mal en point.

- S-saleté d’impériaux !
- Je… euh… désolée… Je euh… vais vous euh… soigner…

Doucement elle saisit le garde sous les aisselles après avoir prudemment éloigné son blaster. Il avait les jambes broyées. Toute confuse, elle appliqua le protocole de soin adapté. Le temps fila sans qu’elle s’en rende compte. Le résistant était au moins aussi confus qu’elle.

- Mais… pourquoi tenter de me sauver ?
- Je euh… C’est compliqué, vous êtes un ennemi euh… idéologique, mais euh humainement… Je ne pense pas non ?
- Vous êtes bizarre…
- Euh… est-ce bien important dans ces circonstances ?
- Non, je ne crois pas…
- Voilà, vous êtes stabilisé… euh… je vais vous ramener votre radio pour que vous puissiez appeler vos amis et euh… en espérant ne pas vous recroiser de si tôt…

Elle alla prendre la radio qui traînait non loin pour la poser à côté du résistant. Puis elle s’éloigna en attendant que son générateur d’invisibilité soit à nouveau chargé. Le résistant l’interpella alors qu’elle avait fait quelques mètres.

- Impériale… Faites gaffe à vous… Vous êtes pas faite pour la guerre…
- Euh… M-merci monsieur, je euh… ferai attention…

Le debriefing fut un calvaire. Elle avait échoué dans sa mission, et les deux officiers responsables des opérations de son unité ne cachaient par leur colère abyssale.

- C’est inadmissible ! Non seulement les données ont été perdues, mais de plus les résistants ont redispatché leurs troupes dans ce secteur ! Nous n’avons plus l’opportunité de mener les missions d’infiltration prévues !
- Nous avons décidé de réclamer une cours martiale ! Je réclame la peine de mort pour votre comportement inadapté !

Le sas de la salle de commandement s’ouvrit sur une sith vêtue d’une lourde armure de cortose. Jiwoo ouvrit des yeux ronds. La petite taille, le port de tête, la posture du corps nonchalante… Malgré le masque terrifiant, elle sut que c’était sa sœur. Elle savait qu’elle menait des opérations sur Balmorra, mais…

- Commandant, cette femme, ma sœur va être réaffecté sur Dromund Kaas. C’est ma décision et comme vous le savez, mes prérogatives sont au-dessus de celle de l’armée.
- M-mais seigneur, elle a…
- Elle a détruit un complexe abritant des résistants. Les aléas de la guerre. Caporal Moorabi, suivez-moi. Vous êtes démobilisée de cette unité tactique et êtes réaffectée à la deuxième division d’infanterie.

Mécaniquement, toujours perplexe, elle suivit sa sœur qui la mena rapidement à une chambre luxueuse. Visiblement, le statut sith avait bien des avantages. Kyôkho retira son masque. Un air sombre sur le visage, elle prit la parole d’une voix glaçante.

- Il y a deux choses que je ne comprends pas. D’abord, tu savais que j’étais sur Balmorra et pourtant tu n’as pas daigné me rendre visite.
- J-je euh… ne voulais pas euh… te déranger…
- Le pire est que je sais que c’est vrai. Le pire est que tu puisses croire que tu me déranges !!
- Je… Je…
- (d’un geste impératif elle lui coupa la parole) La deuxième chose est que tu as ignoré toutes mes propositions de réaffectation. Les deux militaires qui étaient tes supérieurs sont des bouchers. Je t’avais prévenue !! ALORS MAINTENANT TU VAS M’ÉCOUTER ET FAIRE CE QUE JE DIS !

Le visage de Jiwoo se décomposa de tristesse. Une fois encore sans Kyôkho elle serait morte.

- J-je… v-voulais que euh… tu sois fière de moi… je…
- Mais petit imbécile ! Tu n’as rien à me prouver ! Je suis déjà fière de toi et l’admiration que j’ai pour toi est toujours intacte ! Je t’admire pour ton esprit brillant, ton regard doux sur les autres ! Je ne peux pas admirer quelqu’un pour un fait d’arme !! C’est stupide et c’est tellement pas toi !!
- Je… Je…
- « Je.. Je » c’est toujours ce que tu dis quand tu ne sais pas comment gérer tes émotions. Alors, tais-toi et respire ! Je ne te juge pas. Je ne te jugerai pas. Jamais. Par pitié… p-prends soin de toi. C’est tout ce qui compte. Bordel à Hutt ! Voilà que c’est moi qui pleure maintenant… Stupide Jiwoo !!

*-*-*

Elle avait quarante et un ans à présent. La vie était paisible sur Dromund Kaas. Visiblement Kyôkho avait donné des instructions très précises. Elle avait une grande autonomie et on ne lui confiait que des missions de patrouille de routine dans tout Kaas-city. Elle jeta un coup d’oeil sur le droïde qui l’accompagnait. Kyôkho le lui avait offert. Elle savait que le droïde avait une ligne directe avec sa sœur. Elle se sentait un peu prisonnière mais… d’un autre côté elle avait retrouvé un peu de sérénité. Elle avait pu continuer à écrire son anthologie de la poésie cathare. Encore quelques pages et elle pourrait la publier. Un ouvrage dédié à sa « grande » petite sœur.

Kyôkho et elles s’échangeaient de longs messages tous les jours. Jiwoo était frustrée. Kyôkho devenait amère. Visiblement, elle n’arrivait pas à donner vie à ses projets d’un Empire plus juste. Même si elle essayait de le cacher, Jiwoo le devinait à la lecture de ses longues lettres. Et si elle agissait à son tour pour Kyôkho ? Elle avait pris un peu de maturité.

Soudain, en patrouillant sur le marché, elle entendit « oui, ils donnent des armes là ! C’est génial ! ».

Un groupe donnait des armes ? Ça sentait les ennuis, elle devait agir…


]HRP]

Nom du perso : Jiwoo Moorabi
Classe : agent-secret soin. (Possibilité de respé DPS pour les besoins:) )
Âge : 41 ans actuellement.

Jiwoo est extrêmement maladroite et devra être surveillée lors des missions RP. Elle mettra toujours beaucoup de bonne volonté, mais la maladresse… (sans compter que je n’ai JAMAIS de chance aux /rand Very Happy ).

Les bons côté de Jiwoo : elle a une grande culture et parle couramment plusieurs langues (basic, cathar et Twi’lekk par exemple). Douée d’une profonde empathie, elle ne pourra jamais faire de mal à qui que ce soit.

Si cela est possible, j’aimerais aussi pouvoir intégrer ma guerrière sith dans le RP et bien sûr pour les activités PVE. Kyôkho est une tankette plutôt bien équipée (rang 300 de GC et toutes les pièces améliorées) qui se fera une joie de vous accompagner que ce soit pour le RP ou le PVE:)

Jiwoo et Kyôkho sont deux sœurs très liées et fortement lumineuses. Des caractères très opposés mais un amour filial, fraternel indéfectible Smile

PS: je m'excuse d'avance pour les fautes qui auraient pu subsister malgré une relecture --presque- attentive. Bien sûr je peux adapter pour mieux coller au BG de la guilde et répondrai à toutes les remarques/questions.

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L'incident Lexïa

Message par Jiwoo le Mar 8 Aoû - 20:22

« Constatons en passant qu’une canaillerie bien étalée, à l’époque où nous sommes, tient lieu de toutes les qualités et que plus un homme est infâme, plus on est disposé à lui reconnaître de force intellectuelle et de valeur morale » Octave Mirbeau.

Holojournal de Jiwoo.

Terrible journée ! Je ne parviens toujours pas à comprendre ce que les autres attendent de moi. C’est quand même fou, je peux m’exprimer dans une dizaine de langues, je suis capable d’abastractions poussées, mais quand je suis face à une personne, je suis incapable de décrypter le non verbal. J’ai l’impression d’être une handicapée de la vie.

Pire. Kyô a aussi rejoint la légion Zérek. Elle me croit certainement incapable de faire ma place dans la société. Et elle a raison. Tout a commencé par un Holo-appel de Lexïa. La commodore. C’est une femme intimidante. Elle a le regard perçant et sa voix forte fait que chaque mot prend un relief incroyable. Mais je digresse.

Elle m’a annoncé que je changeais de service. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose. La Générale Silmargamma m’effraie personnellement. Donc, la commodore a dit qu’elle avait besoin de moi chez les corsaires.

Le mot « corsaire » a toujours eu un aspect positif dans mes souvenirs. L’aventure, la camaraderie et juste ce qu’il faut de non respect des lois. Mais bon. Pourquoi ce transfert ? Je n’osais pas le demander à la Commodore.

Enfin. Je sais pourquoi ce transfert. Mais je ne veux pas le reconnaître tant c’est humiliant. C’est une entente entre la Commodore et ma sœur. Kyô fait partie de la caste de ceux qui dirigent. Kyô fait toujours la mère poule avec moi. Une fois encore, je me retrouve le bec dans l’eau. Peut-être qu’au fond je ne suis pas faite pour de grandes choses. Ma sœur, elle, parvient à communiquer.

La commodore a un magnifique Nexu avec elle. Je n’ai jamais entendu parler (et pourtant j’ai lu!!) d’une humaine et d’un Nexu aussi complice. Et là, la commodore m’explique que c’est Kyô qui a trouvé le nom et qu’elle s’était montrée intéressée par le « domptage » de Nexu.

Mais bon, ce n’est pas le pire. Je signe le contrat sous le regard étonnamment bienveillant de la commodore. Qu’est-ce que ma sœur lui a dit à mon sujet ? Et…

[le texte continue en Twilekk]

Quand je suis trop émue, ce n’est jamais l’imperius qui résonne en moi. Le Twilekk permet d’objectiver les idées, de prendre du recul.

Dark Azylum et la Générale sont arrivés dans la pièce. La commodore leur a expliqué le pourquoi de la réunion. Et surtout, elle demandait aussi le transfert de Kyô dans les corsaires. La commodore n’a pas froid aux yeux. Malgré l’hostilité de la Générale et de Dark Azylum, elle a argumenté (avec des arguments très convaincants, logiques et structurés.).

J’oubliais : avant ça, mon cas a été réglé rapidement. La générale n’a pas hésité à signer mon transfert. Elle s’est approché de moi, avec son visage de cire et inflexible. Je n’ai pas osé la regarder dans les yeux. Elle a arraché mes épaulettes de grade puis est retourné à la table sans un regard.

Je reviens au plus important : La générale a soutenu la position de Dark Azylum. À savoir les siths avec les siths et c’est tout. Je ne connais par leurs histoires à tous. Mais il y avait certainement un peu de vengeance personnelle dans tout ça. La générale est partie laissant Dark Azylum et la commodore.

Que cette femme est forte ! Elle n’a pas peur de Dark Azylum. Elle lui a dit ce qu’elle avait sur le coeur. Qu’il était fourbe et lâche. Et…

Il l’a étranglé par la Force. Je ne savais que faire. Mon coeur me disait de foncer au secours de la commodore. Mais seules mes lèvres ont bougé tentant une pathétique assertion pour qu’il arrête. Il l’a finalement relâché avant de partir. Je me suis précipité vers la Commodore. J’ai dispensé ce que la médecine permettait. Jamais je n’oublierai le regard de la commodore.

Elle avait toujours le regard déterminé malgré un instant de doute. J’aimerais pouvoir un jour posséder cette force de caractère. Elle me fait beaucoup penser à ma sœur.

Ce qui ne change rien au fait que je ne sais plus quoi faire. J’ai envie de suivre cette femme. Je sais cependant que mon arsenal de possibilité pour être utile est faible. Que vais-je faire ?

Je dois parler à Kyô. Je me sens coupable d’avoir provoquer tous ces incidents.

Je suis tellement désolée Commodore. J’ai tellement honte.

La suite a été du même acabit. Sumia, la gentille sith qui m’a accueilli à bord du croiseur a eu un grave accident. Je me suis précipité à l’infirmerie. Elle est très mal en point avec des blessures de Force terribles. Je crois que ma sœur a participé à l’opération. J’espère qu’elle m’en dira plus. En attendant, je vais essayer de prendre soin de Sumia. Ce n’est pas comme si j’avais des missions en cours.

Une seule question comme toujours : pourquoi ce sont toujours les gens que j’apprécie qui souffrent ? Sumia, la Commodore. Même Kyô. Elle ne dit rien mais je vois que son regard est épuisé. Ses traits se creusent. Kyô a bientôt 38 ans et on dirait qu’elle a vécu trop de vies.

Je suis impuissante, je ne sers à rien. Je ne vais pas baisser les bras. Je suis dans l’âge de la sagesse et je dois peser sur ma vie, sur leurs vies.

Kyô, Sumia, Lexïa, un jour je saurai vous rendre la vie plus facile.

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Re: Jiwoo Moorabi - BG

Message par Jiwoo le Mer 9 Aoû - 14:00

Je me sens vide… Plus rien ne fait sens, mon monde s’écroule. Je ne perçois plus aucune logique, plus aucune émotion positive…

Hier, après que Sumia se fut endormie, j’ai décidé de tout dire à Kyô. Elle saurait me conseiller, comme d’habitude. Biensûr, j’ai un peu honte que ce soit toujours une aide à sens unique quand il s’agit de Kyô. Mais peut-être qu’un jour je pourrais… Non… je me leurre et ce conditionnel n’a pas lieu d’être. Je digresse encore parce que je ne peux pas digérer, comprendre ce qui…

Quand je suis arrivé dans sa cabine, elle semblait plus fatiguée que d’habitude. J’aurais peut-être dû frapper avant d’entrer : elle aurait pu se préparer et les choses auraient pu être différentes ?

Elle n’avait pas l’air contente de me voir. J’ai commencé à tout dire ce qui s’était passé avec Lexïa lors de mon transfert chez les corsaires. Peut-être avec un peu trop de véhémence. Je me souviens plus exactement des paroles de Kyô, mais… jamais elle ne m’avait parlé comme ça… Quand je lui ai dit que j’avais essayé d’empêcher Dark Azylum d’étrangler la commodore elle est devenue comme folle. Et

[le log indique qu’il y a plus d’une heure entre la ligne précédente et la suivante]

elle m’a dit que j’avais été stupide, ridicule, que je ne réfléchissais pas. J’ai essayé d’argumenter. Elle a dit avec une voix pleine de colère que je ne lui connaissais pas : « Tu n’as donc pas compris ? ». Elle a fermé les yeux et je me suis retrouvé projetée contre un mur. C’était effrayant. La personne qui me soutient depuis des décennies qui… me fait du mal ? La suite a été pire. J’ai senti mes pieds perdre contact avec le sol, ma gorge se contracter, j’ai hurlé mais la pression sur ma gorge augmentait et plus aucun son ne put plus en sortir. Je suis retombée durement au sol… J’ai à peine entendu ce qu’elle a dit encore sous le choc. Je crois que c’était quelque chose comme « Maintenant, tuer Lexïa ! Tu m’as déçu Jiwoo ». Et une nouvelle fois elle m’a projeté avant de tourner le dos. Elle a quitté la pièce sans un regard pour moi. Mon corps ne voulait plus bouger. Je me suis fait dessus.

Quand j’ai retrouvé un peu de courage je suis discrètement revenue aux quartiers d’équipage en rasant les murs. Je me suis changée, et j’ai tenté de savoir où était Kyô. Elle avait quitté le croiseur sans remplir la case « Destination » du manifeste de bord.

Qu’est-ce que j’avais encore provoqué… Elle semblait apprécier la commodore et… « Maintenant tuer Lexïa... ». Tout est de ma faute. Si je réfléchis trop je vais devenir folle. Je dois me concentrer sur autre chose. Sumia a besoin de moi, la commodore a besoin de moi. Ce n’est pas comme si je pouvais vraiment les protéger. Kyô, je te ramènerai à la raison, tu verras que tout pourra revenir comme avant.

Adresser un message sur l’holo de Kyô.

« Kyô… Je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé. Je sais que j’ai toujours été un boulet pour toi. Si un jour tu me tues, je voudrais que tu saches que je t’aime. Alors, je ne t’en veux pas. Je sais que tout est de ma faute comme toujours. Reviens Kyô. Je t’aime, j’ai besoin de toi. Je peux t’aider »

*-*-*-*

Je suis retourné à l’infirmerie. Je ne peux rien faire pour soulager ma peine. Alors autant être utile pour les autres. Sumia.

J’ai d’abord regardé la fiche de soin sur l’holo au pied du lit. Je constatais que les protocoles de base n’avaient pas été respectés. Il manquait le poul au matin ! C’est trivial pourtant, mais les jeunes médecins n’ont pas eu la chance d’avoir une formation complète comme je l’avais eu avant la crise Zakélienne. Je reposais l’holo et me saisit d’une main de Sumia. À l’ancienne, j’ai compté les pulsations. 18 fois 4. 72 pulsations/minutes, c’est un peu élevé mais compréhensible vu ce qu’elle a subi.

Elle a alors tourné son visage vers moi. Un beau sourire. Dans mon état du moment, ce sourire faisait du bien. J’ai été un peu confuse, j’espérais que son réveil n’était pas de mon fait. Elle m’a rassuré avec son visage avenant. Les traits de Sumia sont tout en rondeurs, très doux. J’avais besoin d’être rassuré, mais Sumia avait plus besoin que moi qu’on s’occupe d’elle.

Pour la rassurer, j’ai commencé à la recoiffer du bout des doigts pour ne pas la choquer. C’est une sith et je lui dois un respect inconditionnel. Je garde en mémoire cependant que Sumia, comme Kyô , n’est pas une sith ordinaire. Mais j’avais fait assez de dégâts. Respecter un peu les règles ne ferait pas de mal. J’ai essayé de la faire parler, et…

J’ai appris beaucoup de chose sur son histoire. Je lui ai promis mon aide. Je résumerai tout après mes recherches. Sumia –je ne comprends pas pourquoi-- semble m’apprécier. Pour moi elle est une vraie amie. Je n’oublierai jamais sa gentillesse envers moi depuis le début.

La commodore est entrée juste après. La tension est monté d’un cran. Même Fellawen a bien dû le sentir. La commodore a menacé directement Sumia. Je devine que c’était une stratégie plus qu’une véritable hostilité. Prêcher le faux pour savoir le vrai. Sumia a été plus que secouée et s’est défendu un peu mollement au début. J’ai bien tenté de dire quelque chose, mais la commodore m’a de demandé de ne pas m’en mêler. Elle a peut-être raison, je n’entraîne que des catastrophes en ce moment. Mais… j’aiderai Sumia. Advienne que pourra.

La commodore m’a trouvé une chose à faire pour m’éloigner de l’infirmerie je suppose. Rapporter un plateau vide aux cuisines est dans mes cordes je crois. Elle m’a dit de transmettre ses salutations à ma sœur. Je… ne peux pas lui dire ce qui s’est passé pas vrai ?

Pire, en me rendant aux cuisines, j’ai croisé Kyô. Elle était donc revenue… Et n’avait pas cherché à me contacter ou à répondre à mon message. Pire, elle m’a bien vu, mais elle m’a ignoré. Elle a continué à avancer vers l’infirmerie de son pas lent et mesuré. Malgré son gabarit, elle dégage toujours cette aura de puissance qui m’effraye dorénavant alors qu’avant elle me rassurait. Kyô… comment te récupérer…

J’ai avisé la console du point de contrôle. Le garde était occupé à autre chose. Alors j’ai commencé à me souvenir de ma promesse à Sumia. Le garde n’a rien dit quand je me suis mis à la console. Après tout, je sers les Corsaires ! Il fallait que je voie à quelles bases de données était lié le croiseur. Le plateau pourrait bien attendre et je ne faisais rien de mal…

Et soudain ce message : « Message urgent, intercepter la sith Kyôkho Moorabi ». C’est à ce moment que Kyôkho est arrivée dans mon champ visuel. Elle m’a juste igniré une fois de plus. Elle s’est présenté aux gardes en disant qu’elle ne créérait pas de problème et qu’elle s’expliquerait de son geste à Dark Azylum. Je me précipitais à l’endroit d’où était partie l’alerte, m’attendant au pire. La commodore !

Elle était vivante. J’ai enfin pu respirer. Kyô avait su se maîtriser ! Elle avait recouvré ses esprits en se livrant elle-même au garde. Elle avait l’air plus calme qu’hier… Peut-être pense-t-elle que la commodore m’a mise en danger ? Peu importait à ce moment, la commodore était vivante et n’a pas cherché à passer sa colère sur moi. Par contre le sith qui était là, c’était une autre histoire…

L’inquisiteur Legault. Je suis trop fatiguée pour raconter la suite. Mais… je vais de surprises en surprises. La vie est devenue compliquée. Et morne.

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Sauver Sumia.

Message par Jiwoo le Jeu 10 Aoû - 16:26

De nuit, les administrateurs systèmes sont moins vigilants. C’est bien connu et c’est ce que j’ai appris pendant mes classes. Respirer pour se calmer… Enfin… Depuis que Kyô m’a… Respirer ne me calme plus du tout au contraire. Kyô…

Non, il faut que je me concentre pour Sumia. Je m’installais devant un terminal de maintenance bien planqué. Personne n’aime les réduits techniques. La console série n’attendait que mes doigts.

Code:
Login : root
Password :***********

J’essayais le mot de passe réservé aux opérateurs. Avec un peu de chance l’informatique du croiseur n’avait pas été patchée depuis un bout de temps. C’est toujours ça avec les gros systèmes. Le dicton est « tant que ça marche, n’upgrade jamais pour pas bousiller les bibliothèques ».

La joie d’être connectée en mode administrateur !! J’allais me créer un compte fantôme et effacer toutes les traces de journalisation !

Code:
>adduser -ghost -addgroup admin Jijiwoowoo -p Kŷo2456h23!1-0v3
User Jijiwoowoo admin group with journaling off password is hashed.
>tail -f /var/log/auth.log
Aug 10 14:20:14 Rigel systemd-logind[957]: Lid closed.
Aug 10 14:20:14 Rigel systemd-logind[957]: Suspending...
Aug 10 15:12:35 Rigel systemd-logind[957]: Lid opened.
Aug 10 15:12:35 Rigel dbus[891]: [system] Rejected send message, 3 matched rules; type="error", sender=":1.63" (uid=1000 pid=2512 comm="/usr/bin/pulseaudio --start --log-target=syslog ")
Aug 10 15:12:38 Rigel systemd-logind[957]: Operation 'sleep' finished.
Aug 10 15:17:01 Rigel CRON[22605]: pam_unix(cron:session): session opened for user root by (uid=0)

J’effaçais la dernière ligne et me reconnectais avec mon compte fantôme. Le maillon faible de la sécurité informatique c’est toujours l’humain hé hé hé hé ! Sans compter que la dissolution des services secrets impériaux à amener beaucoup de faille de sécurité : il se disait que tous les administrateurs systèmes avaient été exécuté. Non seulement c’était inhumain, c’était aussi une grossière erreur. Les SSI de l’époque avaient investis de nombreux systèmes de façon non documentée. Et les siths étaient trop arrogants pour s’y intéresser. J’étais donc sûre de pouvoir accéder aux principales bases de données impériales. Pan dans la face !

Code:
>ssh operator154 @ civites.DK.imperius -P 29000
operator154 psswd : *******
Welcome to ImperusOS v154.22 (Quantum archx64)
>sql -u operator -p ForTheEmperor
>> use database sith.filium.*
>> select * WHERE *.name CONTAIN «volurin » WITH nocase

Humpf… Un millier d’enregistrements... Je copiais le fichier texte et me déconnectais proprement. Il allait falloir retourner voir le sith. Enfin… le papa de Sumia. Il a l’air un peu spécial mais… il était certainement un meilleur que le mien… Sumia, nous te sauverons ! Et puis au pire… nous avons un plan d’évasion. Même si je ne voulais pas avoir à l’utiliser : il présentait quelques failles. Et puis planquer Sumia dans une caisse de matériel n’est pas forcément bon pour sa santé. Ni digne de sa personne quand j’y pense. C’est une sith. Et bien sûr si ma sœur ne me tue pas avant. Kyô… si tu me tues un jour, j’aimerais comprendre pourquoi avant. Kyô… Je t’aimerai toujours même si toi tu me détestes.

Se concentrer sur Sumia. Une fois que j’aurais vraiment établi toute sa filiation sur cinq générations, son père et moi verrons certainement des connexions nouvelles menant à de quoi expliquer ce qui s’était passé et innocenter Sumia.

J’ai quand même un peu honte. Tout à l’heure j’ai fondu en larmes et je me suis endormie contre le ventre de Sumia qui n’a pas osé me réveillé. C’est indécent de ma part. En plus je sais que je suis pas forcément très maline quand je pleure comme une madeleine. Kyô me rassurait comme ça des nuits entières après que… Je veux oublier et me voilà en plein dedans. Sans Kyô j’ai plus de famille. Plus personne pour rendre la vie belle. Sauf si Sumia est sincère avec moi. Perdre sa famille et trouver une amie est amer malgré tout. Moins que perdre sa famille et se faire rouler par une sith. Je suis certaine que Sumia est sincère. Mais… Je sais aussi que je suis stupide pour juger les relations humaines. Surtout quand elles me concernent. Occupe ta tête Jiwoo !!

”命は恋から死までだろう”comme disent les cathars. Donc, selon cet adage, je n’ai pas encore vraiment vécu. Et j’ai 41 ans.

–--HRP---
Dans les RP de Jiwoo et Kyôkho, j’assimile le cathar au japonais pour plusieurs raisons : le japonais est une langue qui est fortement basée sur le ressenti, le subjectif (pas vraiment de verbe être : les choses arrivent à l’existence ou existent et arrivent aux sens, très très très peu de pronoms (=on les évite au maximum et on préfère nommer les chose, les gens), fortement clanique (on ne parle pas de la même façon à une personne proche qu’à une personne éloignée psychologiquement/socialement). Bref, la langue idéale pour les conversations intimes ou chargées en émotions Smile Le système d’idéogramme renforce ce sentiment.
Mot à mot la phrase est :

Vie [au sujet de] amour [depuis] mort [jusqu’à] [subjectif] ; à vous d’interpréter Very Happy

De même j’assimile le Twilekk écrit à une langue contraire au cathar : très structurée, logique et complexe permettant de s’exprimer avec une précision extraordinaire. Une langue très objective. Bien sûr comme en français, j’imagine que le Twilekk parlé est loiiiiiiiin du Twilekk écrit Very Happy

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En vellule

Message par Jiwoo le Ven 11 Aoû - 18:22

« Ce n’est pas de mourir qui est triste… C’est de vivre quand on n’est pas heureux… Jure ! Jure que tu me le promets ! Petit coeur... » Octave Mirbeau, le jardin des supplices

« C’est bizarre une cellule. Comme si tout l’univers se réduisait soudain à à peine plus d’un mètre carré. Je ne perçois plus aucun son. Il y a une certaine paix tant qu’on est là-dedans ? Je ne suis plus effrayée et j’ai du mal à comprendre pourquoi. Lorsque j’ai été menée ici, j’ai vu défiler tant d’images négatives dans ma tête : comme si tout ce que j’avais fait, appris dans ma vie n’avait servi qu’à me mener en détention. Les vrombissements des générateurs me parviennent en de légers tremblement. Presque comme si j’étais un fœtus doué de conscience, prêt à renaître dès que les parois s’ouvriront demain. Est-ce que ça veut dire que tout est annulé, que je recommence ?

Il faut que je me concentre. Kyô me reproche toujours de trop m’éparpiller. Ce n’est pas facile de rester cohérent. J’ai toujours des milliers de choses en tête… Des morceaux de poésies qui reviennent sans cesse pour me bercer, des phrases dans plein de langue avec des notions de temps si différentes… Des images abstraites que j’aime peindre, des souvenirs. Kyôkho petite que je berçais contre moi. Ses sourires d’enfant. Des images de ma fin d’étude. Mon diplôme de médecine et mon accréditation d’opérateur (enfin… j’ai jamais eu d’assignation en tant qu’opérateur donc…). Beaucoup de musique. Cet Opéra à l’histoire si triste que j’avais été voir avec Kyô pour fêter sa sortie de Korriban. Elle avait pleuré ce jour là. J’avais passé la nuit à la consoler. Ma sensible petite sœur qui est devenue tellement différente. J’étais contente de pouvoir me rendre utile, de pouvoir la consoler pour une fois.



J’ai encore pensé dans tous les sens… Kyô disait que parfois elle aurait bien aimé être dans ma tête. Mouais, c’est un peu le bordel. Et je suis ici. Enfin… C’était quoi déjà le grade du type que j’avais oublié ? "avais oublié" c’est génial l’imperius ! Forme composée pour dire que le fait n’a plus de conséquence, aspect perfectif. Maintenant je connais son grade -aspect imperfectif hé hé hé !-. Commandant. Ne jamais froisser l’égo des gens. Ce serait bien si j’avais un égo un jour. À défaut d’avoir un égal. Ha ha ha ! Faudra que je la sorte à Kyô celle-là. Enfin, si elle ne me tue pas de colère avant. Ce serait pas logique : pour apaiser la colère, rire c’est bon, mais si la colère me fait tuer avant, ça fera deux rires perdus. Ou alors il faudrait inventer une forme de communication presque instantanée ? Huh… c’est un concept que je devrais creuser ça !

La pauvre femme à côté de moi semble avoir perdu tant. Elle a le regard fixe les rares fois où elle ouvre les yeux. J’ai tenté de communiquer visuellement avec elle. Elle ne répond pas. Je peux comprendre ça. Il se dit qu’elle est là depuis des mois. Tu ouvres les yeux pour savoir ce que tu sais déjà. Que rien n’a changé et que tu es toujours enfermée là. Chaque fois peut-être que tu espères que ce sont tes sens qui te trompent. Alors tu refermes les yeux en sachant que le cycle recommencera. Mais tu continues. Je pense que tu as raison prisonnière. Est-ce que seulement tu as eu assez de beaux souvenirs pour te nourrir ? Moi oui. Parce que j’ai une sœur que j’aime par dessus-tout. Et elle m’aim...ait ? La vie est étrange, dans les langues, "j'aime" ça veut dire que le fait est toujours actuel et on dit que c'est imperfectif. L'amour imperfectif est plus beau que l'amour perfectif.... ha les paradoxes de la linguistique....Tu sais quoi prisonnière, je vais essayer de te donner quelque chose. Je peux pas faire plus et je le regrette. Demain soir, je ne serai plus là. Mais ça nous laisse quelques heures pour tenter quelque chose non ? Après tout, nous sommes toujours vivantes alors ne laisse pas la mort s’emparer de toi. Les gestations peuvent être longues, mais tu sortiras, j’en suis sûre. »

La prisonnière à côté ouvrit les yeux à ce moment. Posément, Jiwoo se tourna vers elle en appuyant ses mains sur la paroi électronique. L’électricité statique était désagréable au possible, mais elle pouvait s’appuyer dessus. C’était gagné, elle avait eu l’attention de la prisonnière. Jiwoo ouvrit ensuite une de ses poches de ceinture, elle en tira un sachet de poudre désinfectante. Elle l’ouvrit et projeta le contenu du sachet contre la paroi. Immédiatement, une surface opaque se forma. Jiwoo traçait quelques mots écrit en basic à l’aide de son doigt. Elle vit dans le regard de la prisonnière que cette dernière comprenait.

« On ne se connaît pas. Je vous trouve belle. »

Elle effaça le message en réorganisant la poudre et continua.

« Perdez pas cette beauté qui vous va bien. »
« un jour quand vous ouvrirez les yeux »
« Les choses seront différentes »
« Je suis Jiwoo Moorabi »
« je me souviendrais de vous »

Elle termina par un petit sourire. La prisonnière ferma les yeux.

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Ce nouvel Univers

Message par Jiwoo le Sam 12 Aoû - 15:59

« J’ai peur. J’ai peur de sortir d’ici. Ça sent pas très bon, parce que je me suis fait pipi dessus. Comme une enfant ouais. Kyôko est venue me voir. J’étais assise et j’ai levé mon regard. Son air… Ses yeux… C’était effrayant. Ses lèvres minces serrées en une grimace exprimant un profond ressentiment. Je suis certaine que même le garde qui a ouvert la cellule a senti que ça allait mal se passer.

Je ne savais pas trop quoi faire. J’ai tenté un petit sourire, mais Kyô est restée de marbre. Ma reine de l’univers tout bleu, pourquoi ce visage de cire. J’ai tellement envie que tu me prennes contre toi, nicher mon visage dans ton cou, sentir ta jugulaire battre fort, ta chaleur et ton odeur de princesse. Ou alors c’est moi ta princesse. Je sais plus trop. J’ai envie d’être contre toi, d’être rassurée, de retrouver ma place auprès de toi, ma place dans l’Univers. Mais j’ai pas osé. Et tu n’as amorcé aucun mouvement. Ou plutôt si. Enfin… je savais que ça allait arriver un jour. Je savais que tu en aurais assez de me supporter. Parce que je t’ai toujours ralenti au fond. Parce que j’ai pas su te protéger quand tu avais besoin. J’ai lu tout ça dans ta colère, sur ton visage, dans le tremblement de ta main droit que j’avais à hauteur de mes yeux. Alors j’ai clos mes paupières et j’ai serré les dents.

La douleur n’est pas seulement physique. Bien que tu m’aies gifflée assez fort, c’est surtout mon coeur qui s’est « fracturé ». Je t’ai déçue Kyô. Giffle-moi autant que tu veux, je le mérite. J’espère seulement que ça te permet de réparer tout le mal que je t’ai fait. Je sais que je suis pas faite pour ce monde. Je sais tout ce que tu as fait pour moi. En vain. Je suis un échec cuisant. Je ne peux même plus prouver l’innocence de Sumia car tu m’as dit avec ta voix pleine de colère que tu allais demander à ce que je reste enfermée un peu plus longtemps.

Et quand je me suis fait pipi dessus, j’ai bien vu ton trouble. Les coups ont fait plus mal. J’avais tellement honte. Maintenant, je suis assise et je pue. La prisonnière a regardé la scène. J’ai envie de lui dire que… Je t’aime Kyô, que tout était de ma faute, que ce n’était rien de plus qu’une conséquence logique de mes actions. Alors je lui ai souri pour ne pas ajouter à ses angoisses. C’est vrai, on ne pense jamais assez aux autres ! J’attendrai que tout le monde soit endormi pour me nettoyer un peu. Il me reste un peu de désinfectant, ça devrait couvrir l’odeur.

Je me prépare à vivre un peu plus dans ce nouvel Univers de un mètre carré et des poussières. Poussière d’étoile… Je me remémore ces vers en basic. Un de tes poèmes préférés ma reine de l’univers tout bleu.

Perdu ! Ce mot sonne un glas
Qui m’arrache de toi et me rend à la solitude !
Adieu ! L’imagination ne peut nous tromper
Complètement, comme on le dit
Adieu ! Adieu ! Ta plaintive mélodie s’enfuit,
Traverse les prés voisins, franchit le calme ruisseau,
Remonte le flanc de la colline et s’enterre
Dans les clairières du vallon :
était-ce une illusion, un songe éveillé ?
La musique a disparu : ai-je dormi, suis-je réveillé ? (J. Keats)

Oh, je sais que je suis éveillée. Mais... ma reine de l’univers tout bleu, je voudrais que tu saches que dans mon coeur ta place n’a pas changé. Je t’aime toujours. Et si tu me tues, que mon dernier souffle soit un dernier mot d’amour pour toi. Je suis âgée et je pense que j’ai fait mon temps. Sans moi peut-être que tu serais déjà mère et épanouie. J’ai un peu sommeil je crois ».

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Je ne comprends pas...

Message par Jiwoo le Lun 14 Aoû - 16:42

Un autre jour en cellule. Mais… Que se passe-t-il sur ce vaisseau ? Je voulais me faire un brin de toilette pour éliminer l’odeur de… Rien que d’y penser j’ai honte. Mais j’ai fini par m’endormir après un sourire à la femme à côté de moi et celle en face. Mais celle en face de ma cellule, elle a jamais ouvert les yeux depuis que je suis ici. Enfin… pas à ma connaissance.

Je dormais ou pas ? Mais… mon esprit s’est engourdi. Non il s’est vraiment passé quelque chose. Je ne pouvais plus bouger. Des gestes doux, délicats on m’a fait la toilette et changé mes vêtements. Oh, je sais que c’était Kyô. L’odeur de sa peau ne trompe pas. Mais je ne comprends pas. Je me suis retrouvée propulsée dans nos enfances. Je ne me souviens que des beaux moments. J’ai occulté papa complètement. Je ne me souviens plus guère de son visage. Quand Kyô a montré des signes de sensibilité à la Force, papa se débrouillait toujours pour ne plus revenir à la maison. Maman… J’ai tout oublié d’elle aussi. Quelle famille pathétique quand j’y pense. La pauvre… Elle était toujours perdue. Kyô m’a bercé cette nuit. Je suis en cellule, mais je me suis senti bien. Je me souviens quand Kyô avait cinq ans. Papa avait… Enfin… je veux pas me souvenir de ça. Kyô était venue après. Elle avait mal, mais elle m’a consolée. Ce petit bout de choux haute comme trois pommes. Ses yeux noirs me fixaient comme si elle voulait absorber mes douleurs et mes peurs. Elle m’avait dit « un jour, je me marierai avec toi Jiwoo ! Tu seras pas un mari comme papa !! ». Pauvre petite. Enfin… Elle m’avait serré comme maintenant. Et je m’étais senti rassurée, la douleur disparaissait, disparaît. Merci ma reine de l’Univers tout bleu. Tu sais, je voudrais bien te dire que je t’en veux pas. Je voudrais bien te dire que je vais grandir un jour.

Je me suis réveillée le lendemain en forme. Mes idées étaient plus claires. Et les vêtements que j’avais cachait un peu mieux mon corps ! Je crois que l’intendant qui m’avait fourni ma première tenue de corsaire avait voulu me faire une blague. J’avais juste dit que j’avais rien à cacher et euh… Enfin… Les mots de la Générale résonne encore dans ma tête « Jolie tenue. » Mais sa voix disait le contraire. Cette femme est terrorisante. En attendant, le gardien a dit que je restais une dizaine de jours de plus. Il n’a pas été précis. Je crois que c’est pour me détruire le moral. Mais comment je vais faire moi pour innocenter Sumia ? Et si l’inquisiteur Legault voit que j’ai échoué, ça va encore chauffer pour moi…

Et là… Sumia qui arrive. Elle boitait un peu. J’avais tellement honte qu’elle vienne pour moi. Cette petite sith est vraiment adorable et je ne comprends toujours pas pourquoi. Peu importait, elle a essayé de me rassurer et j’ai essayé de la rassurer. Je lui ai transmis des informations via le système sans fil de mon holocom. Si ça se trouve, j’ai pas le droit de l’utiliser mon holocom. Mais vu que c’est un bricolage ils ne l’ont peut-être pas vu. Le système audio des cellules peut être activé par les visiteurs et les inquisiteurs. Ça déforme un peu la voix, mais celle de Sumia est toujours aussi douce. Elle a été horrifiée de voir les bleus sur mon visage. Mais ils ne me font plus mal, alors c’est pas si grave. Elle pense que ma sœur m’aime toujours. J’espère qu’elle a raison. Elle est tellement mignonne cette petite Sumia. Elle me rappelle plein de poèmes. Si un jour j’avais une fille… Hé ? Elle a quel âge au juste. Quand elle m’a répondu, je sais pas trop comment lui parler parce que c’est une sith quand même. Mais ça a pas l’air de la gêner. J’ai peut-être été stupide mais… Vu mon âge, j’ai calculé que je pourrais être sa mère physiquement. Et… ça me plairait de… Je sais plus trop ce que j’ai dit.

Quand elle est partie, j’ai songé encore au sens de la vie. Ça aide vraiment d’être ici au fond. Kyô doit se poser les mêmes questions. Mais bon, elle me disait souvent que j’étais comme sa fille. Pour rire ou pas ? Je sais pas répondre à la question. C’est bizarre… Les mots qui viennent dans ma tête sont les mêmes que quand j’étais petite en ce moment. Je régresse ? Ouais. Je régresse, je sais pas gérer mes émotions. Si on me demandait ce que je voulais à ce moment précis, je répondrais « mon chien kath en peluche. Je l’avais appelé Kyô quand Kyô est née. Je voulais le lui donner. Il est devenu quoi au juste ? Je m’en rappelle même plus. Elle avait un petit Nexu en peluche elle. Jiji. On faisait souvent l’école à nos peluches. C’était drôle…

Juste quand je me laissais sombrer de nouveau dans ces doux souvenirs, n’oubliant pas de sourire à mes compagnons de cellules, j’ai soudain vu les gardes se redresser et trembler. Dark Azylum est entré. Il y avait la commodore très bien habillée ! Cette femme est belle ! Une Twilekk à la peau rouge et un jeune sith. Et bien sûr Fellawen était là. Ils se sont tous arrêtés devant la cellule face à la mienne. La femme dedans s’est levée. Dark Azylum a activé le système audio de la cellule visiblement. J’entendais rien de ce qui se disait. C’était très étrange ! Le Dark étendait la main vers la prisonnière. Je ne le voyais que de trois quart, mais son sourire était… euh… paniquant ? Je me suis un peu hissée sur la pointe des pieds pour voir un peu mieux. J’avais oublié que le sol métallique était très glissant. Je suis tombée et ça a dû faire du bruit parce qu’ils se sont tous retournés vers moi. Le Dark a posé les yeux sur moi. J’ai jamais eu aussi peur. Il est encore plus terrorisant que la Générale. Et ce n’est pas rien !! Et en plus je venais de l’interrompre. Je me suis fait toute petite en reculant au fond de la cellule. Je… Je suis ridicule… Je voudrais protéger la commodore, la prisonnière parce que je devine bien que ce qu’elle subit ne doit pas être bien agréable. Si je pouvais… Si je pouvais… Je me suis relevée quand ils se sont désintéressé de moi. La twilekk avait glissé quelques mots à l’oreille du jeune sith qui semblait un peu perdu. Elle était étrange la Twilekk… Quand la commodore avait le dos tourné, elle fixait la chute de reins de la commodore ? Elle avait certainement vu un accroc à sa tenue magnifique ?

Et là… Je suis vraiment une attardée dans le domaine des relations humaines. Le jeune sith est parti. La commodore s’est rapproché du Dark. Vraiment très près. J’avais envie de hurler « Attention Commodore ! Il vous a déjà étranglé !! ». La Twilekk ne semblait pas à l’aise non plus, tendue. Elle tournait rapidement le regard de l’un à l’autre. Et… là… La commodore a volé un baiser à Dark Azylum. Elle souriait. La Twilek a haussé les épaules et c’est agenouillé vers le Nexu de la commodore. Elle est partie avec Fellawen, laissant la commodore et le Dark. Les gardes ne savaient pas trop comment réagir. Est-ce que l’étranglement que j’avais vu quelques jours avant était un rite sexuel ? J’avais lu beaucoup d’étude là-dessus pendant mes classes d’infiltration. Je n’avais pas tout compris mais… Se pouvait-il que… Ce n’était pas logique, elle avait vraiment souffert… Je relevais les yeux vers eux. Dark Azylum a arraché les vêtements de la commodore par la force. Fait voler le bureau des gardes pour euh… J’ai rougi je crois. Ils avaient euh… peut-être besoin de leur intimité non ? Il l’a précipité contre le bureau et euh… Avant que je me retourne, j’ai vu le sourire sadique de Dark Azylum. Et il m’a regardé aussi. Je ne voulais pas que la commodore soit jalouse de moi… Manquerait plus que ça ! Y’a pourtant pas de quoi. La commodore est belle. Jeune. Et ce que j’ai vu de sa nudité est euh… parfait ?

Il fallait que je m’occupe l’esprit parce que je n’ai pas vraiment compris. Avoir des ébats devant tant de gens était peut-être leur truc ? Au moins ça me rassurait. Ça voulait dire que Dark Azylum voulait pas vraiment la tuer ? Pas comme Kyô en tout cas. Alors… ça voulait dire que… Kyô était jalouse de la commodore ? Que… Kyô éprouve quelque chose pour Dark Azylum ?! Si elle apprenait ce qui arrivait à cet instant…. CATASTROPHE ! Je dois mentir à deux personnes que j’apprécie… Je veux rester en prison ! Je me suis retournée sans réfléchir. La commodore avait plutôt l’air de souffrir. Ça contrastait avec le sourire vicieux du Dark. Il ne semblait pas faire dans la demi-mesure… Encore ces affreux souvenirs qui voulaient revenir… Je me suis retournée encore. J’aurais jamais dû voir ça. Je crois que je comprends pas les gens en fait. C’est ça le problème. J’ai peur, j’ai sommeil. Je suis terrorisée et perdue.

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Le cadeau de Dreckin

Message par Jiwoo le Jeu 17 Aoû - 18:49

Extrait du journal de Jiwoo Moorabi

« Les cyborgs ne sont pas comme on les imagine ! Les gens assimilent trop souvent les cyborgs, voire les droïdes à des tas de boulons. Cette inculture me ferait presque pleurer ! Monsieur le commandant Dreckin n’est pas un tas de boulons. C’est un ange. Il m’a sauvé… Alors je vais le remercier à ma façon.

J’ai reconnu pas mal de pièces d’origine Czerka modifiées par les anciens SSI. Je ne sais pas combien il reste de cerveau humain dans monsieur le commandant Dreckin exactement. Au vu de la forme du crâne RT-67, je dirais volontiers 10 %. Mais le plus impressionnant c’est que le module RT67 est fait pour héberger une unité quantique de 512 qbits ainsi que 28 processeurs Melta-112. Si il le voulait, il pourrait suivre chaque atome de l’Univers à un instant t. Mais… le problème, c’est que depuis l’incident Directive-7, tous les OS du marché ont été bridé. Pour les cyborgs aussi. Surtout ceux de l’Empire.

Je me souviens avoir expliqué lors d’une conférence comment pensait un cyborg/droïde doté d’une unité quantique. C’est pas si compliqué… Imaginons la phrase « Kyô a des seins qui parlent trop ». Des processeur classiques, même avec le meilleur logiciel ne pourraient pas interpréter cette phrase : ils comprendraient les mots un à un sans problème, mais le sens ou les sens de la phrase seraient impossibles à déterminer. Oui, la phrase ne paraît avoir aucun sens, mais si un humain l’analyse, il va avoir tout de suite plein d’images qui vont s’associer dans sa tête : seins et parler… Est-ce qu’on peut l’analyser poétiquement en se disant que quand je vois ses seins, d’autres images de mon passé surgissent et se mêlent à mes pensées actuelles ? Oui, il font parler mes souvenirs. Donc je peux comprendre la phrase.

C’est un peu quantique : à un moment on laisse le cerveau vagabonder créant tout plein d’associations et au bout d’un moment, on ne garde qu’une seule interprétation. Le tout basé sur nos souvenirs, nos connaissances. C’est exactement comme l’intrication quantique ! C’est pour ça qu’on a mis des processeurs quantiques dans les cyborgs. Et monsieur le commandant Dreckin avec la puissance de sa puce quantique pourrait être le plus grand poète de la galaxie si il le voulait. Enfin… surtout si il le pouvait. La puce quantique contient un espace privé réservé à l’Empire. Des tas de routines qui empêchent certaines pensées d’aboutir… Imaginon que monsieur le commandant Dreckin veuille un jour devenir empereur à la place de l’impératrice (moi, je serai plutôt pour, mais monsieur le commandant Dreckin n’est pas comme ça!). Une routine inconnue de lui intercepterait cette pensée à la fin du pipeline prédictif (juste après la désintrication quantique) et cette pensée disparaîtrait. Pouf, comme si il avait eu un moment de fatigue. Oh bien sûr, ça ne durerait que quelques millionièmes de seconde et il ne s’en rendrait pas forcément compte. Pire, ces routines obscures se modifient au cours du temps pour s’adapter. Ce qui fait que les cyborgs au bout de plusieurs années ont souvent besoin d’une remise à zéro. Brrrr… C’est comme un crime !

Le truc, c’est que je sais comment contourner ça… Je me souviens de mon prof d’ingéniérie quantique. Il se tenait toujours derrière moi, c’était drôle, quand j’étais penché sur un cyborg qu’il avait réussi à sauver du recyclage. Il m’a laissé faire mes expériences. La où les SSI sont stupides, c’est que l’espace privé dans le processeur utilise toujours la même clef de cryptage depuis des siècles… Et que ben… vu les progrès de l’informatique quantique, j’ai réussi à la décrypter grâce à une variante astucieuse de l’algorithme de Schor… Bien sûr je n’en ai jamais parlé et je ris souvent en lisant les forums underground que des gens se cassent encore la tête sur comment casser cette clef… hi hi hi ! Il suffisait de penser en cathar et hop ! (faudra que j’écrive à ce sujet d’ailleurs, ma mémoire va aller décroissant maintenant et je dois prendre des précautions pour ne pas oublier). Ce Cyborg qui devait être recyclé… Eh ben, je lui ai donné ce qu’on pourrait comparer à notre libre arbitre (par contre, j’ai enlevé toutes les routines d’intimidation, de maniement des armes. Si il voulait l’apprendre, il le pourrait de toute façon mais ça serait sa décision). On l’a fait sortir en douce du labo. C’était amusant (je me souviens que j’avais failli déclencher toutes les alarmes du bâtiment en trébuchant juste sur un détecteur). Et ce droïde a fini par avoir une vie normale. Il n’avait pas une puce d’une puissance extraordinaire mais il a ouvert un cinéma. C’est devenu un passionné de film de toutes les origines ! Je lui envoie des messages de temps en temps.

Ça veut aussi dire que contrairement à ce que les gens croient, les droides, les cyborgs (si ils ont une puce quantique hein!) peuvent avoir des… sentiments. C’est quoi au fond un sentiment ? C’est une association d’idées, d’images, de souvenirs jugés « agréable » par notre cerveau. C’est quoi « agréable » ? C’est ce qui provoque le moins de mauvaises réactions chimiques ou métaboliques stressantes pour l’organisme. Corollaire, si les cyborgs n’étaient pas bridés ils seraient des millions de fois plus sentimentaux que nous. d’où le Bridage.

Monsieur le commandant Dreckin, vous pourriez aimer tout ce qu’il y a de vivant dans l’Univers si on vous laissait faire. Et je pense qu’un ange comme vous mérite ce qu’il y a de mieux.

*-*-*-*-*-*

- M-M-ONS...COMMANDANT DRECKINNNN !

Une Jiwoo tout essoufflée arriva au niveau du commandant Dreckin qui s’apprêtait à embarquer sur sa navette privée afin de retourner enquêter pour la Légion. Il se retourna tout sourire.

- Tu fais un excellent travail Jiwoo. Que veux-tu ? *voix mielleuse à souhait*
- Je… Pour vous remercier de tout ce que vous avez fait pour moi –vous m’avez libérée !--, je vous ai préparé un cadeau !!
- Oh, c’est vraiment exquis de ta part Jiwoo. Qu’est-ce que c’est ?

La corsaire fouilla dans quelques poches en se parlant à elle-même, et rouge de confusion finit par tendre à Dreckin une petite puce informatique.

- Ce… J’ai reconnu la plupart de vos pièces cybernétiques mons… commandant Dreckin. Et je euh… Sur cette puce vous trouverez euh… quelques algorithmes de mon invention. Attention, ils peuvent doubler la vitesse de tous vos membres, mais leur autonomie baissera dans les mêmes proportions. Euh… J’ai mis les sources des programmes parce que j’avais peur de faire des bêtises, euh… hésitez pas à corriger mes bourdes… Je euh… s-s-uis désolée… Mais, ça devrait marcher sans problème… Enfin… vérifiez quand même… C’est euh… pas vraiment légal parce que euh… avec ces algorithmes, les cyborgs seraient trop puissants, mais euh… Vous m’avez sauvé… Je… Oh, y’a un bonus caché sur la puce, à vous de le trouver !

Dreckin s’empara de la petite puce avec un immense sourire. Il se dirigea posément vers Jiwoo qui restait toute gaudiche, se dandinant sur place, afin de lui faire poser sa tête sur son épaule de métal, d’un mouvement paternaliste il lui donna une petite tape amicale derrière la tête et sans se départir de son ton mielleux, déclara…

- Tu es vraiment une personne indispensable Jiwoo. Ta sœur doit tellement être fière de toi. Jiwoo. Je vais te donner un cadeau à mon tour. À partir de maintenant, tu seras la seule qui aura le droit de m’appeler « Monsieur Dreckin ».

Il relâcha Jiwoo pour la regarder. Elle rayonnait de bonheur. Elle restait bouche bée, extatique comme si elle avait reçu le plus beau cadeau de l’univers. Dreckin embarqua dans la navette faisant un petit signe amical de la main avec un sourire encore plus grand. Une fois les réacteurs allumés, il explosa de rire en regardant la petite puce informatique. Ce serait sûrement très utile… « Bonne pioche » pensa-t-il. Il se murmura, hilare, « Bien joué MONSIEUR Dreckin ! »

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Message par Jiwoo le Sam 19 Aoû - 3:12

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Message par Jiwoo le Sam 19 Aoû - 4:12

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Re: Jiwoo Moorabi - BG

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